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Titre

DYNAMIQUE URBAINE ET AVICULTURE DANS LA VILLE DE BOUAKE : ENTRE OPPORTUNITÉ ÉCONOMIQUE ET DÉGRADATION ENVIRONNEMENTALE

Résumé

La ville de Bouaké a connu une expansion démographique et spatiale importante au cours des deux dernières décennies, favorisant l'émergence de nouvelles activités économiques, parmi lesquelles l'élevage de volailles prend une importance croissante. L'objectif général de cette étude est d'analyser les interactions entre la dynamique urbaine et le développement de l'élevage de volailles à Bouaké, en soulignant ses avantages économiques et ses impacts environnementaux. Plus précisément, elle vise à identifier les zones où se situent les élevages de volailles dans la ville, à examiner les facteurs socio-économiques qui favorisent leur développement et à évaluer leurs effets sur l'environnement urbain. Pour atteindre ces objectifs, la recherche utilise une méthodologie mixte combinant des enquêtes de terrain auprès des éleveurs et des ménages voisins, des entretiens semi-directifs avec les services techniques (Direction régionale des ressources animales, mairie, ANADER) et des observations directes des élevages. Les données recueillies ont été traitées statistiquement à l'aide des logiciels SPSS et Excel, et la localisation des élevages a été cartographiée à l'aide d'ArcGIS. Les résultats montrent que l'urbanisation rapide de Bouaké favorise la croissance de l'élevage de volailles, avec une augmentation du nombre d'élevages familiaux, semi industriels et industriels. Entre 1986 et 2025, la végétation a chuté de 46 % à 10 %, tandis que les zones urbanisées ont atteint 87 %, repoussant les exploitations agricoles en périphérie. Les exploitations semi-industrielles dominent (45 %), suivies par les autres types d'exploitations. L'élevage de volailles, réparti entre les exploitations traditionnelles (30 %) et les exploitations industrielles (25 %), témoigne d'une modernisation progressive. Il constitue une source importante d'emplois et de revenus : la production représente 42 % des emplois. 41 % des éleveurs perçoivent un revenu annuel compris entre 500 000 et 1 000 000 de francs CFA, 40 % gagnent plus d'un million de francs CFA et 19 % moins de 500 000 francs CFA. Toutefois, cette activité a un impact environnemental significatif, aggravé par une réglementation insuffisante et un manque de contrôle technique (60 % des éleveurs ne sont pas contrôlés), ce qui limite la durabilité du secteur. Mots clés : Dynamique urbaine, Aviculture, Bouaké, Opportunité économique, Dégradation environnementale

Auteur.e.s

N’DRI Kouamé Fréderic, Kone Ferdinand N’GOMORY, KONATE TREMAGAN, Kouamé Marc Anselme N’GUESSAN.

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