VALORISATION AGRICOLE DES DEJECTIONS ANIMALES A M’BATTO (VILLE DU CENTRE-EST DE LA COTE D’IVOIRE) : DE L’AMELIORATION DES RENDEMENTS AUX ENJEUX ENVONNEMENTAUX ET SANITAIRES
Résumé
En Afrique Subsaharienne, l’agriculture se caractérise par sa faible productivité. Pour
accroître le rendement agricole, les petits exploitants agricoles ont souvent recours à
la fumure animale. Dans la ville de M’Batto, les déjections animales issues de
l’élevage intra-urbain sont utilisées par les petits exploitants agricoles pour la
fertilisation des sols en vue d’accroître les rendements des cultures vivrières et
pérennes. La chaîne de la valorisation agricole des déjections animales implique
plusieurs acteurs parmi lesquels figurent les éleveurs, les commerçants et les
producteurs agricoles. Cette étude vise à analyser les enjeux économiques,
environnementaux de la valorisation agricole des déjections animales à M’Batto. Les
résultats de cette étude reposent sur l’exploitation des données auprès de 321 chefs
de ménages impliqués dans la chaîne de valorisation des déjections animales. Il
ressort de cette étude que la valorisation agricole vise à redonner de la valeur
économique aux déjections animales. Plutôt que d’être considéré comme des rejets,
les déjections animales, sont utilisés comme des ressources pour la fertilisation des sols en vue de l’amélioration du rendement des cultures vivrières et pérennes. La
valorisation agricole des déjections animales est également une option avantageuse
pour l’amélioration de la salubrité urbaine. En effet, l’enlèvement régulier des
déjections animales au niveau des espaces domestiques et péridomestiques en vue de
la valorisation agricole a permis de réduire les risques d’exposition aux piqures de
poux rouges et aux infections respiratoires aigües à travers l’amélioration des
conditions d’hygiène intra-domiciliaires et prédomicilaires. Cette étude a permis
d’aboutir à la conclusion selon laquelle la valorisation agricole des déjections
animales a permis d’améliorer les rendements des cultures vivrières et pérennes, le
niveau de salubrité urbaine et de réduire les risques d’exposition aux piqures de
poux rouges et des infections respiratoires aigües.
Auteur.e.s
KOUASSI Konan, OKA Koffi Blaise, KOFFI Yao noël, ASSI-KAUDJHIS Joseph P., DJAKO Arsène.