LES ACTIVITES DE LA RESTAURATION POPULAIRE ET DEGRADATION DE L’ENVIRONNEMENT URBAIN A BOUAKE
Résumé
Les activités de la restauration populaire connaissent un essor remarquable à
l’échelle des grandes villes. La restauration de rue est considérée non seulement
comme une solution au problème d’emploi et de la pauvreté qui persiste mais aussi,
comme une solution aux besoins alimentaires des citadins, surtout ceux dont le
pouvoir d’achat est relativement faible. L’ampleur de cette activité à l’intérieur de la
ville de Bouaké constitue un facteur de vulnérabilité environnementale et sanitaire.
Cet article vise à analyser la dégradation de l’environnement induite par les activités
de la restauration populaire à l’échelle de la ville de Bouaké.L’objectif de la réflexion
conduite dans cet article est de comprendre d’une part les déterminants à l’essor des
activités de la restauration populaire et d’autre part, les effets néfastes de cette
activité sur l’environnement. Les résultats de ce travail émanent de la recherche
documentaire, d’une observation directe et d’une enquête de terrain réalisée en juillet
2017.Le secteur de l’alimentation de rue contribue à la production d’ordures, d’eaux
usées et à la transformation du paysage urbain. La transformation du paysage urbain
et l’insalubrité de l’espace imputable à la prolifération des points de vente d’aliments
de rue sont les supports matériels d’expression de la dégradation de l’environnement
à l’échelle de la ville de Bouaké. Les déterminants de cette dégradation
environnementale sont le produit de plusieurs facteurs défaillants aux nombres
desquels nous avons la mauvaise gestion des ordures issues des activités de la
restauration populaire et surtout du laxisme des pouvoirs publics quant à
l’occupation de l’espace public. Ce travail a permis d’aboutir à la conclusion selon
laquelle, les activités de la restauration populaire ont favorisé la dégradation de
l’environnement urbain.