LES FACTEURS DE L’INSECURITE A LOME DANS UN CONTEXTE DE CROISSANCE URBAINE
Résumé
L’urbanisation de l’Afrique subsaharienne est explosive surtout à partir de 1960,
année des indépendances avec un taux annuel de 4,5% alors que la croissance
économique est en moyenne 1,5 à 2,2% par an. Lomé, la capitale du Togo n’échappe
pas à ce phénomène mondial. Poumon économique, pôle politique et administratif,
elle concentre tous les pouvoirs politiques et économiques du pays, ce qui fait d’elle
une ville macrocéphale. L’objectif est de faire l’analyse des facteurs d’insécurité
urbaine à Lomé en lien avec la croissance démographique. La méthodologie de
travail se base sur des approches quantitatives et qualitatives. Elle concerne la
collecte documentaire, les entretiens et les enquêtes de terrain. L’échantillonnage
aléatoire a été adopté et a porté sur 125 personnes dont 5 responsables de la sécurité
urbaine, 15 personnes ressources et 105 citoyens. Il ressort des entretiens et des
enquêtes que l’insécurité est grandissante à Lomé surtout vers les fêtes de fin
d’année. Avec ses 1 859 800 habitants (INSEED, 2016), Lomé concentre avec son
agglomération 25% de la population nationale et s’étend sur plus de 35 000 ha. Les
conséquences d’une telle urbanisation sont l’accentuation des disparités sociales, la
dégradation des conditions de vie et la montée de l’insécurité urbaine sous toutes ses
formes comme les accidents de circulation, les vols de tout genre, les violences
urbaines et les viols.