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Auteur(s):
Ben Yaya KONATÉ, Dia Aïssata Aïda DAO.
N° Page : 750-766
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DYNAMIQUES TERRITORIALES DE LA CRIMINALITÉ ET DES VULNÉRABILITÉS SOCIALES À MONTRÉAL AVANT ET PENDANT LA COVID 19 : UNE ANALYSE SPATIALE COMPARÉE DES ENFANTS ET DES AÎNÉS DANS TROIS ARRONDISSEMENTS CENTRAUX
Résumé de l'article
Cette étude s’inscrit dans un contexte de recomposition urbaine accélérée à Montréal, où
les inégalités sociales et territoriales se sont intensifiées durant la pandémie de COVID
19. Les arrondissements centraux, Ville-Marie, Le Plateau–Mont-Royal et Mercier
Hochelaga-Maisonneuve; concentrent des populations vulnérables, notamment les
enfants (0 à 14 ans) et les personnes âgées (65 ans et plus), exposées à une insécurité
croissante. L’objectif est d’analyser la relation entre criminalité et vulnérabilité sociale
dans ces trois arrondissements avant et pendant la pandémie. En mobilisant les données
du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et de Statistique Canada (StatCan),
l’analyse spatiale réalisée sous ArcGIS Pro révèle une augmentation de la criminalité
dans les secteurs les plus fragiles. L’approche cartographique met en évidence des
disparités territoriales marquées et souligne la nécessité d’interventions locales fondées
sur la justice spatiale et la résilience urbaine.
Mots-clés : criminalité ; vulnérabilité ; Montréal ; COVID-19 ; géographie sociale ; SIG.
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Auteur(s):
Koffi Gabin KOUAKOU, Kiyofolo Hyacinthe KONÉ, Aya Christine KOUADIO.
N° Page : 767-785
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ANALYSE DE L’INCIDENCE DE L’EXPLOITATION DE L’OR SUR LES ACTIVITÉS AGRICOLES DANS LA ZONE AURIFÈRE YAOURE (CENTRE OUEST DE LA CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
Depuis la crise post-électorale de 2010 et surtout avec le nouveau code minier de 2014,
l’exploitation aurifère qu’elle soit artisanale ou industrielle s’est accentuée dans la zone
aurifère Yaouré. Cette étude analyse l’impact de l’exploitation de l’or sur les activités
agricoles dans cette zone. La méthodologie utilisée pour la collecte des données
primaires est l’entretien, l’observation et l’enquête par questionnaire. Ces données
socio-démographiques ont été traitées à l’aide du logiciel Excel. Un GPS de marque
Garmin a servi à recueillir les données spatio-temporelles. Les supports
cartographiques obtenus auprès du Centre d’Informations Géographiques et de
Cartographie (CIGN) ont subi un traitement grâce au logiciel ArcGIS. Il ressort du
traitement de ces données que l’exploitation artisanale de l’or dans le Yaouré laisse
dans son sillage des terres excavées et des tas de stériles miniers qui rend ces espaces
indisponibles pour la pratique de l’agriculture. En plus, le retournement des terres
combiné à la forte pression anthropique sur ces sites d’orpaillage entraine le
compactage du sol, ce qui rend difficile la régénération du couvert végétal et par
conséquent affecte la productivité agricole de ces sites. En outre, on assiste aujourd’hui
dans cet espace géographique à un délaissement des activités agricoles au profit de la
mine industrielle et de l’exploitation artisanale. Cet abandon de l’agriculture a entrainé
un amenuisement de la disponibilité alimentaire. Cette situation fait que 83,2 % de la
population ne peut que s’offrir seulement deux repas par jour.
Mots clés : Incidence, Exploitation de l’or, Activité agricole, Yaourè, Côte d’Ivoire.
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Auteur(s):
FONO PASCALE CHRISTELLA, MEDIEBOU CHINDJI.
N° Page : 786-815
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DECENTRALISATION ET DYNAMIQUES DU DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE LOCAL DANS LE DEPARTEMENT DE LA MVILA (SUD CAMEROUN)
Résumé de l'article
La décentralisation, instituée au Cameroun par la loi n°96/06 du 18 janvier 1996, vise
le transfert de compétences et de ressources de l’État vers les collectivités territoriales
décentralisées afin de promouvoir le développement local. Toutefois, plus de deux
décennies après sa mise en œuvre, la question de son impact réel sur le
développement économique local demeure posée, notamment dans les communes
du département de la Mvila. Cet article analyse les effets de la décentralisation sur le
développement économique, à travers la structuration des infrastructures et des
services urbains dans ce département. L’étude s’appuie sur la méthode hypothético
déductive, combinant l’analyse documentaire, l’observation de terrain, des entretiens
semi-directifs auprès des acteurs institutionnels et locaux, ainsi que le traitement de
données qualitatives et quantitatives à l’aide des logiciels SPSS et ArcGIS. Les
résultats montrent que la décentralisation a favorisé une amélioration progressive
des infrastructures économiques et des services urbains, notamment par la
construction et la réhabilitation des routes et des ponts, la création et la
modernisation des marchés, ainsi que le développement des équipements sociaux
tels que les écoles et l’électrification urbaine. Ces réalisations ont contribué à
renforcer la mobilité, les échanges économiques et l’accès aux services de base.
Toutefois, l’efficacité de ces actions reste limitée par des contraintes institutionnelles,
financières et organisationnelles, notamment la faiblesse des ressources propres, la
dépendance aux transferts de l’État et la coordination insuffisante entre les acteurs.
L’article met en perspective la nécessité de renforcer la gouvernance locale, la
mobilisation des ressources endogènes et la participation des populations, afin de
consolider les acquis de la décentralisation et d’assurer un développement
économique local durable dans les communes du département de la Mvila.
Mots clés : décentralisation – développement économique local – services urbains –
collectivités territoriales décentralisées – Mvila.
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Auteur(s):
Rolland MOUSSITOU MOUKOUENGO, René NGATSE, Paul Gurriel NDOLO.
N° Page : 816-839
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CROISSANCE DEMOGRAPHIQUE ET SPATIALE DE LA VILLE DE BRAZZAVILLE : DEGRADATION ENVIRONNEMENTALE ET DIFFICULTES DE GESTION DES DECHETS SOLIDES MENAGERS
Résumé de l'article
La ville de Brazzaville en République du Congo, comme les autres villes de l’Afrique
subsaharienne est confrontée à plusieurs problèmes, parmi lesquels ceux relatifs à la
dégradation de son environnement physique par l’érosion hydrique et les difficultés
de gestion des déchets solides ménagers. Ces problématiques préoccupent aujourd’hui
la population Brazzavilloise au regard non seulement des impacts qu’occasionne cette
dégradation environnementale mais aussi des tas d’immondices qui jonchent les rues
et avenues de la ville de Brazzaville. L’étude porte sur les 9 arrondissements de la ville
de Brazzaville et s’est déroulée d’octobre 2024 à novembre 2025. Celle-ci analyse
l’ampleur de la dégradation de la ville par l’érosion hydrique et les difficultés de
gestion des déchets solides ménagers. La méthode classique utilisée repose sur la revue
de la littérature, les observations, certains travaux de terrain ainsi que des enquêtes
auprès d’un échantillon de 90 ménages et des autorités municipales. Il ressort de cette
étude, que la ville est beaucoup dégradée et la gestion des déchets solides ménagers
(DSM) représente un défi sanitaire et environnemental. La production varie de 899,04
kg/jour dans le quartier Marché Total (Bacongo) à 59 880,8 kg/jour à Ngambio
(Mfilou), avec une dominance des déchets organiques (35,71 % à 45 %) et plastiques
(26,92 % à 42 %). La gestion repose sur des pratiques informelles, avec jusqu’à 80 % de
décharges sauvages et 41,18 % de brûlage. Le manque d’infrastructures et de coordination entrave une gestion efficace. Seul le site de Lifoula dispose d’un
enfouissement sanitaire, mais sans tri ni valorisation. L’étude recommande des
solutions durables, telles que le compostage et les recyclages, accompagnés d’une
gouvernance améliorée.
Mots-clés : Brazzaville, croissance démographique et spatiale, dégradation
environnementale, gestion des déchets solides ménagers, décharges sauvages
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Auteur(s):
Kpémame DJANKARI, Roseline KAMBOULE, Pounyala Awa OUOBA.
N° Page : 858-878
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EFFETS DE LA VARIABILITE CLIMATIQUE SUR LA DEGRADATION DES TERRES AGRICOLES DANS LA REGION DES SAVANES AU NORD TOGO
Résumé de l'article
La question de la dégradation des terres se pose avec acuité à l’échelle internationale.
La modification des paramètres climatiques notamment la pluviométrie et les
températures et l’occurrence des évènements climatiques extrêmes sont
préjudiciables à l’état, à la qualité et à la structure des terres agricoles. La présente
étude porte sur les effets de la variabilité climatique sur la dégradation des terres
agricoles dans la Région des Savanes au Nord Togo. Cette étude vise à analyser les
effets de la variabilité climatique sur la dégradation des terres agricoles dans les
zones frontalières afin de mieux comprendre les risques environnementaux pesant
sur l’agriculture. A travers les analyses statistiques appliquées sur les données de
températures et de précipitations de la période 1980-2022, des stations
météorologiques de Dapaong et de Mango, couplées des perceptions paysannes de
384 agriculteurs, l’étude a monté qu’il existe une forte corrélation entre la variabilité
climatique et la dégradation des terres agricoles. La hausse des températures sur la
période 1990 à 2022 et les fortes sécheresses réduisent l’activité des microorganismes
à transformer la matière organique du sol en nutriment disponible pour les
plantes. Au moyen de la télédétection réalisée à travers le traitement des images
Landsat 1990, 2000, 2020 et OLI, les resultats montrent une augmentation des
superficies des sols nus qui passe de 11% en 1990 à 29% et 41%, respectivement en
2000 et 2020. L’enquête montre que selon 91% des enquêtés, le changement
climatique est la principale cause de dégradation des terres dans la zone d’étude.
Seulement 9% des enquêtés attribuent la dégradation des terres agricoles aux causes
anthropiques notamment la déforestation, l’agriculture extensive et le surpâturage.
Mots Clés : variabilité climatique, dégradation des terres, région des Savanes, Nord
Togo
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Auteur(s):
N’DRI Kouamé Fréderic, Kone Ferdinand N’GOMORY, KONATE TREMAGAN, Kouamé Marc Anselme N’GUESSAN.
N° Page : 879-900
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DYNAMIQUE URBAINE ET AVICULTURE DANS LA VILLE DE BOUAKE : ENTRE OPPORTUNITÉ ÉCONOMIQUE ET DÉGRADATION ENVIRONNEMENTALE
Résumé de l'article
La ville de Bouaké a connu une expansion démographique et spatiale importante au
cours des deux dernières décennies, favorisant l'émergence de nouvelles activités
économiques, parmi lesquelles l'élevage de volailles prend une importance croissante.
L'objectif général de cette étude est d'analyser les interactions entre la dynamique
urbaine et le développement de l'élevage de volailles à Bouaké, en soulignant ses
avantages économiques et ses impacts environnementaux. Plus précisément, elle vise
à identifier les zones où se situent les élevages de volailles dans la ville, à examiner les
facteurs socio-économiques qui favorisent leur développement et à évaluer leurs effets
sur l'environnement urbain. Pour atteindre ces objectifs, la recherche utilise une
méthodologie mixte combinant des enquêtes de terrain auprès des éleveurs et des
ménages voisins, des entretiens semi-directifs avec les services techniques (Direction
régionale des ressources animales, mairie, ANADER) et des observations directes des
élevages. Les données recueillies ont été traitées statistiquement à l'aide des logiciels
SPSS et Excel, et la localisation des élevages a été cartographiée à l'aide d'ArcGIS. Les
résultats montrent que l'urbanisation rapide de Bouaké favorise la croissance de
l'élevage de volailles, avec une augmentation du nombre d'élevages familiaux, semi
industriels et industriels. Entre 1986 et 2025, la végétation a chuté de 46 % à 10 %, tandis
que les zones urbanisées ont atteint 87 %, repoussant les exploitations agricoles en périphérie. Les exploitations semi-industrielles dominent (45 %), suivies par les autres
types d'exploitations. L'élevage de volailles, réparti entre les exploitations
traditionnelles (30 %) et les exploitations industrielles (25 %), témoigne d'une
modernisation progressive. Il constitue une source importante d'emplois et de
revenus : la production représente 42 % des emplois. 41 % des éleveurs perçoivent un
revenu annuel compris entre 500 000 et 1 000 000 de francs CFA, 40 % gagnent plus
d'un million de francs CFA et 19 % moins de 500 000 francs CFA. Toutefois, cette
activité a un impact environnemental significatif, aggravé par une réglementation
insuffisante et un manque de contrôle technique (60 % des éleveurs ne sont pas
contrôlés), ce qui limite la durabilité du secteur.
Mots clés : Dynamique urbaine, Aviculture, Bouaké, Opportunité économique,
Dégradation environnementale
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Auteur(s):
AGBON Apollinaire Cyriaque, MEKPEZE Sènami Fred.
N° Page : 901-922
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CARTOGRAPHIE DES CONTRAINTES A L’ETALEMENT URBAIN DANS LA COMMUNE DE SEME-PODJI (SUD DU BENIN)
Résumé de l'article
La maitrise de l’étalement urbain représente pour la commune de Sèmè-Podji un
enjeu primordial dans son processus de développement. C’est en ce sens que la
présente recherche a été initiée afin d’étudier les contraintes à l’étalement urbain
dans la commune de Sèmè-Podji. La démarche méthodologique utilisée est basée sur
la recherche documentaire, les enquêtes de terrains, le traitement des données et
l’analyse des résultats. Pour aboutir aux résultats, les images Landsat des années
2005 et 2023 ont été utilisées. Ces images ont été traitées à l’aide du logiciel Envi 5.3
et intégrées dans le logiciel ArcGIS 10.8 pour réaliser les cartes d’occupation du sol et
calculer les superficies. Les données issues des enquêtes de terrain ont été organisées
dans un fichier Excel 2013. Les résultats issus de cette recherche montrent que la
progression urbaine est prononcée dans les arrondissements d’Ekpè, Agblangandan,
Sèmè-Podji, de Djèrèbé et se développe autour des infrastructures
sociocommunautaires et le long des routes bitumées. Entre 2005 et 2023 les zones
urbaines ont progressé de 8588 ha au profit des champs et jachères qui ont régressé
de 9055 ha ce qui témoigne de l’étalement urbain. Les infrastructures sont quant à
elles passées de 116 à 337 unités. Le lotissement (40%), l’électrification (50%), la
croissance démographique (70%) et la proximité avec le Nigéria, et les villes de
Cotonou et Porto-Novo (80%) sont d’après l’interview de la population les
principaux facteurs qui ont été à la base de l’étalement urbain dans la commune de
Sèmè-Podji. Malgré ces multiples facteurs, certaines contraintes comme les zones
d’accès difficiles, les zones environnementales sensibles à l’installation humaine et les
zones à risques de conflits fonciers ne sont pas favorables à la progression urbaine
dans la commune de Sèmè-Podji, elles représentent donc les contraintes à l’étalement
urbain.
Mots clé : Cartographie, contraintes, étalement urbain, télédétection, Sèmè-Podji
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Auteur(s):
QUENUM Comlan Irené Eustache Zokpénou, DOSSOU GUEDEGBE Odile V..
N° Page : 923-940
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GESTION DES ESPACES FRONTALIERS ET SECURITE DANS L’ARRONDISSEMENT D’IGANA (COMMUNE DE POBE)
Résumé de l'article
La gestion des espaces frontaliers constitue un enjeu stratégique pour la sécurité, le
développement et la cohésion sociale. Le présent article vise à analyser des modes de
gestion et la sécurité dans l’espace frontalier d’Igana dans la Commune de Pobè.
L’approche méthodologique combine des enquêtes de terrain auprès de 75 acteurs
locaux (autorités locales, chefs de villages, forces de sécurité et populations) et
l’observation directe. Les données collectées ont été analysées à l’aide du modèle
SWOT. Les résultats montrent que la gestion de l’espace frontalier repose surtout sur
les acteurs communautaires : 92 % des enquêtés considèrent les chefs de village comme
premiers intervenants. Les problèmes et contraintes, comme la faible présence des
forces de sécurité, l’absence de poste de douane et la dégradation des pistes, affectent
60 % des habitants qui ont peu confiance et 30 % qui n’en ont aucune, renforçant le
sentiment d’abandon et le manque de cohésion sociale.
Mots clés : Igana, Pobè, frontière, sécurité, gouvernance.
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Auteur(s):
Joseph Saturnin DIEME, Henri Marcel SECK, Bonoua FAYE, Ibrahima DIALLO.
N° Page : 941-955
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EVOLUTION DE L’OCCUPATION DES SOLS DANS LA COMMUNE DE MANGAGOULACK DE 1982 A 2025
Résumé de l'article
Comprendre les transformations territoriales en Afrique de l'Ouest, spécialement dans
les zones fortement affectées par des pressions environnementales et humaines, passe
par l'étude des dynamiques d'occupation du sol, qui est un enjeu de premier plan.
Cette recherche se penche sur les transformations spatio-temporelles des entités
paysagères dans la localité de Mangagoulack (Sénégal) de 1982 à 2025, une époque
caractérisée par d'importants changements socio-économiques, politiques et
climatiques. Grâce à l'utilisation de données satellitaires Landsat provenant de l'USGS
et traitées avec les logiciels ArcGIS et ENVI, nous avons conçu des cartes d'occupation
du sol et diachroniques, en utilisant une approche de classification supervisée. Les
conclusions soulignent une diminution notable de la végétation (-19,95 %) et des
vasières (-13,28 %) au bénéfice de l'accroissement des tannes (59,89 %), des zones
construites (19,83 %), des zones de cultures sous pluies (15,63 %), de la mangrove (1,42
%), et des étendues d'eau (0,01 %). Cette dynamique est soutenue par des éléments à
différentes échelles, tels que la variabilité climatique, la salinisation des zones basses,
les conflits armés à l'échelle régionale et la pression démographique. Ces conclusions
mettent en lumière l'étendue des transformations territoriales en cours et soulignent
l'importance d'une gestion durable de l'utilisation des sols.
Mots clés : Evolution, occupation, sols, commune, Mangagoulack
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Auteur(s):
KANKPENANDJA Laldja, BAWA Dangnisso, ODJIH Komlan.
N° Page : 956-971
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UTILISATIONS DES TERRES ET GEOMORPHODYNAMIQUE SUPERFICIELLE DANS LE BASSIN VERSANT DU BONKOUN AU NORD-TOGO
Résumé de l'article
Tributaire de la rivière Namiélé, le ruisseau Bonkoun draine un bassin versant dont la
géomorphographie est caractérisée par des bas-fonds bien épanouis. Pour améliorer la
production agricole dans ces bas-fonds, deux retenues hydro-agricoles ont été
réalisées. Mais, ces retenues d’eau ont été colmatées prématurément. Dans le cadre du
Projet d’Appui au Développement Agricole au Togo (PADAT), ces bas-fonds ont été
identifiés pour être aménagés. Mais, ce projet est aussi soumis à d’énormes contraintes
à cause de l’abondance des flux sédimentaires. C’est ce problème qui a suscité la
présente étude dont l’objectif est d’évaluer l’influence de l’utilisation des terres sur la
géomorphodynamique superficielle dans le bassin versant. La méthodologie a consisté
à
collecter et à traiter les données sur l’utilisation des terres et la
géomorphodynamique. Les données ont été collectées à travers des enquêtes, des
mesures directes sur le terrain et la télédétection. Les résultats ont révélé une
prédominance des terres agricoles sur lesquelles l’érosion est très intense et une
sédimentation active dans les lits fluviaux et les retenues d’eau. La dégradation
spécifique est en moyenne de 28,03 t/ha/an et la sédimentation moyenne de 0,39
m/an. Ces résultats sur la géomorphodynamique et ses principales causes constituent
des données utiles pour une orientation sur une gestion intégrée du bassin versant.
Mots clés : Utilisation des terres, géomorphodynamique superficielle, bassin versant
de Bonkoun, Nord-Togo.
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Auteur(s):
KOUADIO N’dri Ernest.
N° Page : 972-987
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DISTRIBUTION SPATIALE DES SERVICES URBAINS DANS UN CONTEXTE D’EXPANSION URBAINE A BINGERVILLE EN COTE D’IVOIRE
Résumé de l'article
Située à l’est d’Abidjan, Bingerville constitue l’un des pôles majeurs de l’urbanisation
métropolitaine, marquée depuis 2010 par une pression foncière croissante, la création
de nouveaux lotissements et la mise en œuvre de projets d’aménagement structurants
(voies express, nouveaux quartiers et zones économiques). Cette expansion transforme
profondément l’espace local et entraine des déséquilibres dans la répartition et
l’accessibilité des services urbains soulevant des enjeux importants de gouvernance et
de planification. Cette étude vise à analyser la distribution spatiale des services urbains
à Bingerville à l’aide d’outils cartographiques et d’analyses spatiales. La méthodologie
adoptée combine recherche documentaire, analyse spatiale, observation directe et
enquêtes de terrain. Des entretiens semi-directifs ont été conduits auprès des
responsables municipaux, des chefs de quartiers et des directions locales des
ministères sectoriels afin de documenter les infrastructures et leur logique
d’implantation. Un échantillon raisonné de 304 chefs de ménages a été interrogé pour
représenter les principaux types d’espaces urbains identifiés à Bingerville. Les
résultats indiquent que la ville compte 262 équipements scolaires et cinq équipements
sanitaires concentrés dans les quartiers centraux ainsi que les principaux services
administratifs (sous-préfecture, SODECI, commissariat et brigade de gendarmerie).
En revanche, les quartiers périphériques récents ou en expansion présentent un déficit
en équipements scolaires, sanitaires, et d’assainissements entraînant des temps et
coûts plus élevés pour les habitants. Ces constats révèlent une distribution spatiale
inégale des services urbains où l’urbanisation rapide accentue les disparités socio
spatiales et souligne l’urgence de mettre en place une planification urbaine intégrée.
Mots-clés : distribution spatiale, expansion, planification, services urbains, Bingerville
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Auteur(s):
MBARGA ATEKOA Nicolas Brice Fridolin, TCHEKOTE Hervé, LARDON Sylvie.
N° Page : 988-1019
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MECANISMES ET DEFIS DE L’APPROVISIONNEMENT VIVRIER DE LA METROPOLE YAOUNDE PAR SES PERIPHERIES : CAS DE NKOMETOU, NKOLAFAMBA ET MBANKOMO
Résumé de l'article
Depuis plusieurs décennies, la croissance démographique et l’urbanisation rapide de
Yaoundé contribuent à modifier la problématique de l’approvisionnement
alimentaire des citadins. L’augmentation de la charge démographique s’est en effet
accompagnée d’une demande croissante en denrées alimentaires et en produits
variés. En réponse à cette situation, l’agriculture vivrière aux portes de la ville se
positionne comme une contribution à l’approvisionnement durable des ménages. Le
présent article vise donc à partir des cas de Nkometou, Nkolafamba et Mbankomo, à
identifier les mécanismes et les défis de l’approvisionnement vivrier de Yaoundé.
Pour mener à bien ce travail, la méthodologie a nécessité outre l’observation et la
revue documentaire, une enquête approfondie avec 18 entretiens et 574
questionnaires administrés. Les résultats de l’étude révèlent qu’au-delà des
conditions naturelles et climatiques, l’accès aux terres (héritage, achat, don ou
location), la main d’œuvre et les capitaux sont les mécanismes de la production
vivrière périphérique de Yaoundé. Grâce à ces mécanismes, des flux marchand et
non marchand s’opèrent de la périphérie vers Yaoundé et vice-versa ceci de manière
constante marquant ainsi l’interconnexion de ces deux espaces. À partir de ces flux,
des défis multiples émergent et engendrent de nouvelles formes de gouvernance
visant à élaborer une stratégie territoriale durable.
Mots clés : croissance démographique, urbanisation, approvisionnement vivrier,
périphérie, interconnexion
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Auteur(s):
Fatimata SANOGO, Adama KEKELE, Laurent Tewendé OUEDRAOGO.
N° Page : 1020-1037
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AMENAGEMENT HYDRO-AGRICOLE ET DYNAMIQUE DU FRONT PIONNIER AGRICOLE DANS LE SOUS BASSIN VERSANT PLANDI 2 DANS UN CONTEXTE DE MIGRATION AGRICOLE, REGION DU GUIRIKO1 (OUEST DU BURKINA FASO)
Résumé de l'article
A la confluence des politiques de décongestion des terroirs humains « saturés », des
aléas climatiques, et du développement rural, sont apparues, en Haute Volta (actuel
Burkina Faso), les « terres neuves ». Celles-ci ont été aménagées sur les vallées des
voltas (noire, blanche et rouge) où ont été installées des populations paysannes
éprouvées par les épisodes de sécheresse (1967-1968, 1973-1974, 1985-1986). La région
des Hauts-Bassins a enregistré ces types d’aménagement sur lesquels ont été mis en
œuvre des transferts de populations sous l’égide de l’Etat, de même que des
migrations agricoles spontanées. Il s’en est suivi la création d’un front pionnier
agricole dynamique, en l’occurrence dans le bassin versant Plandi 2. En effet, d’un
espace presque inoccupé en 1972, le sous bassin versant Plandi 2, se présente, en
2018, comme un espace fortement marqué par les activités humaines, notamment
agricole. La superficie des formations naturelles est passée de 90,6 % en 1972 à 15, 77
% en 2018 et celle des zones de culture de 1, 97 % à 78,61 % pour les mêmes dates. Cet article vise à analyser la dynamique du front pionnier du sous bassin versant
Plandi 2 au prisme de la migration agricole au profit des plaines aménagées de
Banzon, de Bama, de Niéma Djonkélé. La méthodologie combine l’approche
diachronique, systémique et spatio-temporelle. Les données exploitées sont celles des
images satellites Landsat de 1972 et SPOT de 1988, 1998, 2008 et 2018 combinées à
celles des enquêtes conduites sur le terrain. Les données servant de base d’analyse
dans cette contribution sont tirées de celle d’une thèse de doctorat.
Mot clés : Région des Hauts-Bassins, Burkina Faso, sous-bassin versant Plandi 2,
front pionner, migration agricole, plaine aménagée.
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Auteur(s):
SAGNA Ambroise, BA Djibrirou Daouda, SECK Henri Marcel, DIATTA Hortence Diendène.
N° Page : 1038-1058
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APPROCHE PAR TELEDETECTION DE LA DYNAMIQUE SPATIO TEMPORELLE DES TERRES SALÉES DU SOUS-BASSIN DU KAMOBEUL BOLONG ENTRE 1985 ET 2015
Résumé de l'article
L’évolution des terres salées constitue une problématique majeure dans les
écosystèmes estuariens d’Afrique de l’Ouest, notamment en Basse-Casamance, région
affectée par une forte salinisation des sols. Cette étude propose une analyse
diachronique de la dynamique des terres salées dans le sous-bassin du Kamobeul
bolong entre 1985 et 2015, à travers une approche méthodologique fondée sur la
télédétection spatiale et le SIG. Les images satellitaires Landsat TM et OLI ont été
traitées avec une classification supervisée validée par matrices de confusion. L’indice
de végétation NDVI a été calculé pour suivre l’évolution de la couverture végétale. Les
résultats révèlent une forte progression des tannes et sols nus, passés de 13 572 ha en
1985 à 18 672 ha en 2015, soit une augmentation de 5 100 ha. Les cartes diachroniques
permettent d’identifier les zones de conversion des rizières en terres salées, marquant
une dégradation sévère du potentiel agraire du bassin. Cette approche montre
l’efficacité des outils de télédétection pour le suivi des dynamiques éco-environnementales à l’échelle locale, et souligne l’urgence d’interventions en matière
d’aménagement et de restauration des sols.
Mots-clés : télédétection, NDVI, salinisation, SIG, Kamobeul bolong, Casamance
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Auteur(s):
Koly Noël Catherine KOLIÉ.
N° Page : 1040-1060
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TRANSPORTS ET DEVELOPPEMENT SOCIOECONOMIQUE EN GUINEE FORESTIERE
Résumé de l'article
Le réseau de transport de la Guinée Forestière est peu diversifié, moins dense,
insuffisant et en mauvais état dans sa majorité. Cette limite freine le développement
socioéconomique de cette région frontalière à la Haute Guinée au Nord, à la Côte
d’Ivoire à l’Est, au Liberia au Sud et à la Sierra Leone à l’Ouest. L’étude expose les
modes de transport existants et analyse leur contribution. La méthodologie a combiné
l’analyse documentaire et l’enquête de terrain. Les données collectées auprès de 246
enquêtés dans 49 sites ont été traitées sur SPSS et Excel. Les résultats montrent que le
transport routier concentre 80 à 90% des flux et constitue le principal vecteur de la
mobilité pendant que les transports fluvial, aérien et ferroviaire totalisent un
rendement moins important. Ainsi, une politique d’investissement, d’entretien et de
diversification des infrastructures s’impose pour renforcer la connectivité et améliorer
le développement socioéconomique de la Guinée Forestière.
Mots-clés : Guinée Forestière, transport routier, transport fluvial, transport aérien,
transport ferroviaire, développement socioéconomique
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Auteur(s):
LONDESSOKO DOKONDA Rolchy Gonalth.
N° Page : 1059-1075
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CROISSANCE URBAINE ET OCCUPATION SPATIALE DANS LA COMMUNAUTE URBAINE D’IGNIE (REPUBLIQUE DU CONGO)
Résumé de l'article
Située dans le département du Pool, à 45 km au nord de Brazzaville, la communauté
urbaine d’Ignié est une ville du sud géographique de la République du Congo,
traversée par la Route Nationale 2. Elle s’étend sur une superficie de 36 km². Cette
localité connait une urbanisation accélérée qui influence l’occupation spatiale. La
présente étude porte sur l’analyse de la croissance urbaine et de l’occupation spatiale
dans la Communauté Urbaine d’Ignié. Une enquête de terrain menée auprès de 120
personnes sur la base d’un choix raisonné, l’exploitation de données démographiques
et foncières, pendant la période allant du 10 au 25 avril 2025, ont permis de réaliser
cette étude. La méthodologie de ce travail s’est basée sur les observations directes, les
entretiens avec les autorités locales et une enquête par questionnaire. Les principaux
résultats montrent que la majorité de population enquêtée provient de Brazzaville.
Concernant l’occupation spatiale, 40% des enquêtés sont propriétaires contre 60% qui
ne le sont pas. Ce territoire se caractérise par une prédominance des acquisitions
foncières informelles, une concentration féminine dans la dynamique d’appropriation
foncière, une pression sur les ressources et infrastructures, et une occupation
anarchique de l’espace. L’étude mobilise une analyse FFOM (Forces, Faiblesses,
Opportunités, Menaces) pour diagnostiquer les potentialités et contraintes de cette
communauté urbaine.
Mots clés : Croissance urbaine, Occupation spatiale, Communauté Urbaine, Ignié,
République du Congo.
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Auteur(s):
N’GORAN Kouamé Fulgence.
N° Page : 1061-1086
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DÉTERMINANTS SOCIODÉMOGRAPHIQUES DU TOURISME NOCTURNE DANS LA VILLE DE BOUAKÉ
Résumé de l'article
En vogue dans les plus importants centres urbains, à travers le monde, le tourisme
nocturne tend à s’affirmer comme une activité touristique majeure pour la
redynamisation des villes. Activité touristique, principalement, animée par les
populations locales, le tourisme nocturne s’affirme de plus en plus comme l’expression
des aspirations desdites populations. En Côte d’Ivoire, dans la ville de Bouaké, où il
est enregistré une multiplicité ethnique caractérisée par la jeunesse de sa population,
il est constaté un dynamisme du secteur du tourisme et des loisirs nocturnes. Cette
étude a pour but d’analyser les besoins de consommation de la nuit exprimés par les
populations pouvant contribuer à asseoir une économie touristique nocturne dans la
ville de Bouaké. Dans ce cadre, les recherches se sont fondées sur une diversité de
travaux scientifiques ainsi que sur des observations et des enquêtes de terrain.
De cette démarche scientifique, les résultats ont révélé que les populations de la ville
de Bouaké, notamment les autochtones baoulés, ont des rapports très anciens avec
l’animation de la vie nocturne. Également, la structure de sa population, notamment
la jeunesse de sa population constitue, à la fois un marché de consommation ainsi
qu’une main-d’œuvre pour l’animation de la vie nocturne au sein de la ville de Bouaké.
À partir de ces résultats, cette étude a permis d’aboutir à la conclusion selon laquelle
la ville de Bouaké dispose d’importants atouts pour dynamiser son secteur touristique
nocturne.
Mots-clés : Côte d’Ivoire, Bouaké, Tourisme nocturne, Déterminants
sociodémographiques, habitus
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Auteur(s):
Salifou COULIBALY.
N° Page : 1076-1092
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CROISSANCE DEMOGRAPHIQUE ET CRISE DU LOGEMENT DANS LA VILLE DE BINGERVILLE (CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
La croissance démographique rapide en Afrique en générale, et en Côte d’Ivoire en
particulier, exacerbe les défis urbains, notamment l’accès au logement. La ville de
Bingerville, une commune située à la périphérie d’Abidjan, a vu sa population passer
de 80 242 habitants en 2014 à 195 358 habitants en 2021 (RGPH, 2014 et 2021), entraînant
une pression foncière et immobilière accrue. La présente étude vise à analyser les effets
de cette croissance sur la crise du foncier et du logement à Bingerville. La
méthodologie combine une recherche documentaire et une enquête de terrain auprès
de 384 ménages, sélectionnés par échantillonnage stratifié proportionnel dans huit
quartiers de ladite ville. Les résultats révèlent une prédominance de la location (72 %
des ménages), des loyers élevés (32 % entre 121 000 et 200 000 FCFA), une saturation
des services urbains et une densification du bâti. Les solutions plébiscitées par les
populations incluent la construction de logements sociaux (66 %), l’accès à des crédits
immobiliers (57 %) et la régulation des prix du loyer (48 %). La crise du logement à
Bingerville appelle une intervention publique multidimensionnelle pour répondre aux
besoins croissants.
Mots-clés : Croissance démographique, crise du logement, Bingerville, loyers, accès
à la propriété.
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Auteur(s):
KOUADIO Datté Anderson.
N° Page : 1087-1102
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ANALYSE DE L’IMPACT DE LA FRONTIERE IVOIRO-GHANEENNE SUR LES DYNAMIQUES MIGRATOIRES DANS LA VILLE D’ABENGOUROU (EST, COTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
Située à l’Est du territoire ivoirien, à environ trente kilomètres de la frontière ivoiro
ghanéenne, la ville d’Abengourou appartient à la Côte d’Ivoire forestière. Sa position
géographique stratégique en fait d’elle un espace de passage, de transit et d’accueil,
induisant de profondes recompositions socio-démographiques. La présente étude
analyse l’influence de la frontière ivoiro-ghanéenne sur les dynamiques migratoires à
destination d’Abengourou et examine les mutations socio-démographiques qui en
résultent. En s’appuyant sur une méthodologie mixte, fondée sur la recherche
documentaire, les enquêtes de terrain, l’administration de questionnaires et la
conduite d’entretiens semi-directifs, cette étude a permis de dégager des résultats
significatifs. Ceux-ci révèlent que la migration vers Abengourou est principalement
masculine et fortement marquée par la présence de la communauté burkinabè,
phénomène favorisé par la facilité d’accès qu’elle offre. Les données recueillies
montrent également que la frontière agit comme levier d’opportunités économiques
tout en facilitant une intégration relativement aisée des migrants au sein de la vie
communautaire locale. L’article recommande, en conséquence, une meilleure prise en
compte de ces migrants dans la politique locale de développement, notamment à
travers la mise en place de mécanismes municipaux plus efficients.
Mots clés : communauté, frontière, intégration, migrant, migratoire, population.
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Auteur(s):
KONAN Aya Suzanne.
N° Page : 1093-1111
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LES EXTERNALITES SOCIO-ECONOMIQUES DE LA TRANSFORMATION DU MANIOC DANS LA VILLE DE TOUMODI (COTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
La Côte d’Ivoire est un pays à économie agricole. Le manioc, l’un des produits phares
de l’agriculture ivoirienne, est incontournable dans l’alimentation et dans l’économie
de plusieurs ménages ivoiriens tant en qualité de matière première que de par ses
produits dérivés. La présente étude se propose d’évaluer les externalités socio
économiques de la filière manioc dans la ville de Toumodi. Pour bien la mener, cette
étude repose sur une démarche méthodologie axée sur des recherches documentaires
et une étude de terrain exhaustive à partir de questionnaire, de guide d’entretien, de
recensement de sites de transformations et des moulins de la ville de Toumodi. Il en
ressort de cette étude que la transformation du manioc est peu exigeante en
investissement (moins de 60 000 pour (99%) de transformatrices) et en niveau
d’instruction (59% de non scolarisés). Mieux, la filière manioc, particulièrement sa
transformation, constitue une véritable source d’insertion socio-professionnelle à
Toumodi de par sa chaîne de valeur et de ses importantes sources de revenus qui est
de 280.000 F CFA minimum pour (49%) de transformateurs. Pour terminer, l’activité
est une aubaine pour les vendeurs de bois de chauffe, pour les moulins, pour les
producteurs de manioc du département et aussi pour les transporteurs.
Mots clés : Toumodi, Filière Manioc, Chaîne de valeur du manioc, Externalité socio
économique, Revenu.
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Auteur(s):
Laetitia Guylia ROGOMBE, Nadine Nicole NDONGHAN IYANGUI, Marjolaine OKANGA-GUAY, Whivine Nancie MAVOUNGOU-MAVOUNGOU, Jean-Bernard MOMBO.
N° Page : 1103-1117
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L’URBANISATION DU GRAND LIBREVILLE : ENTRE PRESSION FONCIERE ET PRESSION ENVIRONNEMENTALE
Résumé de l'article
Le Gabon connaît depuis plusieurs années une urbanisation accélérée et incontrôlée.
Celle-ci se matérialise à Libreville, la capitale, par une extension du centre vers ses
périphéries sud, est et nord, en intégrant d’anciens villages dans le tissu urbain. Cette
croissance, démographique et territoriale du Grand Libreville est caractérisée, entre
autres, par des pressions foncières et environnementales. Ainsi, cette étude a pour
objectif de mettre en évidence les pressions foncières et environnementales, sources de
désordre urbain, en comparant la situation de l’occupation du sol dans les quartiers
Okala et Angondjé entre 2007 et 2022, et en examinant leurs impacts potentiels. Les
investigations faites se sont appuyées sur la collecte des données de terrain, l’analyse
des images satellitaires et la cartographie. Les résultats obtenus démontrent des
changements d’occupation du sol, dont une progression du front urbain avec un
empiètement sur des terres non aedificandi et, également, une régression ou une progression du couvert végétal par endroits. La conséquence majeure est la
destruction des écosystèmes sensibles, tels que les zones humides pourvoyeuses
d’importants services écosystémiques, les pollutions et les pertes économiques. Or, ces
milieux sont essentiels dans le développement urbain durable conciliant patrimoine
foncier et environnemental.
Mots clés : Okala, Angondjé, Urbanisation, Pression foncière, Pression
environnementale, Zones humides.
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Auteur(s):
Daniel Guikahué BISSOU.
N° Page : 1112-1123
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EVALUATION DES PRATIQUES ECOTOURISTIQUES DANS LES VILLAGES COTIERS DE LA REGION DE SAN PEDRO : LE CAS DU VILLAGE NERO-MER DANS LA SOUS-PREFECTURE DE GRAND-BEREBY
Résumé de l'article
La région de San Pedro dispose d’un espace rural qui est non seulement riche en
ressources territoriales touristiques, mais considérées aussi comme un cadre de
pratique de l’écotourisme. C’est l’une des formes de prédilection dans le village Nero
Mer- Gboupé dans la Sous-Préfecture de Grand-Béréby. Des milliers de visiteurs y
transitent toutes les saisons. Cependant, l’impact des visites et leur conformité avec les
principes du tourisme durable demeurent encore insuffisamment connus. Cette étude
a donc pour objectif d’évaluer les pratiques écotouristiques dans l’espace rural de
Nero-Mer. Cette recherche se fonde sur l’observation directe, l’analyse documentaire,
une enquête auprès de 300 visiteurs selon la technique de boule de neige et un
échantillon des ménages du village, des entretiens semi-directifs avec tous les leaders
d’opinion et deux focus groups. Les résultats montrent que les pratiques touristiques
de 98% des visiteurs y sont la découverte et l’observation de l’embouchure du fleuve
Néro, la balade fluviale, les singes au nez blanc et d’autres espèces animales rares, le
tunnel des mangroves. Par ailleurs, l’affluence des visiteurs analysée en rapport avec
les principes du tourisme durable présente des risques de menace de la biodiversité.
Le mode de gestion de ces pratiques écotouristiques relève des risques de
marchandisation du patrimoine culturel et naturel du village. Il ressort de cette étude,
la nécessité d’orienter l’écotourisme dans le village Nero Mer- Gboupé dans une vision
du tourisme durable.
Mots-clés : Côte d’Ivoire, Nero-mer, écotourisme, évaluation, tourisme durable
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Auteur(s):
Ramatoulaye MBENGUE.
N° Page : 1118-1134
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LA GESTION DES DECHETS SOLIDES MENAGERS PAR REUTILATION DANS LA COMMUNE DE NGOR, SENEGAL
Résumé de l'article
Dans les villes des pays en développement, notamment au Sénégal, l’amélioration du
cadre de vie est au cœur de toute politique de développement. La gestion des déchets
produits dans les villes joue un rôle capital à la fois pour l’amélioration du cadre de
vie des populations et la protection de l’environnement. L’activité humaine a, de tout
temps, été génératrice de déchets de toutes sortes. Chaque période coïncide avec un
mode spécifique de traitement des rebuts. L’étude de caractérisation menée dans la
commune de Ngor montre que plus de 50% des déchets produits peuvent ne pas être
admis dans une poubelle. L’analyse de la filière valorisation des déchets solides
devient de plus en plus importante et intéresse les populations. L’objectif de cette
étude vise à monter les potentialités de réutilisation des déchets solides ménagers dans
la commune de Ngor au Sénégal. La méthodologie utilisée repose sur une typologie
des déchets solides ménagers, associée à une collecte de données qualitatives et
quantitatives et de levée GPS dans la zone d’étude. Le postulat de départ qui constitue
le fil directeur de cette étude est que les analyses faites sur l’étude de valorisation des
déchets ne sont pas toujours efficaces. La commune de Ngor collecte les déchets à plus
de 90% des ménages. Les 10% des enquêtés déversent les déchets dans les caniveaux
et dans les zones non aedificandi. D’après nos enquêtes 59,04% des ménages jugent
que le système est efficace ; 22,71%, abordable et 13,25% qui correspondent aux
ménages dans le village de Ngor où les ruelles sont inaccessibilité. Après la collecte,
les bennes se dirigent vers la décharge de Mbeubeuss ainsi, plus de 85% des déchets
produits sont collectés et mis en décharge. Les modes de traitement sont la mise en
décharge contrôlée 85 % suivi de l’enfouissement 8 % et enfin le brulage 4%. Les 3%
restant se retrouvent sur la plage. Les déchets produits donc dans la commune de Ngor
peuvent faire l’objet de valorisation réduisant les frais de collecte et de transport.
Mots-clés : déchets, Ngor, réutilisation, SIG, Sénégal, typologie, Valorisation
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Auteur(s):
KOUAKOU Kouamé Abdoulaye.
N° Page : 1124-1139
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PRODUCTION DE L’ANACARDE DANS LE NORD-EST DE LA CÔTE D’IVOIRE : DE L’ESPERANCE AUX DESARROIS DES PAYSANS
Résumé de l'article
Depuis l’indépendance en 1960, le Nord-est de la Côte d’Ivoire a connu un secteur
agricole prospère. Les productions vivrières, du café et du cacao ont enregistré une
hausse respective de 531,167 %, 150 % et de 400 % de 1960 à 1985. Mais, à partir des
années 1990, les paysans ont été confrontés à une saturation foncière. De plus, les
cacaoyers et caféiers, devenus vieillissants et improductifs étaient confrontés à la
sécheresse de 1983, année marquant le début d’une pluviométrie largement déficitaire
pour ces cultures dans la région. C’est dans ce contexte que l’anacardier, plante réputée
pour sa grande rusticité et ses faibles exigences pédologiques et climatiques intègre le
système agricole du Nord-est de la Côte d’Ivoire. Déjà en 2015, la région concentrait, à
elle seule, 24,10 % de plantations d’anacardiers en production du pays. L’objectif de
cet article est de montrer que la culture de l’anacarde est passée d’une culture de
l’espérance à une culture du désarroi pour les paysans. Une analyse documentaire et
des enquêtes de terrain auprès de 248 chefs de ménages agricoles, à l’aide de
l’administration d’un questionnaire, ont servi à la collecte des données. Il en ressort
que la culture d’anacarde, une culture de l’espérance est devenue une culture du
désarroi des paysans. Elle est motivée par son adaptabilité aux conditions écologiques
de plus en plus rudes. Aussi, devant la chute des productions de vivriers, du café et
du cacao respectivement à 77,5 %, 91,70 % et 73,16 %, l’anacarde est-il perçu comme
une culture de rescousse. Mais, la culture de l’anacarde entrainant la chute des
productions vivrières, de 46 % de 1983 à 2006, contraint les paysans à l’achat de
denrées alimentaires. Or les vergers sont devenus vieux et improductifs et le prix bord
champ a une tendance baissière et passé de 450 en 1999 à 275 FCFA en 2024, soit une
baisse de 38,89 %. A l’opposé, le prix du riz, la denrée dominante des habitudes
alimentaires est passé de 240 FCFA 600 FCFA de 2008 à 2024, soit une hausse de 150 %
par rapport à janvier 2008. Cette étude a permis d’aboutir à la conclusion selon
laquelle, l’anacarde est passée d’une culture de l’espérance à une culture de désarroi
pour les paysans.
Mots clés : culture de l’anacarde, désarroi, Zanzan, Nord-est de la Côte d’Ivoire
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Auteur(s):
Daniel GOMIS, Babacar FAYE, Abdou Khadre Dieylany Yatma KHOLLE, Agnès Daba THIAW-BENGA, Aliou GUISSE, Aminata NDIAYE.
N° Page : 1135-1157
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DYNAMIQUES SPATIO-TEMPORELLES DU COUVERT VEGETAL DANS LE BASSIN ARACHIDIER DE 1985 A 2017 : CAS DE L’ARRONDISSEMENT DE DJILOR (FATICK, SENEGAL)
Résumé de l'article
Pour garantir la durabilité des écosystèmes végétaux et veiller au maintien de leur
équilibre écologique, il est important d’acquérir des informations sur leur
dynamique. C’est dans cette optique que cette étude, effectuée dans
l’Arrondissement de Djilor, une localité du bassin arachidier sénégalais, s’est fixée
pour objectif de procéder à une évaluation de la dynamique spatio-temporelle des
différentes unités du paysage. À cet effet, les images satellites Landsats des capteurs
Thematic Mapper et Operational Land Imager, des années 1985 et 2017 ont été
utilisées. L’étude diachronique a été effectuée par l’utilisation de la méthode de la
classification supervisée en faisant recours à l’algorithme du maximum de
vraisemblance. Les résultats issus de processus ont été soumis à des traitements SIG
(Système d’Information Géographique) pour la correction des vecteurs,
l’établissement des cartes de situation et l’analyse des changements. Les résultats
obtenus sont la cartographie des unités d’occupations du sol de chacune des dates et
de leur évolution dans le temps. Il a ainsi été constaté, au cours de cette période
d’étude, une régression du couvert végétal qui a perdu 17% de sa superficie initiale,
au profit surtout des espaces agricoles et des autres unités qui ont noté des
augmentations respectives de 13% et de 6,3% par rapport à leur superficie de départ.
Cette étude pourrait servir de base d’informations à la planification de l’usage des
terres et à la restauration et/ou à la gestion durable du patrimoine forestier restant
dans la zone d’étude.
Mots clés : Dynamique, télédétection, bassin arachidier, couvert végétal et
anthropisation.
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Auteur(s):
KOUADIO Nanan Kouamé Félix.
N° Page : 1158-1177
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RESTRICTIONS SANITAIRES LIEES A LA COVID-19 ET RESILIENCE DES COMMERÇANTS DE VIVRIERS A KORHOGO, COTE D’IVOIRE
Résumé de l'article
Dans l’application des mesures barrières contre la Covid-19 prônées par l’Organisation
Mondiale de la Santé, chaque État membre adopte des dispositions spécifiques à son
environnement. En Côte d’Ivoire, les autorités tinrent compte de la particularité de
chaque région dans leurs décisions de lutte contre la pandémie. Ainsi, dans la ville de
Korhogo, l’accent fût mis sur les restrictions au niveau des commerces notamment la
suppression des séances des marchés hebdomadaires (communément appelées jour
de marché) et la réduction du temps de vente dans les commerces ordinaires. Ces
dispositions, quoique protectrices, occasionnent de multiples désagréments
notamment la réduction des revenus des commerçants de vivriers ainsi que la
diminution de leur pouvoir d’achat. Pour survivre, ces derniers développent des
stratégies d’adaptation. L’objectif de la recherche est d’analyser les stratégies
déployées par les commerçants de vivriers de Korhogo pour s’adapter aux restrictions
sanitaires imposées pendant la pandémie de la Covid-19. Pour atteindre ce but, l’étude
s’appuie sur des recherches documentaires axées sur des consultations en ligne et des
enquêtes de terrain réalisées dans les marchés auprès des commerçants choisis sur la
base de la technique à choix raisonné. Les résultats de nos investigations stipulent que
les commerçants de vivriers provenant à plus de 60% des villages proches de la ville
de Korhogo, échappent aux décisions de suppression des séances de marché
hebdomadaire, dont la finalité est de faire respecter la distanciation physique dans des
lieux habituellement surchargés d’Hommes. En effet, plus de 70% des vendeurs
maintiennent ces jours de marché en les déplaçant à l’insu des autorités ; trompent les
forces de l’ordre en s’installant dans d’autres lieux de vente; et ouvrent de nouveaux
sites de distribution dispersés dans la ville de Korhogo. En définitive, les résultats
montrent que, malgré les restrictions sanitaires, les commerçants de vivriers ont
développé diverses stratégies d’adaptation, illustrant une forte capacité de résilience
face aux contraintes imposées par la pandémie.
Mots clés : Ville de Korhogo, Covid-19, commerce de vivriers, crise sanitaire, résilience
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Auteur(s):
KOUADIO Akissi Yokebed, VEÏ Kpan Noel.
N° Page : 1178-1196
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HÉVÉACULTURE CIRCULAIRE EN ZONE RURALE : UNE APPROCHE SPATIALE INTÉGRÉE À LA SOCIÉTÉ DES CAOUTCHOUCS DE GRAND BÉRÉBY
Résumé de l'article
Depuis des décennies, l’hévéaculture s’est imposée dans le rang des cultures qui
tiennent le développement économique de la Côte-d’Ivoire. Dans la sous-préfecture
de Grand-Béréby et plus précisément à la SOGB, l’hévéaculture domine les activités
agricoles, mais reste confrontée aux problèmes de gestion des déchets et résidus. Cet
article se penche sur le devenir des résidus et déchets issus de la filière hévéa de la
SOGB afin de proposer des solutions circulaires adaptées. En ce qui concerne
l’approche méthodologique, cette étude s’est axée sur la fouille documentaire, le
questionnaire, les entretiens et les observations directes sur le terrain. Les résultats qui
en découlent témoignent d’une hévéaculture productrice de plusieurs types de
déchets comme les boues et eaux de process, les bois, graines et feuilles d’hévéa, les
emballages de produits chimiques agricoles, les huiles usagées. Leur valorisation par
la SOGB se limite à la vente de quelques ferrailles et leur élimination se fait par brûlage
à ciel ouvert. De plus, les enfouissements non contrôlés des déchets dans certains
villages agricoles représentent un facteur de risque sanitaire et environnemental.
L’étude conclut que l’hévéaculture à la SOGB reste linéaire, car l’exploitation des
plantations âgées de 39 ans produit d’importants déchets et résidus gérés de manière
insuffisante.
Mots clés : Hévéaculture circulaire, Zone rurale, Approche spatiale intégrée, SOGB,
Grand-Béréby
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Auteur(s):
SOM Ini Odette épse KOSSONOU, ASSOUMOU Tokou Innocent, KOUAME Dhédé Paul Eric, DJAKO Arsène.
N° Page : 1197-1217
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LA PRODUCTION DE L’IGNAME DANS LE DEPARTEMENT DE BONDOUKOU, UNE ORGANISATION ENCORE TRADITIONNELLE
Résumé de l'article
L’igname connait un réel dynamisme du point de vue de la production agricole. Elle
demeure la culture de base dans le département de Bondoukou. L’organisation agricole
de cette culture jointe aux conditions naturelles favorise le développement de l’igname
qui toutefois dépend encore de pratiques traditionnelles. Cet article a pour objectif de
montrer les modalités de cultures de cette spéculation par les paysans dans le
département de Bondoukou. L’approche méthodologique est la collecte des données
primaires à travers des lors de l’enquête de terrain et des entretiens et des données
secondaires par la mobilisation d’une littérature adéquate. Les résultats obtenus ont été
illustrés par des tableaux, des figures et des cartes. Il ressort des travaux de recherche que
les savoirs endogènes sont dominants dans les choix opérés par les paysans pour la
culture de l’igname. En effet, on observe l’importance de la culture des variétés
traditionnelles sur celles dites modernes ainsi que l’utilisation des outils majoritairement
rudimentaires. Quant aux pratiques culturales, elles sont dominées par les méthodes
traditionnelles.
Mots clés : autochtones, allochtone, organisation agricole, organisation traditionnelle
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Auteur(s):
GBENOU Pascal.
N° Page : 1218-1232
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UTILISATION DES PESTICIDES DE SYNTHÈSE ET GESTION DES EMBALLAGES VIDES DANS LA BASSE VALLÉE DE L’OUÉMÉ (BÉNIN) : ANALYSE DIAGNOSTIQUE
Résumé de l'article
L’usage des pesticides chimiques de synthèse s’est rapidement intensifié dans la Basse
Vallée de l’Ouémé (BVO), en lien avec la modernisation des pratiques agricoles et la
pression croissante sur la main-d’œuvre. La présente étude caractérise les types de
pesticides utilisés, les circuits d’approvisionnement, les pratiques de gestion des
emballages vides ainsi que les perceptions des acteurs institutionnels. Les données ont
été collectées auprès de 900 producteurs et 90 acteurs institutionnels à l’aide de
questionnaires, d’observations directes et de l’analyse des emballages vides. Les
résultats révèlent une dépendance dominante aux herbicides à base de glyphosate,
majoritairement issus de circuits informels. La gestion des emballages est largement
inadéquate, près de 60 % des producteurs les réutilisant pour des besoins domestiques.
Ces constats soulignent l’urgence d’un renforcement des dispositifs de régulation, de
la sensibilisation des producteurs et de la promotion d’alternatives agroécologiques.
Mots-clés : Pesticides, herbicides, emballages vides, agroécologie, Bénin.
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Auteur(s):
GOLI Kouakou Camille, N’ZUÉ Koffi Pascal, ALLA Kouadio Augustin, KOUASSI Kouamé Sylvestre.
N° Page : 1233-1255
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LA PÊCHE À BÉOUMI : ANALYSE DU JEU DES ACTEURS PAR LA MÉTHODE MACTOR
Résumé de l'article
Maillon essentiel de l’économie par le passé, la pêche a énormément contribué au
développement du département de Béoumi avant de perdre peu à peu son importance
en termes de production. Aujourd’hui, dans un monde complexe en perpétuelle
mutation, redynamiser ce secteur d’activité afin qu’il joue pleinement son rôle dans le
processus de développement devient un impératif, surtout, avec l’intérêt marqué des
autochtones. Tel est le défi majeur auquel est confronté le système halieutique de
Béoumi. Cela constitue donc l’enjeu principal autour duquel se greffent plusieurs
enjeux spécifiques. Ainsi, analyser le jeu des acteurs du système halieutique de Béoumi
en vue d’éclairer les jeux d’alliances et de conflits potentiels s’avère opportun dans
cette étude. L’approche méthodologique adoptée combine des méthodes classiques de
recherches en sciences sociales et celle de l’analyse du jeu des acteurs par le MACTOR,
un outil d’analyse en matière de prospective. Les sources des données sont à la fois
primaires et secondaires. Pour ce faire, l’observation de terrain et des entretiens avec
les communautés de pêcheurs, les acteurs en amont et en aval de la pêche, les acteurs
institutionnels du secteur de la pêche, des autorités politiques et administratives du
département de Béoumi, ont été réalisés. Les données obtenues ont servi à constituer
la base de l’analyse prospective. Le traitement des données a permis d’identifier la
typologie des acteurs, le degré de stabilité du système, les positions des acteurs sur les objectifs et l’ambivalence des acteurs. Ainsi, les pêcheurs non nationaux sont
ultradominants dans le système halieutique de Béoumi. Aussi, avec un degré de
stabilité de 36%, le système halieutique de Béoumi est conflictuel avec une diversité
d’objectifs non consensuels. Enfin, pour ce qui est de l’ambivalence, l’État se révèle
être un acteur à double sens dans ses prises de position.
Mots clés : Jeu des acteurs, système halieutique, prospective, MACTOR, Béoumi.
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Auteur(s):
Déhalé Donatien AZIAN.
N° Page : 1256-1272
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ACCES A L’EAU POTABLE A LA POPULATION DE LA COMMUNE DES AGUEGUES
Résumé de l'article
L'accès limité à l'eau potable constitue un problème préoccupant, en particulier dans
les zones rurales du Bénin. Cette étude se focalise sur la Commune des Aguégués,
située dans une région méridionale du pays, afin d'analyser et de comprendre les
obstacles entravant l'accès à l'eau potable. L’approche méthodologique adoptée est axée
sur la collecte des données (recherche documentaire et travaux de terrain), le traitement des
données et l’analyse des résultats à l’aide du modèle SWOT. La taille de l’échantillon par
arrondissement est de 100 personnes (ménages) et d’un gestionnaire par réseau, et comme aux
Aguégués on a deux réseaux, ça fait deux gestionnaires. Au niveau de chaque arrondissement,
les questionnaires ont été élaborés compte tenu des critères d’accessibilité, de coût de l’eau, de
répartition géographique et la présence ou non d’infrastructure hydraulique ou autres.
L’analyse des données recueillies sur le terrain a permis de constater qu’en moyenne
17,66 %, 37,33 %, 35,33 %, 20.00 %, 16.66 %, 10,00 % des ménages enquêtés
s’approvisionnent respectivement au PM, BF, BP, rivière, citerne ou eau de pluie et à
d’autres sources telles que les FPM, les puits traditionnels et les trous aménagés. Il se
révèle donc qu’au niveau de l’arrondissement d’Avagbodji, plus de 50% des ménages
enquêtés s’approvisionnent au BF, sauf à Houédomè et Zoungamê où les taux sont de
31% et 18% à cause l’absence de BF dans ces zones et cause de la présence de la SONEB
dont les installations ne sont plus très fonctionnelles.
Mots clés : Eau potable, approvisionnement, stratégies, Aguégués.
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Auteur(s):
Jean SODJI.
N° Page : 1273-1289
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INCONSTANCE CLIMATIQUE ET RENDEMENT AGRICOLE DANS LE BASSIN VERSANT DU FLEUVE OUEME A L’EXECUTOIRE DE BETEROU AU BENIN (AFRIQUE DE L’OUEST)
Résumé de l'article
Le climat est le paramètre écologique le plus déterminant de l’agriculture. Cette étude
vise à évaluer l’influence de la variabilité climatique sur la production agricole à l’exutoire
de Bétérou. Pour cette étude, les données climatologiques utilisées concernent la pluie, la
température et l’ETP de même que les statistiques agricoles. Caractérisé par un régime
unimodal, ce bassin est sujet à la variabilité climatique marquée par un bouleversement
des saisons combinée à une augmentation des températures moyennes. L’analyse de
corrélation a permis d’apprécier le degré de dépendance existant entre la pluviométrie,
l’indice d’humidité et les rendements agricoles. Le bilan d’eau établi au niveau des
cultures atteste que le déficit ou l’excès pluviométrique affecte d’une manière significative
la croissance des espèces aux stades de la floraison, de l’épiaison ou à la maturité.
Mots clés : Variabilité climatique, rendements agricoles, bilan d’eau, température,
l’Ouémé à Bétérou.
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Auteur(s):
ASSABA Hogouyom Martin.
N° Page : 1290-1306
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IMPACT DE LA MAUVAISE GESTION DES EAUX USEES SUR L’ENVIRONNEMENT DANS LE 5éme ARRONDISSEMENT DE COTONOU (AFRIQUE DE L’OUEST)
Résumé de l'article
La ville de Cotonou est confrontée à des problèmes d’assainissement depuis des
décennies. Les eaux usées sont rejetées dans les espaces vides, dans la rue et dans les
caniveaux par les populations. Cette recherche vise à étudier l’impact de la mauvaise
gestion des eaux usées sur l’environnement dans le 5éme arrondissement de Cotonou.
Pour aboutir à ce constat, un échantillonnage a été effectué. La technique
d’échantillonnage à choix raisonné aléatoire a été retenue. Les données ont été
collectées auprès de 295 personnes, incluant des ménages, des vendeuses de nourriture
et les agents d’assainissement dans les hôpitaux. D’après les résultats, cette mauvaise
gestion des eaux usées a des conséquences graves sur l’environnement par la pollution
et la dégradation du sol, la contamination des eaux souterraines, le pourri qui flotte
dans l’air, la contamination et la pollution de la lagune de Cotonou. Vu la gravité de
la situation, il faut des campagnes de conscientisation, l’aménagement de réseaux
d'assainissement adaptés et l’élaboration d’un cadre réglementaire solide et la
répression pour la gestion des eaux usées.
Mots clés : Lagune de Cotonou, pollution, eaux usées, santé humaine, environnement.
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Auteur(s):
NIAMEY Ahou Laure Béatrice, YAPI Maxime, KOFFI Brou Émile.
N° Page : 1307-1322
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INSUFFISANCE DES EQUIPEMENTS ET DEGRADATION DE LA QUALITE DE L’ENSEIGNEMENT DANS LES STRUCTURES DE FORMATION TECHNIQUE ET PROFESSIONNELLE DANS LE DEPARTEMENT DE BOUAKE (CENTRE NORD DE LA COTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
Cet article vise à comprendre la nécessité des équipements pour une formation de
qualité dans les établissements de l’enseignement technique et de la formation
professionnelle dans le département de Bouaké en Côte d’Ivoire. La vision de l’État
ivoirien est de faire de la Côte d’Ivoire une puissance économique à l’horizon 2040, tout
en s’appuyant sur l’enseignement technique et la formation professionnelle. Cet ordre
d’enseignement permet aux apprenants d’acquérir un savoir-faire, afin de s’insérer sur
le marché du travail. Il favorise, ainsi, la promotion socioprofessionnelle des
populations. Cette étude a été possible grâce à une exploration littéraire et à des
enquêtes de terrain menées dans les établissements de l’enseignement technique et de
la formation professionnelle de la ville de Bouaké. Un échantillon de 350 personnes a
été interrogé par questionnaire. Quant à l’entretien, il a été réalisé à l’aide d’un guide
envers 33 autres personnes, tous des administrateurs. L’étude quantitative et qualitative
menée à travers ces établissements révèle les difficultés rencontrées par les enseignants
dans l’exercice de leur fonction. Ainsi, l’insuffisance et l’obsolescence des équipements,
des classes surchargées dans les établissements d’enseignement technique et
professionnel, constituent un frein à une formation de qualité. 67% des enseignants
enquêtés estiment que les équipements sont désuets et 58% déplorent des effectifs
pléthoriques. Cette situation a un impact sur les résultats scolaires et sur la qualité de
la formation.
Mots-clés : Bouaké, Établissement, Technique et professionnel, Équipements,
Apprenants.
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Auteur(s):
KOUADIO N’guessan Arsène, SANGARÉ Nouhoun.
N° Page : 1323-1337
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DYNAMIQUE DU MODE D’HABITER : DE LA PRÉCARITÉ À LA VALORISATION DES MATÉRIAUX LOCAUX À BOUAKÉ (CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
Depuis 2021, plus de la moitié des ivoiriens vivent en milieu urbain, entraînant une
forte consommation d’espace et une expansion rapide des établissements humains. À
Bouaké, malgré la crise militaro-politique de 2002, la population continue de croître,
accentuant la demande en logements. Toutefois, la cherté des matériaux modernes
freine la production immobilière et crée un déséquilibre entre l’offre et la demande.
Face à cette contrainte, de nombreux habitants recourent aux matériaux locaux. Cette
étude analyse cette dynamique du mode d’habiter à Bouaké. Basée sur des recherches
documentaires, des observations et des enquêtes auprès de 350 chefs de ménage, elle
révèle une utilisation accrue du géobéton (17 %) et de la terre battue (9 %). Malgré leurs
atouts économiques et écologiques, ces matériaux restent exploités de manière
rudimentaire. Leur valorisation constitue une solution durable conforme aux ODD 8,
9 et 11.
Mots clés : Bouaké ; Crise de logements ; Matériaux locaux ; Mode d’habiter ; Ville durable.
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Auteur(s):
Christelle Makam SIGHA, Paul TCHAWA.
N° Page : 1338-1355
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RARETÉ DES TERRES ET MIGRATIONS PAYSANNES A L’OUEST CAMEROUN : CAS DES JEUNES AGRICULTEURS DU DEPARTEMENT DE LA MENOUA
Résumé de l'article
L’activité agricole occupe une place de choix en milieu rural Camerounais. A l’Ouest
du pays plusieurs départements constituent des bassins agricoles. C’est le cas du
département de la Menoua où cette activité connait des mutations importantes et
attire de plus en plus les jeunes. Ces jeunes diplômés ou pas investissent pleinement
dans ce domaine malgré les différents obstacles qu’ils font face. L’objectif de cet
article est de faire l’état des lieux de l’accès précaire des jeunes agriculteurs aux terres
agricoles, des défis quotidiens favorisant leurs déplacements vers les localités
voisines. Les données, de nature qualitative et quantitative, ont été collectées au
travers des guides d’entretien et un questionnaire semi-structuré. L’enquête de
terrain a concerné 21 jeunes investis dans le domaine de l’agriculture dans la
Menoua, de la consultation de la littérature dédiée à cette étude. Les principaux
résultats présentent des difficultés rencontrées par de ces jeunes au niveau de l’accès
aux terres. Cette précarité au sujet de l’accès des jeunes aux terres se chiffrant à plus
de 70%, défavorise l’émergence de ce secteur dans la Menoua. Malgré ces obstacles,
des moyens d’adaptations des acteurs de mêmes que des voies de solutions sont
envisagées par les acteurs pour faciliter davantage l’accès des jeunes aux terres
agricoles dans la Menoua.
Mots clés : Accès à la terre, Rareté des terres, Migrations Paysannes, Jeunes Agriculteurs, Menoua
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Auteur(s):
HOUSSEINI Vincent, AOUDOU DOUA Sulvain.
N° Page : 1356-1370
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ACTEURS DU COMMERCE FRONTALIER DU MARCHÉ DE DZIGUILAO DANS L’EXTRÊME-NORD (CAMEROUN) : ENTRE ENJEUX ET COMPLEXITÉ DES RELATIONS
Résumé de l'article
La présente étude s’inscrit dans la dynamique des acteurs commerciaux et leur
interaction en lien avec le développement local. C’est le cas des relations complexes
qui s’y nouent et se fabriquent au marché de Dziguilao dans la partie Sud de la plaine
du Diamaré. Ce travail vise à montrer les caractéristiques des acteurs et la typologie
des produits vendus au marché Dziguilao. À partir d’un référentiel théorique, la
démarche méthodologique vise la caractérisation des acteurs commerciaux et
institutionnels et l’évaluation des échanges. L’analyse des données empiriques et des
observations de terrain permettent de mettre en évidence deux principaux produits
dominants notamment les produits vivriers et d’élevage. De cette analyse, trois
principaux acteurs participent à l’effervescence commerciale dans ce marché à savoir
les acteurs commerciaux, institutionnels et traditionnels. De même, les recettes fiscales
prélevées au marché participent à hauteur de 67% du budget communal. Toutefois, les
relations entre les acteurs se conjuguent entre tensions, frustrations et altercations.
Mots clés : Acteurs, Dynamique frontalière, Marchés frontaliers, Échanges
commerciaux, Dziguilao (Extrême-Nord Cameroun).
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Auteur(s):
TOURE Adama.
N° Page : 1382-1398
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LA GOUVERNANCE FONCIERE, ENTRE TRADITION ET MODERNISME DANS LE DEPARTEMENT DE DIKODOUGOU (NORD, COTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
Dans le département de Dikodougou, la gouvernance foncière fondée sur le principe
du collectivisme pour lequel la terre appartient à la communauté est bouleversée par
l’adoption des cultures pérennes. Ajoutée au projet de la délimitation du territoire des
villages lancé par le gouvernement ivoirien, cette mutation génère des conflits.
L’étude vise à analyser l’influence de la modernisation de la gouvernance foncière à
travers la délimitation du territoire des villages dans le ravivement des conflits ruraux
latents dans le département de Dikodougou. La méthodologie repose sur une enquête
par questionnaire menée auprès de 400 producteurs, sélectionnés par une méthode
probabiliste dans les trois sous-préfectures que compte le département. Les résultats
révèlent la prédominance du mode d’accès à la terre par l’héritage dans le
département de Dikodougou, avec un taux de 62%. Avec l’adoption progressive des
cultures de rentes au détriment de l’agriculture vivrière, on assiste à une rupture
insidieuse avec le collectivisme agraire et la genèse de tensions latentes. Les
bénéficiaires du prêt foncier admis par le collectivisme agraire réclament le titre de
propriétaire, au moment où l’état de Côte d’Ivoire lance le démarrage de la
délimitation des territoires des villages. Il s’en suit une évolution des tensions
préalables en conflits intercommunautaires opposant des villages, dans 56,14% des
cas. Dans les sous-préfectures de Dikodougou et Guiembé, les conflits
intercommunautaires sont beaucoup plus réguliers. Ces conflits sont moins fréquents
dans la sous-préfecture de Boron qui bénéficie de l’influence suprême de son chef de
caton sur les différents chefs de village. Il en est de même pour les conflits
intracommunautaires au sein des villages. Alors que la médiation villageoise seule
suffit généralement dans la résolution des conflits à Boron, un recours supplémentaire
à la médiation préfectorale et la justice sont nécessaires à Dikodougou et Guiembé.
Mots clés : Gouvernance foncière, tradition, modernisme, conflits fonciers,
département de Dikodougou.