LES CATASTROPHES D’INONDATION SUR DAKAR. ANALYSE DE LA DYNAMIQUE DES RELATIONS ENTRE LES SYSTEMES DES ETABLISSEMENTS ET LES SYSTEMES NATURELS VUES PAR LE PRISME DE CONSEQUENCES SOUS LA PLANIFICATION SPATIALE DANS LA VILLE DE KEUR MASSAR
Résumé
La redistribution brutale du peuplement au Sénégal durant près de vingt ans a eu
d’importantes conséquences sur les formes et l’organisation des villes. La masse de
population nouvelle arrivée dans les espaces urbanisés notamment à Dakar, nécessite
la construction de logements qui concourent à l’étalement urbain. En effet, l’habitat
spontané reste le principal moteur de l’expansion spatiale des villes sénégalaise. Cette
forme d’occupation de l’espace a engendré les catastrophes d’inondation à Keur
Massar. Cette pratique interroge à repenser la problématique des inondations dans le
prisme des relations dynamiques entre les systèmes d’établissements et systèmes
naturels. Face à cette problématique, l’objectif de cette étude est d’analyser les facteurs
qui engendrent les catastrophes d’inondation dans la ville de Keur Massar liés en
partis aux conflits entre systèmes d’établissements et systèmes naturels dans
l’occupation du sol. A l’analyse, Keur Massar est confrontée à une planification
spatiale qui ne conjugue pas les deux systèmes qui impactent 60 ha engloutis par les
eaux et plus de 58 quartiers impactés, 2.985 familles lourdement affectée1. Pour
analyser ce phénomène qui entraine un dérèglement dans l’écoulement des eaux de
pluies qui suit par mouvement gravitaire son lit naturel précédemment occupé par les
établissements humains pendant la période de sécheresse qu’a connue la métropole
dakaroise, des données qualitatives et quantitatives ont été mobilisées.
Mots clés : Inondation, catastrophes, urbanisation, planification spatiale, Keur Massar