DISPARITION DES TERROIRS RURAUX ET INSERTION URBAINE DES POPULATIONS AUTOCHTONES DE LA COMMUNE D’AGOENYIVE 1 DANS LES PERIPHERIES NORD DE LOME
Publication Date : 15/12/2020
Auteur(s) :
Volume/Numéro :
Résumé :
Le déploiement des fonctions résidentielles, industrielles et commerciales dans les zones périurbaines est source de disparition des espaces de production agricole et concentre nombre des enjeux du développement au Sud. Dans les périphéries nord de Lomé, l’extension urbaine absorbe les terroirs ruraux et étend sans cesse les limites de la ville. Les anciens espaces agricoles des communautés villageoises ainsi que leurs habitations ont fait l’objet des opérations de lotissement et revendus à des allochtones, tous d’anciens habitants des quartiers centraux et péri centraux de la ville.L’épuisement des terres agricoles et la mutation du cadre de vie et de travail des populations autochtones en un espace urbain ont favorisé la régression des surfaces agricoles, la marginalisation des autochtones de leur cadre de vie crise, les problèmes de logements chez les descendants des populations autochtones.Dans une démarche méthodologique basée sur l’observation, la collecte des données et l’analyse diachronique des mutations spatiales, l’étude vise à identifier les principales victimes de la mutation spatiale d’Agoènyivé ainsi que leurs capacités de résilience face à l’extension urbaine. Plus spécifiquement, l’article décrit la perte des espaces agricoles par les populations autochtones de la commune 1 d’Agoènyivé et analyse leurs stratégies résidentielles et leurs capacités d’insertion urbaine. Cette étude a permis d’aboutir à la conclusion selon laquelle l’extension urbaine de Lomé sur les terroirs ruraux périphériques entraine des conséquences sociales, économiques et environnementales. Les communautés autochtones des anciens villages absorbés sont les plus touchées par les difficultés d’alimentation, de logement et de dégradation de leur cadre de vie inhérentes à l’extension urbaine.
No. de téléchargement :
0