LES ESPACES PUBLICS BRAZZAVILOIS À L’ÉPREUVE DE LA PRODUCTION DES FLEURS ET PLANTES ORNEMENTALES
Résumé
L’étude présente une partie des résultats de l’enquête menée auprès de 50 producteurs
de fleurs et plantes ornementales entre décembre 2024 et mai 2025. Elle se propose
d’examiner les enjeux, les défis et les perspectives de la production des fleurs et plantes
ornementales à Brazzaville. La méthodologie adoptée a consisté à exploiter les
données existantes et les enquêtes de terrain. Les résultats obtenus montrent que les
sites d’exploitation identifiés à Brazzaville sont situés le long des trottoirs et abords
des artères principales. Leur occupation est illégale, malgré l’existence d’une
règlementation en la matière. En effet, la croissance urbaine démesurée de Brazzaville pose de nombreux défis, malgré l’ambition des pouvoirs publics de vouloir « mieux
maîtriser l’occupation de l’espace ». Celle-ci entraîne la conversion des zones de
production horticole en terrains constructibles, accueillant des infrastructures sociales
et économiques. Cette réalité marginalise, les producteurs en quête d’espaces. Pour
répondre à leur besoin d’espaces, les producteurs se proposent de squatter à travers
les occupations illégales, les espaces publics interdits. A Brazzaville, l’effectif de
fleuristes est en pleine progression, passant de 390 fleuristes en 2015 à environ 500
actifs en 2024.L’activité est tenue par les hommes (98%), ils sont instruits (95%) et assez
jeunes dont l’âge moyen est de 35 ans. Ils réalisent des marges bénéficiaires
satisfaisants et sont pluriactifs. Le manque de protection foncière et l’ambiguïté des
droits fonciers constituent le plus grand challenge.
Mots-clés : Croissance urbaine, pression foncière, espaces publics, Brazzaville,
République du Congo