EROSION HYDRIQUE DANS LE QUARTIER D’ADIDIGOME-AVATAME A LOME : QUELLES MESURES D’AMENAGEMENT POUR UNE GESTION DURABLE ?
Résumé
Nombreux sont les risques hydro-géomorphologiques qui impactent la vie des
populations des villes d’Afrique subsaharienne où l’urbanisation se singularise,
depuis plusieurs décennies, par son caractère anarchique. C’est le cas, sur le front
nord-ouest de Lomé (capitale du Togo), du quartier d’Adidogomè-Awatamè qui
connaît, une érosion hydrique intense. L’étude a pour objectifs de relever les formes
d’érosion et d’analyser les facteurs du risque érosif, afin de proposer des mesures
d’aménagement adéquates. Pour atteindre ces objectifs, une méthodologie basée sur
la collecte des données documentaires et planimétriques et lestravaux de terrain a été
adoptée.Des résultats de cette étude, il ressort que la signature de l’érosion se résume
aux marques que sont : le déchaussement des fondations de maisons, un ravinement
inquiétant des rues en terre battue et leur ensablement dans les sections où l’intensité
de la pente justifie ce processus. Le ruissellement des eaux pluviales est la principale
cause de cette érosion qui entrave la circulation des usagers. Ce mécanisme de
surface favorisé par la morphopédologie du site est renforcé par les aménagements et
animé par un climat à forte agressivité pluviométrique. Au regard de ces impacts
négatifs et dans une approche participative des populations résidentes, des mesures
appropriées ont été proposées pour une gestion durable de l’érosion.
Auteur.e.s
BAWA Dangnisso, BANASSIM Tchilabalo, AFO Bidjo, GNONGBO Tak Youssif.