L’URBANISATION DU GRAND LIBREVILLE : ENTRE PRESSION FONCIERE ET PRESSION ENVIRONNEMENTALE
Résumé
Le Gabon connaît depuis plusieurs années une urbanisation accélérée et incontrôlée.
Celle-ci se matérialise à Libreville, la capitale, par une extension du centre vers ses
périphéries sud, est et nord, en intégrant d’anciens villages dans le tissu urbain. Cette
croissance, démographique et territoriale du Grand Libreville est caractérisée, entre
autres, par des pressions foncières et environnementales. Ainsi, cette étude a pour
objectif de mettre en évidence les pressions foncières et environnementales, sources de
désordre urbain, en comparant la situation de l’occupation du sol dans les quartiers
Okala et Angondjé entre 2007 et 2022, et en examinant leurs impacts potentiels. Les
investigations faites se sont appuyées sur la collecte des données de terrain, l’analyse
des images satellitaires et la cartographie. Les résultats obtenus démontrent des
changements d’occupation du sol, dont une progression du front urbain avec un
empiètement sur des terres non aedificandi et, également, une régression ou une progression du couvert végétal par endroits. La conséquence majeure est la
destruction des écosystèmes sensibles, tels que les zones humides pourvoyeuses
d’importants services écosystémiques, les pollutions et les pertes économiques. Or, ces
milieux sont essentiels dans le développement urbain durable conciliant patrimoine
foncier et environnemental.
Mots clés : Okala, Angondjé, Urbanisation, Pression foncière, Pression
environnementale, Zones humides.