LE TRANSPORT EXTRA-URBAIN DANS LES ECHANGES ENTRE LA VILLE DE DALOA ET SON ARRIERE-PAYS RURAL (CENTRE-OUEST, COTE D’IVOIRE)
Résumé
Depuis 1905, les pistes forestières créées autrefois favorisaient l’exploitation des
richesses naturelles de la colonie Côte d’Ivoire. Étant diversifiées à travers les actuels
confins ruraux, elles ne cessent de susciter de réguliers échanges de flux d’usagers et
de marchandises dans les contrées régionales du pays. En 1921, avec l’intégration de
l’automobile et des produits carburants aux activités coloniales dans la région du
Haut-Sassandra, des gares sont alors aménagés pour effectuer des échanges entre la
ville et ses zones rurales. Mais, la proximité des stations-services actuelles à Daloa est
devenue les lieux de départ et d’arrivée des navettes entre cette ville et ses hinterlands
ruraux. Cet article vise à analyser les risques accidentels liés aux activités conjointes à
la station-service réalisées des pompistes et des promoteurs du transport extra-urbain.
L’approche méthodologique s’est appuyée sur un volet relatif à la recherche
documentaire. Des séances d’entretiens ont été aussi réalisées au sein des structures
publiques puis, des rencontres avec les acteurs, producteurs et utilisateurs des offres
du transport extra-urbain. Ainsi, la croissance spatiale de la ville de Daloa est une
conséquence du dynamisme de son économie rurale. En absence d’opérationnalité des
plans directeurs de Daloa, les stations-services sont devenues des lieux de départ et
d’arrivée des navettes entre ladite ville et ses zones rurales. En absence de prise de
conscience des pompistes de la dangerosité des pétroles à la station-service, les
promoteurs du transport extra-urbain exposent donc les voyageurs aux risques
accidentels inhérents aux dits produits pétroliers.