| 1 | Auteur(s): Sena Ghislain C. ADIMOU, Vincent O.A. OREKAN, Joseph OLOUKOI. N° de Page : 9-25 |
ÉTUDE DE L’IMPACT DES INFRASTRUCTURES TOURISTIQUES SUR LES MANGROVES AU SUD DU BENIN
Résumé
Les mangroves du littoral sud du Bénin constituent des écosystèmes côtiers essentiels pour la biodiversité, la régulation hydrologique et le développement socio-économique local, notamment à Ouidah et Grand-Popo. L’essor du tourisme, soutenu par la mise en place d’infrastructures telles que hôtels, écolodges et centres de loisirs le long de la Route des Pêches, exerce une pression croissante sur ces zones sensibles. Cette étude vise à évaluer les impacts des aménagements touristiques sur les mangroves à Ouidah et Grand-Popo entre 2017 et 2025 par une approche intégrée combinant télédétection, SIG et relevés de terrain. Le traitement des données s’est fait à partir de la méthodologie de l’algorithme de suivi des étendues de mangroves de la plateforme sandbox de Digital Earth pour classifier les mangroves puis extraire les zones de pertes, de gains et de stabilité des mangroves. A partir d’imagerie Sentinel 2 et de Global Mangrove Watch, un composite médian a été généré pour chaque année de 2017 et 2025. À partir du composite, nous calculons ensuite les valeurs NDVI de chaque pixel de chaque année. L’ensemble de données est ensuite masqué et le seuil NDVI est appliqué pour la classification en deux classes de mangroves régulières (NDVI 0.7) selon l’arbre de décision des mangroves. L’extraction des gains, pertes et stabilités se fait sous forme de raster vers ArcGIS pour cartographier l’évolution des mangroves entre 2017 et 2025. A partir de relevés terrain toutes les infrastructures ont été répertoriées et cartographiées pour observer les zones de concentrations des infrastructures touristiques. Les analyses diachroniques montrent une dynamique contrastée : 1493 ha de mangroves stables, 331 ha de nouvelles mangroves et une perte de 139 ha dans les zones à forte densité touristique. Les résultats soulignent une correspondance directe entre les secteurs de perte de mangroves et les pôles d’activités touristiques identifiés précédemment ce qui démontre d’une cohabitation fragile entre développement touristique et conservation écologique. La planification spatiale intégrée, le zonage écologique et l’adoption de pratiques écoresponsables apparaissent indispensables pour concilier attractivité touristique et préservation des mangroves. Mots clés : Mangroves, Arbre décisionnel, Digital Earth Africa, Ecotourisme, Sud du Bénin
| 2 | Auteur(s): BAYANG Sirbélé, bayangsirbele@gmail.com. N° de Page : 26-36 |
STRIGA, DANS LES CHAMPS DE CÉRÉALES À LALLÉ, DANS LA RÉGION DU MAYO-KEBBI EST (TCHAD)
Résumé
Appelé « mauvaise herbe de la sorcière » ou roubgui en Toupouri, le striga est une plante parasite réduisant la production céréalière à Lallé. Cette étude vise à analyser les facteurs et les effets du striga tout en proposant des moyens et des stratégies de lutte contre les striga dévastateurs des champs dans ce terroir. En vue d’atteindre l’objectif visé, l’on a mobilisé trois approches méthodologiques. Une enquête sur un échantillon de 250 paysans et des entretiens auprès de trois (03) agents vulgarisateurs ont été menés en vue de déterminer les facteurs et les effets des striga. La recherche documentaire nous a permis aussi de discuter les résultats des travaux. Ainsi, les résultats ont donné 100 % des paysans enquêtés dont leurs champs sont envahis par les striga. 50 % de la production céréalière (mil rouge, maïs et petit mil) a baissé. Ce qui interpelle et l’État tchadien par le biais du ministère de l’agriculture à s’investir pour le bien-être des populations locales à remédier à cette situation alarmante. Mots-clés : striga, champs de céréales, Lallé, sous-préfecture de Youé, Mayo-Kebbi Est.
| 3 | Auteur(s): KOULOMIAN Dao, KONAN Kouamé Hyacinthe. N° de Page : 37-54 |
LES ENJEUX SOCIO-ECONOMIQUES ET ENVIRONNEMENTAUX DE LA MECANISATION DE L’ORPAILLAGE IRREGULIER DANS LE DEPARTEMENT DE BOUNDIALI (NORD, COTE D’IVOIRE)
Résumé
L’orpaillage est une activité ancestrale en Afrique de l’Ouest. Durant la période précoloniale, l’exploitation de l’or et sa possession étaient légitimées par diverses fonctions socioculturelles. Sous sa forme actuelle, cette activité a connu un essor significatif en raison de la valeur économique croissante de l’or, exacerbée par la hausse continue de son prix. Ainsi, pour maximiser les revenus, dans la plupart des sites d’orpaillage, notamment ceux du département de Boundiali, on assiste à l’introduction de divers outils mécanisés. Bien que ces nombreuses initiatives visent à accroître les revenus, elles ne manquent pas de poser d’énormes défis. Le but de cette recherche est d’analyser les enjeux socio-économiques et environnementaux liés à la mécanisation de l’orpaillage irrégulier dans le département de Boundiali. L’atteinte de cet objectif est sous-tendue par une recherche documentaire et une enquête de terrain. Cette enquête comprend l’observation directe pour obtenir des données de première main. Elle inclut également des entretiens semi-directifs avec les orpailleurs, les autorités coutumières, les directeurs régionaux des mines, du pétrole et de l’énergie, ainsi que de l’agriculture. Ces deux phases sont complétées par l’utilisation des images satellitaires. Les résultats de l'étude révèlent que les outils mécanisés intégrés dans l’orpaillage irrégulier sont de l’initiative des financiers étrangers. Cette intégration est encouragée par la recherche de la rentabilité et l’accès facile à ces outils liés à la contrebande sur les sites d’orpaillage. Si, dans l’ensemble, la mécanisation facilite le travail tout en offrant la possibilité de maximiser les gains, il n’en demeure pas moins qu’elle favorise la redéfinition des tâches, accentue les inégalités existantes, marginalise davantage les travailleurs non qualifiés, tout en affectant durablement l’environnement, notamment par la dégradation du sol et la pollution de l’eau. Mots clés : Département de Boundiali, orpaillage irrégulier, pollution, mécanisation, environnement, inégalité de revenu.
| 4 | Auteur(s): Bi Sehi Antoine TAPE. N° de Page : 55-71 |
FACTEURS CONTRIBUANT A LA PERSISTANCE DU PALUDISME DANS LA VILLE DE VAVOUA (COTE D’IVOIRE)
Résumé
Le paludisme sévit dans la ville de Vavoua, en Côte d’Ivoire. De nombreux cas y compris des décès dus à cette pathologie ont été enregistrés en dépit des efforts des autorités sanitaires pour endiguer cette pathologie. C’est pourquoi, l’étude s’est donnée comme objectif d’identifier et d’analyser les facteurs qui favorisent l’émergence du paludisme dans la ville de Vavoua. La méthodologie s’est basée sur la revue documentaire, l’enquête de terrain et Delphi. Ainsi, sur la base d’un sondage stratifié, 425 chefs de ménages ont été retenus comme unités statistiques et repartis entre six (6) quartiers de la ville. La combinaison d’analyse de données statistiques issues des recherches, affinées à l’évaluation du niveau risque selon la capacité vectorielle d’un anophèle et le modèle de tableau épidémiologique, ont permis d’identifier les facteurs à l’origine de la persistance du paludisme dans la ville de Vavoua. Les résultats révèlent que le paludisme est endémique dans la ville de Vavoua (53089 cas confirmés recensés entre 2022 et 2024). Les facteurs mis en cause sont les fortes températures (20,6°C à 29,5°C) et précipitations (1150 mm à 1160mm) annuelles, le relief constitué de plateau disséqué et de plaine comprenant des cuvettes et des vallées favorables à l’agriculture urbaine et à la rétention des eaux de pluies. A cela s’ajoutent, l’absence d’infrastructures d’assainissement, la mauvaise gestion des eaux usées domestiques et des déchets solides ménagers qui engendrent la création et le développement des gîtes larvaires et des anophèles. L’étude indique également que, le risque du paludisme est plus élevé dans les ménages situés à moins de 400m des sites abritant les gîtes larvaires et les anophèles ainsi que ceux qui n’utilisent pas les moustiquaires, les bombes aérosols et les serpentins fumigènes comme moyens de protection. Toutefois, pour venir à bout de cette pathologie, l’étude recommande de la considérer comme une urgence de santé publique et une collaboration plus accrue entre les sciences médicales, humaines et fondamentales. Mots clés : Paludisme, Persistance, Facteur de risque, Vavoua, Côte d’Ivoire
| 5 | Auteur(s): KOFFI Akouassi Bénédicte, DJAH Armand Josué. N° de Page : 72-89 |
IMPACTS DE LA GESTION DE L’ENVIRONNEMENT URBAIN À ABENGOUROU (COTE D’IVOIRE)
Résumé
Résumé La planification urbaine pose des défis significatifs dans les pays en voie de développement, où les politiques urbaines peinent à suivre le rythme rapide d’expansion. En Côte d’Ivoire, la gestion de l’environnement constitue l’un de ses défis, particulièrement dans les villes secondaires. La ville d’Abengourou, située dans l’est du pays, connaît une croissance soutenue depuis plusieurs décennies. Toutefois, cette dynamique urbaine s’opère sans respect des règles avec un Plan d’Urbanisme Directeur peu appliqué. Ces dysfonctionnements engendrent des conséquences sur le cadre de vie des populations, notamment au niveau environnemental. L’étude vise à analyser les impacts environnementaux induits par les insuffisances de la gestion urbaine à Abengourou. La méthodologie adoptée repose sur une combinaison de recherche documentaire, d’observations de terrain, d’entretiens avec les acteurs locaux, ainsi que d’une enquête par questionnaire auprès de 407 ménages représentatifs de la population. Les résultats révèlent une irrégularité dans la collecte des déchets ménagers due à une mauvaise gestion ainsi qu’une défaillance des réseaux d’assainissement. Malgré l’existence de six structures de collecte, 66,7% des ménages enquêtés déclarent le non ramassage des déchets ménagers dans leur quartier. Ces situations engendrent la prolifération de dépotoirs sauvages d’ordures dans le paysage urbain d’Abengourou et l’exposition des populations à des maladies liées à l’insalubrité environnemental. Ainsi en 2023, 33 732 cas de paludisme ont été recensés dans la ville. Mots-clés : Abengourou, Aménagement urbain, Environnement, Impacts, Insalubrité
| 6 | Auteur(s): MAMADOU MARICO, MOUSSA DIT MARTIN TESSOUGUE. N° de Page : 90-108 |
ACTEURS DE LA GOUVERNANCE LOCALE DES ADDUCTIONS D’EAU POTABLE DANS LA COMMUNE RURALE DE BAGUINEDA CAMP : EFFICACITES ET LIMITES
Résumé
Résumé La communauté locale est de plus en plus intégrée dans la gestion des adductions d’eau potable en milieu rural et semi-urbain depuis l’avènement de la décentralisation au Mali en 1995. Cette gestion locale a permis à l’État central de transférer une partie de ses compétences aux collectivités décentralisées. Notre recherche, observe 5 centres d’adduction d’eau potable, gérés par la communauté locale, dans la commune rurale de Baguinéda camp. Son objectif visé est l’évaluation des performances des acteurs dans la gouvernance locale des adductions d’eau potable dans ladite commune. La méthodologie utilisée fait recours aux enquêtes qualitatives et quantitatives. Il a été administré directement à l’échantillon quantitatif à partir d’un questionnaire avec Kobo Toolbox comme outil de collecte de données. Le traitement a été fait avec le logiciel « Excel » pour produire des graphiques. Les résultats révèlent que certains acteurs clés au niveau du personnel salarié et du comité de gestion continuent à participer activement à la pérennisation des adductions d’eau potable. Et cela, malgré le dysfonctionnement de certains mécanismes de la gouvernance locale et des insuffisances dans l’application des textes règlementaires. La gouvernance locale des adductions d’eau potable manque de coordination. MOTS CLES : Gouvernance locale, adductions d’eau potable, décentralisation, participation communautaire, délégation de gestion.
| 7 | Auteur(s): MAHAMADOU MOUDI Rachid, PARAISO CECIL Zeinabou, SOULEY Kabirou. N° de Page : 109-133 |
PROBLEMATIQUE D’ACCES AUX RESSOURCES PASTORALES DES COMMUNAUTES ARABES AWLAD SOULEYMANE DANS LE DEPARTEMENT DE TESKER AU NIGER
Résumé
Le pastoralisme constitue le principal système de production et moyen d’existence des populations du département de Tesker au Niger, mais il fait face à de nombreuses contraintes naturelles et anthropiques limitant son développement. Cette étude analyse les difficultés d’accès aux ressources pastorales des communautés arabes Awlad Souleymane. Une méthodologie mixte a été adoptée, combinant des enquêtes quantitatives auprès de 68 ménages répartis dans huit tribus, 17 entretiens semi-directifs avec des autorités coutumières, administratives et techniques, ainsi que des observations de terrain et une analyse documentaire. Les données recueillies ont été traitées à l’aide de Kobotoolbox, Excel et d’une analyse qualitative des discours. Les résultats révèlent que, malgré une disponibilité relative des pâturages et des points d’eau, l’accès aux ressources reste inégal selon le statut social et territorial des éleveurs. Les communautés pastorales sont confrontées à une forte vulnérabilité liée à la dégradation des pâturages, à la rareté de l’eau, à la variabilité climatique et à la prolifération des maladies animales, ce qui affecte les moyens d’existence et la productivité du cheptel. Pour s’adapter, les éleveurs développent plusieurs stratégies telles que la mobilité pastorale, la diversification des espèces animales, l’alimentation complémentaire et la diversification des activités économiques. Toutefois, ces réponses demeurent insuffisantes face aux pressions croissantes. L’étude met également en évidence les limites des systèmes locaux de gouvernance des ressources, marqués par un faible respect des règles communautaires et des risques accrus de conflits et de dégradation environnementale. Elle recommande enfin le renforcement des infrastructures pastorales et d’une gestion durable des ressources. Mots-clés : Tesker, ressources pastorales, Awlad Souleymane, accès, gestion communautaire.
| 8 | Auteur(s): FROUMAN Ouattara Bourahima. N° de Page : 134-154 |
STRUCTURATION DE L’ESPACE URBAIN DE DIVO, ENTRE DYNAMIQUE DEMOGRAPHIQUE ET ETALEMENT : LES DEFIS D’UN DESEQUILIBRE DE REPARTITION SPATIALE DE LA POPULATION
Résumé
Située au sud-ouest de la Côte d’Ivoire, Divo est le chef-lieu de la région du Lôh Djiboua intégrée à la boucle du café-cacao. Sa croissance démographique résulte de l’immigration de la population de son hinterland et des pays limitrophes. Son extension spatiale engendre un déséquilibre dans la répartition de sa population. Cette étude vise à analyser l'influence de l'étalement urbain sur la distribution spatiale des habitants de Divo. La méthodologie est axée sur la documentation et l’enquête de terrain. Les données ont été soumises à un traitement statistique et cartographique puis illustrées par des photographies. En 73 ans, Divo connaît un taux de croissance démographique moyenne annuelle de 6,4%. Les nationaux représentent 82,08% de la population et les étrangers 17,92%. Cette population est inégalement répartie sur une superficie de 6568,59 hectares. Les quartiers se distinguent par leur effectif, notamment très fort, fort, faible et très faible concentrant respectivement 68,71%, 16,78%, 12,13% et 2,32% de la population. Ce déséquilibre dans la répartition met en évidence les fonctionnalités dortoir et administratif des quartiers. Mots-clés : Structuration, Divo, démographique, étalement, déséquilibre spatial.
| 9 | Auteur(s): Souleymane SORO, Kouamé Thimotée KOBENAN. N° de Page : 155-170 |
IMPACTS SOCIO-ECONOMIQUES DE LA PRODUCTION DE L’IGNAME KPONAN (DIOSCOREA CAYENENSIS-ROTUNDATA) DANS LA SOUS PREFECTURE DE LAOUDI-BA (EST COTE D’IVOIRE)
Résumé
En Côte d’Ivoire, dans la région de Gontougo (Bondoukou), l’igname Kponan (Dioscorea cayenensis-rotundata) joue un rôle important dans la sécurité alimentaire. La vente du Kponan constitue une source de revenus monétaire bien que ces ressources permettent à très peu d’acteurs de faire des réalisations dans la Sous-préfecture de Laoudi-Ba. L’objectif de cette étude est de montrer l’impact social et économique de la production du Kponan sur ses producteurs. La collecte des données secondaires a permis de consulter des ouvrages et articles abordant la question de l’igname Kponan (Dioscoréa cayenensis-rotundata). L’enquête de terrain qui concerne les données primaires a consisté à interroger 382 producteurs de Kponan dans huit localités de la Sous-préfecture de Laoudi-Ba à travers un échantillonnage probabiliste. Les résultats de ce travail ont montré que la Sous-préfecture de Laoudi Ba est productrice de Kponan dont la commercialisation permet de générer des ressources. Dans l’ensemble 55, 50 % des producteurs ont moins d’un million par an contre 23,56 % et 20,94 % qui ont respectivement de 1 à 2 millions et plus de 2 millions. Par ailleurs, 34 % des acteurs profitent pleinement de la filière à travers différentes réalisations contrairement à 66 % de ceux-ci. Le Kponan est déterminant dans l’alimentation et permet également de célébrer la fête des ignames ou « Adayé Kessié » qui concerne 86,39 % des producteurs. Au cours de cette fête qui a un caractère socio-culturel se manifeste la solidarité et l’unité des fils et filles de la Sous préfecture. La production de l’igname Kponan à un impact social et économique dans la Sous-préfecture de Laoudi-Ba. Cependant, elle contribue à la dégradation des sols. Mots clés : Igname Kponan, impact, Laoudi-Ba, Production, socio-économique.
| 10 | Auteur(s): KAMBIRÉ Bêbê, OUATTARA Oumar, LOA Sokro Lazare. N° de Page : 171-192 |
EFFETS ENVIRONNEMENTAUX DE LA PRODUCTION ARTISANALE D’HUILE DE PALME DANS LE VILLAGE AHIGBE-KOFFIKRO (SUD-EST DE LA COTE D’IVOIRE)
Résumé
Pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille, une grande partie des femmes d’Ahigbé Koffikro s’adonne à l’activité de l’huile de palme à travers les méthodes traditionnelles d’exploitation. Mais la production artisanale de l’huile de palme se présente comme une menace pour les composantes de l’environnement telles que le cadre de vie, les éléments biotiques et abiotiques du milieu naturel et la santé humaine. Cette étude met donc en lumière les effets de cette activité artisanale sur l’environnement humain et naturel d’Ahigbé-Koffikro. L’investigation scientifique traduite par la recherche documentaire et la collecte de données sur le terrain montre que la pratique des huileries artisanales génère des problèmes environnementaux : insalubrité, pollution de l’air, pollution du sol, pollution sonore. Ces problèmes environnementaux ont pour conséquences le risque de dégradation des sols, de la qualité de l’eau, de la qualité de l’air, l’altération de la santé humaine à travers les maladies respiratoires (29,63%), inflammatoires (14,07%), rhumatologiques (17,04%), cérébrales (23,70%). Ainsi, la production artisanale de l’huile de palme à Ahigbé Koffikro s’avère délétère pour la nature et l’être humain ; d’où la nécessité de prendre en compte des mesures idoines pour les effets néfastes de cette activité. Mots clés : Aboisso, Ahigbé-Koffikro, huilerie artisanale, problèmes environnementaux, population.
| 11 | Auteur(s): Seydou A TOGOLA, Ibrahima DIOMBATY. N° de Page : 192-206 |
CARTOGRAPHIE DES DEPOTS DES DECHETS SOLIDES DANS LE CERCLE DE MACINA, REGION DE SEGOU AU MALI
Résumé
Les dépôts de transit et de décharge finale constituent des points de regroupement central de la gestion des déchets. Ces lieux où les déchets solides sont déposés font l’objet de l’insuffisance ou de l’absence dans le cercle de Macina. Le déficit et le manque des dépotoirs contribuent à la création des dépôts anarchiques et l’agrandissement de l’insalubrité dans la zone d’étude. Cet article ambitionne de faire une analyse cartographique des dépôts de transit et des dépôts des tas des déchets dans le cercle de Macina pour comprendre les déterminants de l’insalubrité. La démarche méthodologique mixte est mobilisée pour le terrain. Le questionnaire, le guide d’entretien, la recherche documentaire, l’observation directe, le géo référencement des dépôts des déchets et les entretiens ont permis de collecter les données. La technique d’échantillonnage s’est reposée sur le tirage aléatoire simple. Un échantillon de 335 ménages, reparti entre les sites choisis, a été retenu. Le traitement de données a consisté, à l’utilisation des logiciels SPSS, QGIS et à l’analyse des discours. Il ressort des résultats de cette étude que 97,3 % des ménages ont ignoré l’existence des dépôts d’ordures aux villages. Quant à l’existence de dépôt de transit, 63,1% des ménages ont apprécié la construction d’un seul dépotoir dans la ville de Macina. Les résultats de l’étude ont montré une insuffisance et une absence des dépôts de transit et de décharge finale dans le cercle de Macina. Il ressort des résultats de l’enquête que l’insalubrité est corolaire au manque d’équipement. Le déficit et le manque des dépôts des déchets expliquent à la prolifération des dépôts anarchiques et le déversement des déchets dans le désordre à travers les lieux non indiqués. Mots clés : cartographie, dépôts, déchets solides, cercle de Macina, Mali
| 12 | Auteur(s): DIARRA Yah Malick, YOUKOU Néande Odile, ASSOU Arthur Oscar, TRA Fulbert. N° de Page : 207-220 |
LOGIQUES DE PRODUCTION HÉVÉICOLE ET CONSCIENCE ENVIRONNEMENTALE : UNE ANALYSE SOCIO-PÉDAGOGIQUE À YOUWASSO (GRAND-BÉRÉBY, SUD-OUEST DE LA CÔTE D’IVOIRE)
Résumé
L’hévéaculture s’est imposée au fil des années comme le principal moteur de développement socio-économique des populations rurales du Sud-ouest ivoirien. Cependant, cette expansion entraîne une transformation profonde des paysages et une pression anthropique croissante sur les ressources naturelles. La présente étude analyse les logiques de production et les manifestations de la conscience environnementale des hévéaculteurs de Youwasso face aux impacts de leurs pratiques sur l’écosystème. S’appuyant sur une méthodologie mixte (quantitative et qualitative), la recherche mobilise les concepts d’habitus paysan et de capital culturel pour interpréter les comportements des acteurs. Les résultats révèlent un paradoxe majeur : en dépit de l’élévation du niveau d’instruction, la conscience écologique demeure fragmentée et subordonnée aux impératifs de rentabilité immédiate. L'étude montre que l'hévéaculture est perçue par 85 % des producteurs comme une forme de « reforestation », occultant ainsi les risques d’épuisement des sols et de rupture des équilibres précaires. Ce hiatus entre savoir théorique et pratique culturale traduit un habitus centré sur la sécurisation foncière, où le gain monétaire prime sur la préservation du capital naturel à long terme. Cette étude souligne l'urgence de passer d'une approche purement technique à une véritable socio-pédagogie environnementale pour une gestion durable des terroirs. Mots-clés : Logiques de production, Conscience environnementale, Habitus paysan, Socio-pédagogie, Sud-Ouest ivoirien, Youwasso.
| 13 | Auteur(s): Yaya DOGONI, Diakaridia SIDIBE. N° de Page : 221-333 |
ANALYSE DE LA DEGRADATION ET DE LA RESTAURATION DES SOLS DANS LA ZONE DE L’OFFICE DE LA HAUTE VALLEE DU NIGER AU MALI
Résumé
Dans les milieux scientifiques, il est admis que les sols sont une ressource naturelle non renouvelable, d’où des discours pessimistes sur l’avenir de la planète et de nombreux travaux sur la dégradation des sols. L'objectif principal de cette recherche est d’analyser le mécanisme de la dégradation des sols et de l’adoption des stratégies de leur restauration dans l’Office de la Haute Vallée du Niger. L’approche méthodologique s’est focalisée d’une part sur la recherche documentaire dans les bibliothèques, les sites web, la revue de la littérature des thèses de Doctorat, des articles scientifiques ainsi que dans les archives et les rapports des différentes structures concernées. D’autre part, des enquêtes de terrain ont été réalisées grâce à deux instruments de recherche qui sont : le questionnaire et le guide d’entretien. Le questionnaire a été adressé à 100 exploitants agricoles selon les techniques du choix raisonné pour avoir des données quantitatives descriptives. Quant au guide d’entretien, il a été adressé aux personnes ressources dans les structures spécialisées. Il ressort de cette étude que l’érosion hydrique et éolienne, l’exploitation agricole inappropriée, le déboisement, le surpâturage, les travaux routiers et miniers, la contamination chimique ainsi que l’affaissement pluviométrique sont les facteurs de la dégradation des sols dans la zone d’étude. Le labour est une technique culturale pratiquée par bon nombre de paysans contribuant à la diminution de la stabilité structurale du sol. Pour lutter contre l’érosion, les paysans de l’OHVN ont adopté la technique de non labour qui permet sur les terrains limoneux de conserver la matière organique en surface et d’améliorer la stabilité structurale du sol. Les paysans produisent aussi du compost à travers des fosses compostières, ces ouvrages permettent d’optimaliser l’utilisation des déchets animaux, des ordures ménagères et des débris végétaux pour augmenter le rendement de la production agricole. La jachère est une technique pratiquée par les exploitants agricoles pour restaurer les champs devenus improductifs. Elle permettra la réinstallation d’un couvert végétal capable de régénérer le sol et lui donner une certaine résistance à l’érosion. Mots clés : dégradation, sols, restauration, Haute Vallée, Office du Niger, Mali.
| 14 | Auteur(s): FALIGBENE Likfière, NANOINI Damitonou, HETCHELI Follygan. N° de Page : 234-256 |
TRANSPORT ROUTIER ET PROBLÉMATIQUE DU DÉVELOPPEMENT LOCAL DANS LA PRÉFECTURE DE TANDJOUARE AU NORD TOGO
Résumé
Le réseau routier de la préfecture de Tandjouaré est peu diversifié, insuffisant et confronté à un certain nombre de problèmes entraînant son retard économique. Dans cette préfecture, l’essentiel des routes est non revêtu et difficilement praticable surtout en saison pluvieuse. L’objectif de cette étude est d’analyser le système de transport qui assure la mobilité des personnes, des biens et des marchandises, en vue d’appréhender les difficultés rencontrées par la population en matière d’accès aux services essentiels. Concernant les investigations, la technique d’échantillonnage raisonné a été utilisée, ce qui a permis de collecter de façon simultanée les données qualitatives et les données quantitatives grâce à l’administration d’un questionnaire et d’un guide d’entretien à la population cible. Un appareil photographique a servi à capturer les images illustratives et les logiciels QGIS 3.20 et ArcGIS 10.5 à concevoir la cartographie. Au total, l’enquête a concerné un échantillon aléatoire de 210 individus. Les résultats obtenus montrent que la préfecture de Tandjouaré est caractérisée par un mauvais état de son réseau routier reliant les différents cantons et villages entre eux et un déficit de structures organisées en ce qui concerne le transport en commun. Suivant cette même logique, 11% des paysans producteurs de vivriers affirment qu’en raison de l’état délabré de certaines voies secondaires, le coût du transport agit de manière négative sur leurs revenus, car généralement les transporteurs fixent les tarifs en fonction de l’état des voies. Une amélioration des infrastructures de transport permettrait de réduire les problèmes d’accessibilité aux services sociaux de base. Mots clés : transport routier, accessibilité, services sociaux de base, préfecture de Tandjouaré, Togo.
| 15 | Auteur(s): Ababacar Sadikh GUEYE, Awa FALL. N° de Page : 257-277 |
EFFETS DÉSTRUCTURANTS DES GRANDS PROJETS D’AMÉNAGEMENT SUR LA MOBILITÉ À RUFISQUE (SÉNÉGAL) : ANALYSE DES CONTRAINTES LIÉES AU TER ET À L’AUTOROUTE À PEAGE A1
Résumé
L’autoroute à péage A1 Dakar-Diamniadio et le Train express régional (TER) ont été aménagés de Dakar vers l’intérieur du pays. Ces deux grandes infrastructures traversent la ville de Rufisque sur 7 km d’Ouest en Est. L’étude porte sur les contraintes de mobilité générées par ces deux grands projets d’aménagement à Rufisque, ville historique intégrée à la région métropolitaine de Dakar. Malgré que ces infrastructures visent à améliorer la fluidité des déplacements à l’échelle de l’agglomération dakaroise, elles produisent localement des effets déstructurants sur le tissu urbain et les pratiques de mobilité. Cet article se propose d’analyser les contraintes spécifiques de ces grands projets d’aménagement dans la ville de Rufisque. L’analyse part du postulat selon lequel ces grandes infrastructures, malgré leurs apports, déséquilibrent la mobilité locale. La méthodologie adoptée repose sur une enquête par questionnaire auprès des usagers, complétée par des observations de terrain et des entretiens. Il ressort de l’étude que les grands projets d’aménagement ont modernisé l’axe Dakar-Diamniadio, mais sans toujours répondre aux réalités locales de Rufisque. Mots clés : mobilité urbaine, infrastructures de transport, déséquilibres spatiaux, accessibilité urbaine, Rufisque
| 16 | Auteur(s): Demba GAYE. N° de Page : 278-290 |
TYPOLOGIE DES LITHOMÉTÉORES AU NORD-SÉNÉGAL : ANALYSE SPATIO TEMPORELLE DES CAS DE SUSPENSION ET DE DÉFLATION
Résumé
Le Nord-Sénégal est la première région sahélienne du pays fortement soumise aux influences des flux d’alizé continental communément appelée Harmattan. Du point de vue de types de temps, elle est caractérisée depuis plus d’un demi-siècle par une fréquence importante de poussières désertiques avec un accroissement très remarquable depuis les premières années de la grande sécheresse climatique. Ces évènements de lithométéores s’y manifestent avec des épisodes dégradant fortement la qualité de l’air. S’ils font allusion à l’ensemble des particules solides en suspension dans l’air, les lithométéores se distinguent les uns des autres selon qu’ils résultent d’une suspension dans l’atmosphère (cas de suspension) ou qu’ils soient directement mobilisés par le vent (cas de déflation). L’objectif de ce travail est justement d’identifier et d’analyser les principaux types lithométéoriques caractérises du Nord-Sénégal suivant les stations de la région. La démarche méthodologique consiste à cet effet à une analyse cartographique et statistique. La première a permis de faire une spatialisation évolutive des épisodes suivant les différentes phases climatiques de la série mais aussi une évaluation des fréquences à la période actuelle comparativement à la période précédente. La seconde a conduit à travers la répartition moyenne journalière, mensuelle et saisonnière à l’identification des principaux types de lithométéores caractéristiques de chaque stations de la zone mais aussi à l’analyse des maxima et minima des manifestations de ces poussières désertiques. Mots-clés : Nord-Sénégal, Analyse spatio-temporelle, Lithométéore, Suspension, Déflation.
| 17 | Auteur(s): KOLANI Lamitou-Dramani, OUEDRAOGO Joachim, AWADE Essodina. N° de Page : 291-304 |
ANALYSE DES IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIO-ECONOMIQUES DE L’EXPLOITATION DES ALLUVIONS DANS LE COURS SUPERIEUR DE LA RIVIERE KARA AU NORD DU TOGO
Résumé
Le cours supérieur de la rivière Kara au Nord du Togo regorge d’importants matériaux alluvionnaires essentiellement constitués de sable. Ces alluvions font l’objet d’une intense exploitation par les populations locales défavorisées à de diverses fins. Cette exploitation artisanale, incontrôlée des alluvions génère d’importants effets souvent méconnus, a suscité l’intérêt de la présente recherche. L’étude vise à évaluer l’impact de l’extraction des alluvions sur l’évolution des caractéristiques morphologiques de la Kara et leur importance socio-économique. Les approches méthodologiques ont consisté au parcours transects à travers des linéaires dans le chenal pour observer et localiser les sites d’exploitation de sable et évaluer l’impact sur l’évolution morphodynamique de la rivière. Il a été aussi question d’administrer un questionnaire d’enquête auprès des exploitants de ces ressources. Les résultats ont montré que l’exploitation des alluvions déclenche une nouvelle dynamique du cours d’eau provoquant la modification de la forme du lit, la fragilisation des berges et l’élargissement du lit. De nombreux ménages tirent leurs moyens de survie dans l’exploitation et la vente de ces alluvions qui sont des matières premières dans la construction. Des propositions sont faites pour une exploitation rationnelle de ces ressources fluviatiles. Mots clés : Alluvions, Cours supérieur, Impacts, Rivière Kara, Togo.
| 18 | Auteur(s): Frédéric BATIONO, Abdoul Rasmané ZONGO, Dieudonné ZERBO. N° de Page : 305-325 |
RESSOURCES EN EAU, BILAN HYDRIQUE ET FAISABILITE D’UN BARRAGE MULTIUSAGES EN MILIEU URBAIN SOUDANIEN : LE CAS DU BASSIN VERSANT DE BANFORA (BURKINA FASO)
Résumé
La gestion des ressources en eau en milieu urbain constitue l'un des défis majeurs du développement durable en Afrique subsaharienne, particulièrement dans les villes soudaniennes à croissance démographique rapide. Cet article analyse les conditions de faisabilité hydrologique d'un barrage multiusages projeté dans la zone péri-urbaine des secteurs 3 et 5 de la commune de Banfora, chef-lieu de la région des Cascades au Burkina Faso. L'étude s'appuie sur une série pluviométrique de trente et un ans (1994 2024) et mobilise une approche combinant les méthodes ORSTOM et EIER/CIEH. Elle caractérise le régime hydroclimatique du bassin versant (38,13 km²) et estime les crues décennales (Q₁₀ = 38,90 m³/s) et centennales (Q₁₀₀ = 90,51 m³/s). Elle évalue également les apports annuels (5 967 345 m³ en année moyenne) et établit un bilan hydrique mensuel intégrant les besoins agricoles, humains et pastoraux estimés à 780 945 m³/an. Les résultats montrent qu'un réservoir d'une capacité de 1 947 308 m³ permet d'assurer l'irrigation de 18 hectares tout en maintenant un stock résiduel de 925 655 m³ en fin de saison sèche. Cependant, la forte demande évaporatoire (ETP annuelle ≈ 2 112 mm) et les contraintes topographiques ainsi que foncières du milieu urbain limitent sensiblement le potentiel de la retenue. L'article conclut à la nécessité d'un recours complémentaire aux eaux souterraines par forages solaires, et discute des implications de la variabilité climatique observée pour la conception d'ouvrages hydrauliques résilients en zone intertropicale. Mots-clés : Ressources en eau, bilan hydrique, barrage multiusages, variabilité pluviométrique, Banfora, Burkina Faso.
| 19 | Auteur(s): Kouakou Toussaint KRA, Kouassi Guillaume N’GUESSAN. N° de Page : 326-347 |
ANALYSE PROSPECTIVE DE LA RESTAURATION D’UN ESPACE PROTÉGÉ IVOIRIEN : QUELS FUTURS POUR LE PARC NATIONAL DE LA MARAHOUE
Résumé
Le Parc national de la Marahoué est passé d’une aire protégée à une zone d’exploitation agricole. Ce phénomène a été possible sous l’effet des crises militaro politiques qu’a connu le pays. Le degré de la dégradation de cette aire protégée pousse les décideurs à mettre en œuvre un programme de restauration. Á cet effet, cette étude vise à travers une approche prospective d’exposer le futur de cet espace protégé. L’atteinte de cet objectif passe par une méthode purement prospective notamment la rétrospective et l’analyse de la construction de la base ainsi que des enquêtes de terrain. Le questionnaire a été adressé à 188 individus à l’intérieur de l’aire protégée. L’utilisation du logiciel MicMac a participé à la construction de la base qui a permis d’élaborer les scenarios futurs. Cette étude expose trois futurs possibles pour la restauration de l’aire protégée. Le premier scenario explique un tâtonnement dans le processus et le deuxième expose la fragilisation des mécanismes de réhabilitation, quant au troisième, il éclaire sur une restauration durable de l’aire protégée. Mots-clés : Analyse prospective, Espace protégé, Parc national de la Marahoué, Restauration
| 20 | Auteur(s): One Enoc GUEDE, Adou Jean Marc Le Thoi ADJI, Joseph Pierre ASSI-KAUDJHIS. N° de Page : 348-360 |
DELOCALISATION DES COURS COMME STRATEGIE DE RESILIENCE DANS UN CONTEXTE D’EXIGUÏTE DES INFRASTRUCTURES D’ENSEIGNEMENT A L’UNIVERSITÉ ALASSANE OUATTARA DANS LA VILLE DE BOUAKÉ (CÔTE D’IVOIRE)
Résumé
En Côte d’Ivoire, les programmes de cours sont parfois déportés à l’extérieur du cadre universitaire. Cette initiative a pour but de poursuivre correctement les cours malgré certaines contraintes dans l’espace enseignement. Ainsi, à l’Université Alassane Ouattara de Bouaké, les cours sont délocalisés dans les établissements privés pour le suivi normal des programmes de CM et TD. Cet article vise donc à analyser la dynamique de la délocalisation des cours à l’extérieur de l’Université Alassane Ouattara. Les résultats de l’étude montrent que 25 334 étudiants suivent des programmes de cours dans un espace enseignement de 8 240 places à l’Université. Suite à l’insuffisance et à la réhabilitation des infrastructures universitaires, les programmes de cours sont délocalisés dans 5 établissements privés de Bouaké dans lesquels 89% des étudiants se retrouvent nombreux dans des salles restreintes sans omettre le coût élevé de la déportation pour l’Université. Mots-clés : Délocalisation, cours, université Alassane Ouattara, Bouaké, Côte d’Ivoire
| 21 | Auteur(s): Eveline MAHOUNGOU, Hilarion Bagel MIZHAIRE, Marina Lyonel MALOUONO-LIVANGOU. N° de Page : 361-379 |
LES ESPACES PUBLICS BRAZZAVILOIS À L’ÉPREUVE DE LA PRODUCTION DES FLEURS ET PLANTES ORNEMENTALES
Résumé
L’étude présente une partie des résultats de l’enquête menée auprès de 50 producteurs de fleurs et plantes ornementales entre décembre 2024 et mai 2025. Elle se propose d’examiner les enjeux, les défis et les perspectives de la production des fleurs et plantes ornementales à Brazzaville. La méthodologie adoptée a consisté à exploiter les données existantes et les enquêtes de terrain. Les résultats obtenus montrent que les sites d’exploitation identifiés à Brazzaville sont situés le long des trottoirs et abords des artères principales. Leur occupation est illégale, malgré l’existence d’une règlementation en la matière. En effet, la croissance urbaine démesurée de Brazzaville pose de nombreux défis, malgré l’ambition des pouvoirs publics de vouloir « mieux maîtriser l’occupation de l’espace ». Celle-ci entraîne la conversion des zones de production horticole en terrains constructibles, accueillant des infrastructures sociales et économiques. Cette réalité marginalise, les producteurs en quête d’espaces. Pour répondre à leur besoin d’espaces, les producteurs se proposent de squatter à travers les occupations illégales, les espaces publics interdits. A Brazzaville, l’effectif de fleuristes est en pleine progression, passant de 390 fleuristes en 2015 à environ 500 actifs en 2024.L’activité est tenue par les hommes (98%), ils sont instruits (95%) et assez jeunes dont l’âge moyen est de 35 ans. Ils réalisent des marges bénéficiaires satisfaisants et sont pluriactifs. Le manque de protection foncière et l’ambiguïté des droits fonciers constituent le plus grand challenge. Mots-clés : Croissance urbaine, pression foncière, espaces publics, Brazzaville, République du Congo
| 22 | Auteur(s): BONSA Issouf. N° de Page : 380-395 |
STRATEGIES DE VISIBILITE RELIGIEUSE A OUAGADOUGOU (BURKINA FASO) : UNE ANALYSE A PARTIR DE LA MONUMENTALITE ET DE L’ARCHITECTURE DES LIEUX DE CULTE
Résumé
Dans la ville de Ouagadougou, l’offre religieuse est caractérisée par la présence des lieux de culte nombreux et diversifiés. Cependant, depuis quelques années, on assiste à l’affirmation architecturale des groupes confessionnels qui se matérialise par la construction d’édifices religieux imposants. L’objectif de cet article est d’analyser les logiques qui entourent la construction des lieux de culte monumentaux. La méthodologie de l’étude repose sur 23 entretiens semi-directifs réalisés auprès des responsables religieux, l’observation directe et la géolocalisation des édifices religieux à l’échelle de la ville. Les résultats de l’étude montrent que les constructions des édifices religieux monumentaux ne répondent pas uniquement à la croissance du nombre de fidèles. Elles s’inscrivent dans des logiques de visibilité et de concurrence interreligieuse. L’étude met également en évidence des stratégies d’implantation qui privilégient les quartiers centraux, de hauts standings et le long des grands axes de circulation bitumés. Mots clés : monumentalité, édifices religieux, visibilité, Ouagadougou.
| 23 | Auteur(s): ESSENGUE NKODO Pierre Eloi, MEBENGA ARIEL. N° de Page : 396-417 |
NOUVELLE DYNAMIQUE SPATIALE DE LA CACAOCULTURE ET VULNERABILITE SOCIO-ECONOMIQUE DES PAYSANNERIES, CAS DE MINTA DANS LE CENTRE-EST DU CAMEROUN FORESTIER
Résumé
Les paysans africains de la zone forestière en général et ceux du Cameroun en particulier ont adopté la cacaoculture comme principale activité. Après la crise sans précédent des années 1990, la filière est relancée en 2011. Elle connait un nouvel essor à la faveur du maintien à la hausse pendant plus d’une décennie, des prix du kilogramme de cacao, proposés aux planteurs. Cette étude vise à analyser le rapport entre la nouvelle dynamique spatiale de la cacaoculture et la vulnérabilité socio économique des paysanneries à Minta. Pour y parvenir, elle met en exergue la théorie de la « vulnérabilité » ou de la « précarité permanente ». La méthodologie exploite essentiellement les données de l’enquête par questionnaire, les entretiens et les rapports d’archives. La méthode d’analyse s’appuie sur la statistique descriptive, axée sur l’analyse diachronique et la comparaison. Les principaux résultats démontrent que la nouvelle dynamique actuelle de la cacaoculture est amorcée depuis 2011. Elle se traduit par la création de nouvelles plantations, l’extension ou la densification des plants dans celles plus anciennes. Le maintien à la hausse des prix du kilogramme de cacao sur le marché de Minta en est la principale cause. Malgré ce maintien à la hausse des prix, les planteurs vivent dans la précarité en permanence. Les revenus dérisoires qu’ils en tirent liés pour l’essentiel à une faible rentabilité des exploitations ne leur permettent pas de subvenir à leurs besoins sociaux comme la scolarisation, l’alimentation ou d’acquérir les commodités essentielles comme l’adduction d’eau et les branchements aux réseaux électriques conventionnels. Pour réduire cette précarité, les planteurs proposent majoritairement la diversification des cultures et des activités génératrices de revenus. Mots-clés : cacaoculture, nouvelle dynamique, hausse des prix, faibles revenus, Minta.
| 24 | Auteur(s): Romaric Iralè EHINNOU KOUTCHIKA, Gwladys Gertrude Mèdéssè ZANNOU, Jules ODJOUBERE, Jacques Boco ADJAKPA. N° de Page : 440-456 |
ETUDE DE LA DIVERSITE FLORISTIQUE DES ESPACES VERTS DE LA VILLE DE COTONOU AU SUD BENIN (AFRIQUE DE L’OUEST)
Résumé
La politique d’aménagement urbain s’inscrit dans le contexte de développement durable, avec pour ambition l’amélioration du cadre de vie des populations, le développement économique et l’intégration d’élément de qualité à l’environnement. Afin d’évaluer la contribution des aménagements paysagers en milieu urbain, cette étude a été effectué au sur les espaces verts du le projet 60 ans d’indépendance du Bénin. Les activités ont visé la valorisation du patrimoine naturel et culturel à la mise en place des infrastructures publiques vertes dans la ville de Cotonou. L’étude a pour objectif d’évaluer la contribution de l’aménagement paysager dans la protection de l’environnement dans le 12eme arrondissement de la ville de Cotonou. Pour y parvenir des observations directes ont été faites sur le terrain, des échanges auprès de 38 pépiniéristes et des entrevus avec 07 acteurs impliqués dans l’aménagement paysager ont été effectués. Les travaux de terrain ont permis de recenser 33 espèces floristiques réparties dans 16 familles. Malgré, ces efforts, le taux de recouvrement en espaces verts du milieu d’étude demeure très faible, 0,011 % au même titre que le ratio d’espaces verts par habitant, 2,11 m2 comparativement aux normes de l’OMS en la matière. Au vue des énormes avantages des aménagements paysagers du projet 60 ans d’indépendance face aux enjeux du développement durable de la ville de Cotonou, il urge de les entretenir afin de favoriser leur pérennité. Pour remédier à ce taux insuffisant des espaces verts dans la ville, il a été suggéré de renforcer la politique nationale en matière d’aménagement paysager. Mots clés : Aménagement Paysager, Environnement, Milieu Urbain, Espaces verts, Projet 60 ans d’Indépendance
| 25 | Auteur(s): ALI Salé, AGAISSA Assagaye. N° de Page : 457-478 |
ACCAPAREMENT DES ESPACES PASTORAUX EN ZONE PASTORALE, REGION DE ZINDER AU NIGER
Résumé
La Région de Zinder, avec plus de 25% du cheptel national (RGAC/2007), abrite d’importantes communautés pastorales. Malgré des dispositions, cette zone connaît un sérieux problème d’accaparement des espaces pastoraux. Plusieurs champs de culture s’y trouvent et la tendance ne fait que se renforcer. Cette étude vise à analyser le phénomène d’accaparement des espaces pastoraux dans la Zone Pastorale de la Région de Zinder. La démarche méthodologique a porté sur la recherche documentaire et le travail de terrain. Plusieurs étapes ont été mises à contribution, privilégiant les échanges avec les acteurs. Il s’agit, des rencontres du niveau régional aux réunions de travail dans les Chefs-Lieux des Départements concernés, notamment ceux de Belbédji, Gouré et Tanout. Des images Landsat 2022 ont été utilisées pour l’établissement des cartes d’accaparement selon les échelles considérées. Les résultats ont montré que, d’une superficie initiale de 6 486 981 ha, 725 526 ha, soit 11,18%, ont été occupés par les champs de culture pluviale en 2016. En 2022, 250 039,197 ha ont été accaparés. Au total, 975 565,197 ha ont été occupés, soit 15,03% de la superficie totale. La remontée du Front Agricole était de 27,40 km en 2016. Elle est passée à 35 à 40 km en 2023. Les différentes formes d’accaparement sont les ouvertures des champs de culture, les autorisations de fonçage de puits traditionnels, la construction d’infrastructures socioéconomiques, pour ne citer que ceux-là. A l’origine, la perte du cheptel par les pasteurs, la pression foncière née de la pression démographique au Sud, le contrôle de l’espace, la bonne productivité supposée de la Zone Pastorale, le fonçage des puits traditionnels, la reconversion agricole des éleveurs au-delà de la culture de subsistance, etc. L’accaparement des espaces pastoraux en Zone Pastorale de Zinder remonterait à la sécheresse de 1984. Et depuis, le phénomène s’est accentué. Les perspectives sont liées à la mise en œuvre du Schéma d’Aménagement Foncier, qui consacre aussi la Limite, l’Ordonnance 2010, mais aussi la prise de conscience de l’ensemble des acteurs. Mots clés : Région de Zinder, Zone Pastorale, accaparement, espace pastoral, Limite Nord
| 26 | Auteur(s): MBAYE Ibrahima. N° de Page : 479-495 |
CONTEXTE CLIMATIQUE DE PROPAGATION DE LA COVID-19 A DAKAR AU SENEGAL
Résumé
En Afrique, l’articulation entre le climat et la santé est séculaire. Les interactions entre les éléments météorologiques (température, humidité de l’air et pluviométrie, entre autres), se traduisent souvent par des crises sanitaires. L’objectif de cette étude est de présenter le contexte climatique dans lequel s’insère la propagation de la Covid-19 à Dakar au Sénégal. Pour cela, des données climatologiques (température, humidité relative de l’air et pluviométrie) ont été collectées aux échelles annuelle et mensuelle à l’Agence Nationale de la Météorologie et de l’Aviation Civile (ANACIM) de Dakar. Une analyse comparative est établie entre le contexte climatique qui prévalait au mois de mars 2020 auquel le premier cas de Covid-19 s’est déclaré à Dakar et ceux des 02 mois précédents que sont janvier et février 2020, afin d’identifier un seuil climatique pouvant servir à la prise de décision. L’analyse des valeurs de l’humidité relative de l’air centrées et réduites à Dakar montre que le mois de mars 2020 a enregistré une légère hausse de 0,5% par rapport à la moyenne hygrométrique de l’année 2020. En revanche, si on considère les valeurs absolues de l’humidité de l’air, on constate que le mois de mars 2020 (74% d’humidité) enregistre une hausse de 15% d’humidité de l’air comparativement au mois de janvier 2020 (59% d’humidité). Par ailleurs, comparativement au mois de février 2020 (76% d’humidité), on constate plutôt une baisse de 2 %. Mots clés : Climat, Ville, Covid-19, Dakar, Sénégal
| 27 | Auteur(s): TAPE ACHILLE ROGER, KAMELAN Hermance-Starlin Kouacou, KAKOU Geoffroy André, ASSI-KAUDJHIS Joseph P.. N° de Page : 497-514 |
MICRO LOGISTIQUE ET MOBILITE DES PERSONNES ET MARCHANDISES : UN MOYEN DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETE DANS LA SOUS PREFECTURE D’ABONGOUA (SUD-EST DE LA COTE D’IVOIRE)
Résumé
Le transport des micros logistiques qui se développe depuis des années dans de nombreuses régions de la Côte d’Ivoire est aujourd’hui une réalité dans la sous préfecture d’Abongoua. Ce type de transport dessert les populations et les marchandises dans toute la sous-préfecture. Cet article a pour objectif de montrer que les micros logistiques, bien qu’elles ne soient pas des moyens de transport conventionnels, elles contribuent à la mobilité des personnes et marchandises. Pour la réalisation de cette étude, les données mobilisées sont issues des consultations des sources écrites et des enquêtes de terrain. Pour les sources écrites, les documents consultés sont relatifs aux recherches ayant portées sur les micros logistiques et la mobilité des personnes et marchandises. Il s’agit de documents généraux et spécifiques, des thèses, des articles scientifiques et des mémoires. Ensuite des enquêtes de terrain ont été réalisées dans les trois villages que compte la sous préfecture d’Abongoua. Quant aux personnes à enquêter, le choix s’est fait sur deux principaux groupes : 150 conducteurs par la méthode du choix raisonné et 100 usagers par la méthode du choix accidentel. Les résultats montres que 31% de la population utilisent les micros logistiques pour le transport des marchandises. Les conducteurs dont l’âge est compris entre 15 et 35 ans représentent 88 %. (80%) des conducteurs sont des ivoiriens. Le bénéfice journalier oscille entre 4000 et 18 000 FCFA selon le type de micro logistique. Enfin, 86% des usagers sont satisfaits des services des micros logistiques. Mots clés : Micro logistique, Mobilité, Personnes et Marchandise, Pauvreté, Sous préfecture d’Abongoua
| 28 | Auteur(s): NIAMIEN Kadjo Henri Joël, SEKONGO Largarthon Guénolé, OBOUMOU Abah Marie-Josée, N’CHO Cho Ingrid, BLE Melecony Celestin. N° de Page : 516-533 |
FEMMES ET DURABILITE DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DE LA PECHE ARTISANALE A ABIDJAN (CÔTE D’IVOIRE) : CENTRALITE ECONOMIQUE ET FRAGILITE INSTITUTIONNELLE
Résumé
La pêche artisanale contribue fortement à l’approvisionnement en poisson et à l’économie urbaine en Côte d’Ivoire. A Abidjan, cette filière repose largement sur les femmes, surtout dans les activités post-capture. Pourtant, leur contribution reste peu reconnue dans les dispositifs de gouvernance, d’aménagement et de modernisation. Cet article vise à analyser la place des femmes dans la chaîne de valeur de la pêche artisanale à Abidjan au regard de leur centralité économique et de leur fragilité institutionnelle. L’étude s’appuie sur une enquête conduite en juin 2025 auprès de 50 femmes actives sur deux sites voisins : le Point de Débarquement Aménagé de Locodjro et le débarcadère coutumier d’Abobo-Doumé. Les données proviennent d’entretiens structurés administrés via KoboCollect, d’observations directes et de l’analyse des statistiques de débarquement de Locodjro entre 2018 et 2025. Les résultats montrent que les femmes structurent quatre fonctions essentielles : le préfinancement des sorties en mer à travers l’institution de la maminou, la transformation, la commercialisation et l’épargne solidaire par les tontines et coopératives. Ces fonctions assurent l’approvisionnement, la valorisation des captures et une forme de protection économique informelle. Cependant, cette centralité demeure fragile. En 2024, Locodjro ne représente que 1,24 % des débarquements artisanaux nationaux, tandis que les sorties débarquées passent de 354 en 2022 à 68 au premier semestre 2025. A l’inverse, Abobo-Doumé conserve une forte intensité commerciale. Ce paradoxe tient à la faible intégration de la chefferie coutumière, à l’inadéquation des équipements aux pratiques féminines et à la non-reconnaissance des institutions informelles portées par les femmes. Mots-clés : pêche artisanale ; femmes ; chaîne de valeur ; institutions informelles ; modernisation halieutique.
| 29 | Auteur(s): KOUASSI Yao Dieudonné, BEDA Abazé Henri Joël, BARRY Aye. N° de Page : 534-552 |
L’HARMATTAN, UN FACTEUR DE LA RECRUDESCENCE DES INFECTIONS RESPIRATOIRES AIGUËS (IRA) DANS LA VILLE DE BOUAKE (COTE D’IVOIRE)
Résumé
En Côte d’Ivoire, la grande saison sèche est particulièrement marquée par l’harmattan. C’est un phénomène météorologique qui est caractérisé par une hausse des températures, une absence de pluies et des vents chauds et secs, chargés de fines particules de poussières en suspension. L’harmattan provoque généralement des lésions pulmonaires et respiratoires. La pathologie respiratoire occupe une place importante au niveau primaire et secondaire de la pyramide sanitaire. Face à ces maladies des mesures ont été prises par le gouvernement ivoirien. Malgré les efforts consentis par les autorités de Côte d’Ivoire subsiste la fréquence des maladies respiratoires à l’échelle de la ville de Bouaké. Ce travail a permis de mettre en exergue le rapport entre l’harmattan et les cas d’IRA dans la ville de Bouaké. Pour atteindre l’objectif visé, les méthodes utilisées sont, la collecte des données climatologiques et sanitaires, les enquêtes de terrain et des traitements statistiques dont le test de Pearson, qui ont permis d’appréhender les impacts de l’harmattan sur les IRA. Les résultats ont montré que le vent de l’harmattan à Bouaké est caractérisé par une direction dominante qui est S-O et une vitesse qui oscille entre 0,50 et 1,50 m/s. Par ailleurs, il est ressorti de l’étude que les IRA sont inégalement réparties selon les saisons. Enfin, l’étude abouti à la conclusion que le nombre de cas d’IRA augmente pendant la saison de l’harmattant. Cette forte coïncidence saisonnière suggère une influence directe des conditions atmosphériques spécifiques à ce vent. Mots-Clés : Bouaké, harmattan, IRA, température, humidité, THI
| 30 | Auteur(s): AKA Assalé Félix. N° de Page : 569-587 |
IMPACT DES PARKINGS INFORMELS SUR LA GESTION DES SERVITUDES PUBLIQUES DANS LA COMMUNE DU PLATEAU (COTE D’IVOIRE)
Résumé
Les villes africaines connaissent une urbanisation rapide, marquée par une forte croissance démographique et une concentration des activités économiques dans les grandes métropoles. Abidjan, et plus particulièrement la commune du Plateau, illustre cette dynamique. Centre administratif et financier, elle accueille quotidiennement près de deux millions de personnes malgré une faible population résidente, ce qui engendre une forte pression sur la mobilité et le stationnement. L’objectif général de cette étude est d’analyser l’organisation des parkings informels et d’évaluer leurs impacts sur la gouvernance spatiale, la gestion des servitudes publiques et la mobilité urbaine au Plateau. L’étude repose sur une approche mixte combinant observations de terrain, entretiens semi-directifs auprès des autorités municipales, gestionnaires de parkings, automobilistes et riverains, ainsi que des relevés géoréférencés réalisés à l’aide d’un GPS Garmin eTrex. Les données ont été traitées par analyse qualitative, quantitative et spatiale sous QGIS. Les résultats montrent que l’occupation informelle des servitudes publiques par les parkings constitue une réponse aux déficits de planification urbaine, mais engendre des conflits d’usage, une dégradation de l’espace public et des perturbations de la mobilité. Une régulation plus efficace s’impose pour une gouvernance urbaine durable. Mots clés : Gestion spatiale, parkings informels, servitudes publiques, mobilité, Plateau (Côte d’Ivoire)