EFFETS DES PRIX DES SPECULATIONS VIVRIERES SUR LES MENAGES DANS LES COMMUNES DE DASSA-ZOUME ET DE GLAZOUE AU CENTRE DU BENIN
Résumé
L’importance des flux internes et des flux sortant constitue un important facteur qui explique
l’occurrence des crises alimentaires surtout en période de soudure. Ces flux sont déterminés
par la différence de prix entre les lieux de production et les lieux de consommation et les
différences de prix entre les périodes d’abondance et de soudure. Les communes de DassaZoumé et de Glazoué ne sont pas en marge de la fluctuation des prix des spéculations
vivrières ainsi que de ces conséquences. L’objectif de l’étude est d’étudier l’effet des prix des
spéculations vivrières dans les Communes de Dassa-Zoumé et de Glazoué est d’en apprécier
ses conséquences sur les ménages. Cette étude a pris en compte 279 ménagesa été faite à
partir des outils (questionnaires et grille d’observation). De même, la technique de la MARP
(Méthode Active de Recherche Participative) et le focus-group ont été également
utilisés.L’évolution des prix des spéculations vivrières a été analysée sur la période de 2000-
2012.Ces différentes spéculations vivrières sont collectées à l’ONASA.
Les résultats montrent une évolution en dents de scie des prix des cultures vivrières de 2000-
2012. Ainsi, une hausse des produits vivriers suivants (maïs : 54 %, mil-sorgho : 54 % ;
igname cossette : 25 %, igname pilée : 66 %, igname ordinaire : 81 %, haricot blanc : 38 %,
haricot rouge : 32 %, manioc cossette : 23%, graine d’arachide : 80 %, riz local : 86 %, pois
d’angole 62 %, patate douce :65 %) est constatée. Cette instabilité des prix due aux facteurs
d’ordre international, régional, national et local induit une modification du comportement
des ménages en termes de consommation des produits vivriers. Tout ceci constitue des
facteurs d’instabilité non seulement niveau des ménages mais aussi et surtout des pouvoirs
politiques.