LE BOIS DE TECK DANS LA SOUS-PREFECTURE DE BROBO (CENTRE DE LA COTE D’IVOIRE)
Résumé
Le déclin de la culture du coton et celle du café a rendu les populations de la sous-préfecture
de Brobo vulnérables. La culture de l’anacarde en laquelle les paysans ont porté leur espoir a
connu ces dernières années des difficultés de commercialisation. Face à la pauvreté encore
existante dans les ménages agricoles des villages de Brobo, la culture du bois de teck se
présente comme une opportunité.
A Brobo, sa production est de plus en plus importante. L’objectif de cette recherche est
d’analyser les impacts de la production du bois de teck dans le monde rural de cette souspréfecture. La
méthodologie adoptée
est
principalement
constituée
d’enquêtes de
terrain à
travers des
questionnaires
adressés aux
producteurs
agricoles. Un
échantillon
de 60
paysans
à raison de 12 par
village
est retenu. 5
(cinq)
villages
répartis
équitablement
dans
l’espace de
cette
sous-préfecture
ont été
visités pour
ces
travaux.
Les
résultats
révèlent que
les
avantages
agro-écologiques de ce
bois
notamment
ses
qualités
en
tant
qu’essence
de reboisement
militent en
faveur
de
son
adoption.
De plus,
il a
un
caractère
commercial.
En effet,
sur les 60
enquêtés,
46
pratiquent la culture de bois de
teck
soit
environ 77 %. Dans les
villages, les
plantations
de
teck
sont
pratiquées
à 77 %
comme
activité de
rente
et seulement 23 %
des
enquêtés
font
d’autres
activités.
L’ensemble des
superficies dédiées
à cet
arbre est de 87
hectares dans les
villages
enquêtés. Les
ventes de
ces
bois de teck
rapportent des
revenus
intéressants
déjà à la
cinquième année de
croissance. Les
ventes
à
partir de 15
ans
peuvent rapporter
jusqu’à
une
moyenne
de
10
millions
par
hectare
dans
les
localités
rurales
de
la
sous-préfecture
de Brobo.