LA GESTION PARTICIPATIVE, UNE SOLUTION A L’ORPAILLAGE CLANDESTIN AU NORD DE LA COTE D’IVOIRE
Résumé
Sur 258 sites d’orpaillage clandestin identifiés en Côte d’Ivoire, plus de 62% sont
localisés dans le Nord de ce pays. Le code minier ivoirien qui ne permet pas cette
forme d’extraction minière s’est avéré très répressif engageant une politique de
déguerpissement très musclée. La riposte des orpailleurs clandestins ne s’est pas fait
attendre s’attaquant parfois à des forces de l’ordre peu préparées à la réalisation de
ces opérations. Malgré tous les moyens déployés par l’État, l’exploitation minière
clandestine se poursuit encouragée par les politiciens locaux à la quête de numéraires
pour financer leurs activités politiques. L’objectif de cette contribution est de faire de
propositions en vue de favoriser une coopération gagnant-gagnant entre les
protagonistes que sont l’Etat et les orpailleurs. La méthodologie se fonde sur les
écrits antérieurs sur l’organisation de l’orpaillage dans les pays de la sous-région
ayant une longue tradition d’exploitation aurifère et des enquêtes de terrain auprès
des localités où cette activité a été à la base d’une dynamique socio-économique
perceptible. Les résultats montrent que les pouvoirs publics doivent sortir des
logiques coercitives pour ouvrir un cadre de négociation avec les populations dans la
gestion des sites vu que ces orpailleurs trouvent l’extraction artisanale plus rentable
que les indemnités octroyées par les industries d’extraction moderne.