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Auteur(s):
Sena Ghislain C. ADIMOU, Vincent O.A. OREKAN, Joseph OLOUKOI.
N° Page : 9-25
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ÉTUDE DE L’IMPACT DES INFRASTRUCTURES TOURISTIQUES SUR LES MANGROVES AU SUD DU BENIN
Résumé de l'article
Les mangroves du littoral sud du Bénin constituent des écosystèmes côtiers essentiels
pour la biodiversité, la régulation hydrologique et le développement socio-économique
local, notamment à Ouidah et Grand-Popo. L’essor du tourisme, soutenu par la mise en
place d’infrastructures telles que hôtels, écolodges et centres de loisirs le long de la
Route des Pêches, exerce une pression croissante sur ces zones sensibles. Cette étude
vise à évaluer les impacts des aménagements touristiques sur les mangroves à Ouidah et
Grand-Popo entre 2017 et 2025 par une approche intégrée combinant télédétection, SIG
et relevés de terrain. Le traitement des données s’est fait à partir de la méthodologie de
l’algorithme de suivi des étendues de mangroves de la plateforme sandbox de Digital
Earth pour classifier les mangroves puis extraire les zones de pertes, de gains et de
stabilité des mangroves. A partir d’imagerie Sentinel 2 et de Global Mangrove Watch,
un composite médian a été généré pour chaque année de 2017 et 2025. À partir du
composite, nous calculons ensuite les valeurs NDVI de chaque pixel de chaque année.
L’ensemble de données est ensuite masqué et le seuil NDVI est appliqué pour la
classification en deux classes de mangroves régulières (NDVI 0.7) selon l’arbre de décision des mangroves. L’extraction des gains, pertes et
stabilités se fait sous forme de raster vers ArcGIS pour cartographier l’évolution des
mangroves entre 2017 et 2025. A partir de relevés terrain toutes les infrastructures ont
été répertoriées et cartographiées pour observer les zones de concentrations des
infrastructures touristiques. Les analyses diachroniques montrent une dynamique
contrastée : 1493 ha de mangroves stables, 331 ha de nouvelles mangroves et une perte
de 139 ha dans les zones à forte densité touristique. Les résultats soulignent une correspondance directe entre les secteurs de perte de mangroves et les pôles d’activités
touristiques identifiés précédemment ce qui démontre d’une cohabitation fragile entre
développement touristique et conservation écologique. La planification spatiale
intégrée, le zonage écologique et l’adoption de pratiques écoresponsables apparaissent
indispensables pour concilier attractivité touristique et préservation des mangroves.
Mots clés : Mangroves, Arbre décisionnel, Digital Earth Africa, Ecotourisme, Sud du
Bénin
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Auteur(s):
BAYANG Sirbélé, bayangsirbele@gmail.com.
N° Page : 26-36
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STRIGA, DANS LES CHAMPS DE CÉRÉALES À LALLÉ, DANS LA RÉGION DU MAYO-KEBBI EST (TCHAD)
Résumé de l'article
Appelé « mauvaise herbe de la sorcière » ou roubgui en Toupouri, le striga est une
plante parasite réduisant la production céréalière à Lallé. Cette étude vise à analyser
les facteurs et les effets du striga tout en proposant des moyens et des stratégies de
lutte contre les striga dévastateurs des champs dans ce terroir. En vue d’atteindre
l’objectif visé, l’on a mobilisé trois approches méthodologiques. Une enquête sur un
échantillon de 250 paysans et des entretiens auprès de trois (03) agents vulgarisateurs
ont été menés en vue de déterminer les facteurs et les effets des striga. La recherche
documentaire nous a permis aussi de discuter les résultats des travaux. Ainsi, les
résultats ont donné 100 % des paysans enquêtés dont leurs champs sont envahis par
les striga. 50 % de la production céréalière (mil rouge, maïs et petit mil) a baissé. Ce
qui interpelle et l’État tchadien par le biais du ministère de l’agriculture à s’investir
pour le bien-être des populations locales à remédier à cette situation alarmante.
Mots-clés : striga, champs de céréales, Lallé, sous-préfecture de Youé, Mayo-Kebbi Est.
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Auteur(s):
KOULOMIAN Dao, KONAN Kouamé Hyacinthe.
N° Page : 37-54
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LES ENJEUX SOCIO-ECONOMIQUES ET ENVIRONNEMENTAUX DE LA MECANISATION DE L’ORPAILLAGE IRREGULIER DANS LE DEPARTEMENT DE BOUNDIALI (NORD, COTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
L’orpaillage est une activité ancestrale en Afrique de l’Ouest. Durant la période
précoloniale, l’exploitation de l’or et sa possession étaient légitimées par diverses
fonctions socioculturelles. Sous sa forme actuelle, cette activité a connu un essor
significatif en raison de la valeur économique croissante de l’or, exacerbée par la
hausse continue de son prix. Ainsi, pour maximiser les revenus, dans la plupart des
sites d’orpaillage, notamment ceux du département de Boundiali, on assiste à
l’introduction de divers outils mécanisés. Bien que ces nombreuses initiatives visent
à accroître les revenus, elles ne manquent pas de poser d’énormes défis. Le but de
cette recherche est d’analyser les enjeux socio-économiques et environnementaux liés
à la mécanisation de l’orpaillage irrégulier dans le département de Boundiali.
L’atteinte de cet objectif est sous-tendue par une recherche documentaire et une
enquête de terrain. Cette enquête comprend l’observation directe pour obtenir des
données de première main. Elle inclut également des entretiens semi-directifs avec
les orpailleurs, les autorités coutumières, les directeurs régionaux des mines, du
pétrole et de l’énergie, ainsi que de l’agriculture. Ces deux phases sont complétées
par l’utilisation des images satellitaires. Les résultats de l'étude révèlent que les outils
mécanisés intégrés dans l’orpaillage irrégulier sont de l’initiative des financiers
étrangers. Cette intégration est encouragée par la recherche de la rentabilité et l’accès
facile à ces outils liés à la contrebande sur les sites d’orpaillage. Si, dans l’ensemble, la
mécanisation facilite le travail tout en offrant la possibilité de maximiser les gains, il
n’en demeure pas moins qu’elle favorise la redéfinition des tâches, accentue les
inégalités existantes, marginalise davantage les travailleurs non qualifiés, tout en
affectant durablement l’environnement, notamment par la dégradation du sol et la
pollution de l’eau.
Mots clés : Département de Boundiali, orpaillage irrégulier, pollution, mécanisation,
environnement, inégalité de revenu.
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Auteur(s):
Bi Sehi Antoine TAPE.
N° Page : 55-71
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FACTEURS CONTRIBUANT A LA PERSISTANCE DU PALUDISME DANS LA VILLE DE VAVOUA (COTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
Le paludisme sévit dans la ville de Vavoua, en Côte d’Ivoire. De nombreux cas y
compris des décès dus à cette pathologie ont été enregistrés en dépit des efforts des
autorités sanitaires pour endiguer cette pathologie. C’est pourquoi, l’étude s’est
donnée comme objectif d’identifier et d’analyser les facteurs qui favorisent
l’émergence du paludisme dans la ville de Vavoua. La méthodologie s’est basée sur la
revue documentaire, l’enquête de terrain et Delphi. Ainsi, sur la base d’un sondage
stratifié, 425 chefs de ménages ont été retenus comme unités statistiques et repartis
entre six (6) quartiers de la ville. La combinaison d’analyse de données statistiques
issues des recherches, affinées à l’évaluation du niveau risque selon la capacité
vectorielle d’un anophèle et le modèle de tableau épidémiologique, ont permis
d’identifier les facteurs à l’origine de la persistance du paludisme dans la ville de
Vavoua. Les résultats révèlent que le paludisme est endémique dans la ville de
Vavoua (53089 cas confirmés recensés entre 2022 et 2024). Les facteurs mis en cause
sont les fortes températures (20,6°C à 29,5°C) et précipitations (1150 mm à 1160mm)
annuelles, le relief constitué de plateau disséqué et de plaine comprenant des cuvettes
et des vallées favorables à l’agriculture urbaine et à la rétention des eaux de pluies. A
cela s’ajoutent, l’absence d’infrastructures d’assainissement, la mauvaise gestion des
eaux usées domestiques et des déchets solides ménagers qui engendrent la création et
le développement des gîtes larvaires et des anophèles. L’étude indique également que,
le risque du paludisme est plus élevé dans les ménages situés à moins de 400m des
sites abritant les gîtes larvaires et les anophèles ainsi que ceux qui n’utilisent pas les
moustiquaires, les bombes aérosols et les serpentins fumigènes comme moyens de
protection. Toutefois, pour venir à bout de cette pathologie, l’étude recommande de
la considérer comme une urgence de santé publique et une collaboration plus accrue
entre les sciences médicales, humaines et fondamentales.
Mots clés : Paludisme, Persistance, Facteur de risque, Vavoua, Côte d’Ivoire
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Auteur(s):
KOFFI Akouassi Bénédicte, DJAH Armand Josué.
N° Page : 72-89
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IMPACTS DE LA GESTION DE L’ENVIRONNEMENT URBAIN À ABENGOUROU (COTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
Résumé
La planification urbaine pose des défis significatifs dans les pays en voie de
développement, où les politiques urbaines peinent à suivre le rythme rapide d’expansion.
En Côte d’Ivoire, la gestion de l’environnement constitue l’un de ses défis,
particulièrement dans les villes secondaires. La ville d’Abengourou, située dans l’est du
pays, connaît une croissance soutenue depuis plusieurs décennies. Toutefois, cette
dynamique urbaine s’opère sans respect des règles avec un Plan d’Urbanisme Directeur
peu appliqué. Ces dysfonctionnements engendrent des conséquences sur le cadre de vie
des populations, notamment au niveau environnemental. L’étude vise à analyser les
impacts environnementaux induits par les insuffisances de la gestion urbaine à
Abengourou. La méthodologie adoptée repose sur une combinaison de recherche
documentaire, d’observations de terrain, d’entretiens avec les acteurs locaux, ainsi que
d’une enquête par questionnaire auprès de 407 ménages représentatifs de la population.
Les résultats révèlent une irrégularité dans la collecte des déchets ménagers due à une
mauvaise gestion ainsi qu’une défaillance des réseaux d’assainissement. Malgré
l’existence de six structures de collecte, 66,7% des ménages enquêtés déclarent le non
ramassage des déchets ménagers dans leur quartier. Ces situations engendrent la
prolifération de dépotoirs sauvages d’ordures dans le paysage urbain d’Abengourou et
l’exposition des populations à des maladies liées à l’insalubrité environnemental. Ainsi
en 2023, 33 732 cas de paludisme ont été recensés dans la ville.
Mots-clés : Abengourou, Aménagement urbain, Environnement, Impacts, Insalubrité
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Auteur(s):
MAMADOU MARICO, MOUSSA DIT MARTIN TESSOUGUE.
N° Page : 90-108
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ACTEURS DE LA GOUVERNANCE LOCALE DES ADDUCTIONS D’EAU POTABLE DANS LA COMMUNE RURALE DE BAGUINEDA CAMP : EFFICACITES ET LIMITES
Résumé de l'article
Résumé
La communauté locale est de plus en plus intégrée dans la gestion des adductions
d’eau potable en milieu rural et semi-urbain depuis l’avènement de la décentralisation
au Mali en 1995. Cette gestion locale a permis à l’État central de transférer une partie
de ses compétences aux collectivités décentralisées. Notre recherche, observe 5 centres
d’adduction d’eau potable, gérés par la communauté locale, dans la commune rurale
de Baguinéda camp. Son objectif visé est l’évaluation des performances des acteurs
dans la gouvernance locale des adductions d’eau potable dans ladite commune. La
méthodologie utilisée fait recours aux enquêtes qualitatives et quantitatives. Il a été
administré directement à l’échantillon quantitatif à partir d’un questionnaire avec
Kobo Toolbox comme outil de collecte de données. Le traitement a été fait avec le
logiciel « Excel » pour produire des graphiques. Les résultats révèlent que certains
acteurs clés au niveau du personnel salarié et du comité de gestion continuent à
participer activement à la pérennisation des adductions d’eau potable. Et cela, malgré
le dysfonctionnement de certains mécanismes de la gouvernance locale et des
insuffisances dans l’application des textes règlementaires. La gouvernance locale des
adductions d’eau potable manque de coordination.
MOTS CLES : Gouvernance locale, adductions d’eau potable, décentralisation,
participation communautaire, délégation de gestion.
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Auteur(s):
MAHAMADOU MOUDI Rachid, PARAISO CECIL Zeinabou, SOULEY Kabirou.
N° Page : 109-133
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PROBLEMATIQUE D’ACCES AUX RESSOURCES PASTORALES DES COMMUNAUTES ARABES AWLAD SOULEYMANE DANS LE DEPARTEMENT DE TESKER AU NIGER
Résumé de l'article
Le pastoralisme constitue le principal système de production et moyen d’existence des
populations du département de Tesker au Niger, mais il fait face à de nombreuses
contraintes naturelles et anthropiques limitant son développement. Cette étude analyse
les difficultés d’accès aux ressources pastorales des communautés arabes Awlad
Souleymane. Une méthodologie mixte a été adoptée, combinant des enquêtes
quantitatives auprès de 68 ménages répartis dans huit tribus, 17 entretiens semi-directifs
avec des autorités coutumières, administratives et techniques, ainsi que des observations
de terrain et une analyse documentaire. Les données recueillies ont été traitées à l’aide de
Kobotoolbox, Excel et d’une analyse qualitative des discours. Les résultats révèlent que,
malgré une disponibilité relative des pâturages et des points d’eau, l’accès aux ressources
reste inégal selon le statut social et territorial des éleveurs. Les communautés pastorales
sont confrontées à une forte vulnérabilité liée à la dégradation des pâturages, à la rareté
de l’eau, à la variabilité climatique et à la prolifération des maladies animales, ce qui
affecte les moyens d’existence et la productivité du cheptel. Pour s’adapter, les éleveurs
développent plusieurs stratégies telles que la mobilité pastorale, la diversification des
espèces animales, l’alimentation complémentaire et la diversification des activités
économiques. Toutefois, ces réponses demeurent insuffisantes face aux pressions
croissantes. L’étude met également en évidence les limites des systèmes locaux de
gouvernance des ressources, marqués par un faible respect des règles communautaires et des risques accrus de conflits et de dégradation environnementale. Elle recommande
enfin le renforcement des infrastructures pastorales et d’une gestion durable des
ressources.
Mots-clés : Tesker, ressources pastorales, Awlad Souleymane, accès, gestion
communautaire.
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Auteur(s):
FROUMAN Ouattara Bourahima.
N° Page : 134-154
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STRUCTURATION DE L’ESPACE URBAIN DE DIVO, ENTRE DYNAMIQUE DEMOGRAPHIQUE ET ETALEMENT : LES DEFIS D’UN DESEQUILIBRE DE REPARTITION SPATIALE DE LA POPULATION
Résumé de l'article
Située au sud-ouest de la Côte d’Ivoire, Divo est le chef-lieu de la région du Lôh
Djiboua intégrée à la boucle du café-cacao. Sa croissance démographique résulte de
l’immigration de la population de son hinterland et des pays limitrophes. Son
extension spatiale engendre un déséquilibre dans la répartition de sa population. Cette
étude vise à analyser l'influence de l'étalement urbain sur la distribution spatiale des
habitants de Divo. La méthodologie est axée sur la documentation et l’enquête de
terrain. Les données ont été soumises à un traitement statistique et cartographique
puis illustrées par des photographies. En 73 ans, Divo connaît un taux de croissance
démographique moyenne annuelle de 6,4%. Les nationaux représentent 82,08% de la
population et les étrangers 17,92%. Cette population est inégalement répartie sur une
superficie de 6568,59 hectares. Les quartiers se distinguent par leur effectif, notamment
très fort, fort, faible et très faible concentrant respectivement 68,71%, 16,78%, 12,13%
et 2,32% de la population. Ce déséquilibre dans la répartition met en évidence les
fonctionnalités dortoir et administratif des quartiers.
Mots-clés : Structuration, Divo, démographique, étalement, déséquilibre spatial.
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Auteur(s):
Souleymane SORO, Kouamé Thimotée KOBENAN.
N° Page : 155-170
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IMPACTS SOCIO-ECONOMIQUES DE LA PRODUCTION DE L’IGNAME KPONAN (DIOSCOREA CAYENENSIS-ROTUNDATA) DANS LA SOUS PREFECTURE DE LAOUDI-BA (EST COTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
En Côte d’Ivoire, dans la région de Gontougo (Bondoukou), l’igname Kponan
(Dioscorea cayenensis-rotundata) joue un rôle important dans la sécurité alimentaire. La
vente du Kponan constitue une source de revenus monétaire bien que ces ressources
permettent à très peu d’acteurs de faire des réalisations dans la Sous-préfecture de
Laoudi-Ba. L’objectif de cette étude est de montrer l’impact social et économique de
la production du Kponan sur ses producteurs. La collecte des données secondaires a
permis de consulter des ouvrages et articles abordant la question de l’igname
Kponan (Dioscoréa cayenensis-rotundata). L’enquête de terrain qui concerne les
données primaires a consisté à interroger 382 producteurs de Kponan dans huit
localités de la Sous-préfecture de Laoudi-Ba à travers un échantillonnage
probabiliste. Les résultats de ce travail ont montré que la Sous-préfecture de Laoudi
Ba est productrice de Kponan dont la commercialisation permet de générer des
ressources. Dans l’ensemble 55, 50 % des producteurs ont moins d’un million par an
contre 23,56 % et 20,94 % qui ont respectivement de 1 à 2 millions et plus de 2
millions. Par ailleurs, 34 % des acteurs profitent pleinement de la filière à travers
différentes réalisations contrairement à 66 % de ceux-ci. Le Kponan est déterminant
dans l’alimentation et permet également de célébrer la fête des ignames ou « Adayé
Kessié » qui concerne 86,39 % des producteurs. Au cours de cette fête qui a un
caractère socio-culturel se manifeste la solidarité et l’unité des fils et filles de la Sous
préfecture. La production de l’igname Kponan à un impact social et économique dans
la Sous-préfecture de Laoudi-Ba. Cependant, elle contribue à la dégradation des sols.
Mots clés : Igname Kponan, impact, Laoudi-Ba, Production, socio-économique.
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Auteur(s):
KAMBIRÉ Bêbê, OUATTARA Oumar, LOA Sokro Lazare.
N° Page : 171-192
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EFFETS ENVIRONNEMENTAUX DE LA PRODUCTION ARTISANALE D’HUILE DE PALME DANS LE VILLAGE AHIGBE-KOFFIKRO (SUD-EST DE LA COTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
Pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille, une grande partie des femmes
d’Ahigbé Koffikro s’adonne à l’activité de l’huile de palme à travers les méthodes
traditionnelles d’exploitation. Mais la production artisanale de l’huile de palme se
présente comme une menace pour les composantes de l’environnement telles que le
cadre de vie, les éléments biotiques et abiotiques du milieu naturel et la santé humaine.
Cette étude met donc en lumière les effets de cette activité artisanale sur
l’environnement humain et naturel d’Ahigbé-Koffikro. L’investigation scientifique
traduite par la recherche documentaire et la collecte de données sur le terrain montre
que la pratique des huileries artisanales génère des problèmes environnementaux :
insalubrité, pollution de l’air, pollution du sol, pollution sonore. Ces problèmes
environnementaux ont pour conséquences le risque de dégradation des sols, de la
qualité de l’eau, de la qualité de l’air, l’altération de la santé humaine à travers les
maladies respiratoires (29,63%), inflammatoires (14,07%), rhumatologiques (17,04%),
cérébrales (23,70%). Ainsi, la production artisanale de l’huile de palme à Ahigbé
Koffikro s’avère délétère pour la nature et l’être humain ; d’où la nécessité de prendre
en compte des mesures idoines pour les effets néfastes de cette activité.
Mots clés : Aboisso, Ahigbé-Koffikro, huilerie artisanale, problèmes
environnementaux, population.
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Auteur(s):
Seydou A TOGOLA, Ibrahima DIOMBATY.
N° Page : 192-206
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CARTOGRAPHIE DES DEPOTS DES DECHETS SOLIDES DANS LE CERCLE DE MACINA, REGION DE SEGOU AU MALI
Résumé de l'article
Les dépôts de transit et de décharge finale constituent des points de regroupement
central de la gestion des déchets. Ces lieux où les déchets solides sont déposés font
l’objet de l’insuffisance ou de l’absence dans le cercle de Macina. Le déficit et le
manque des dépotoirs contribuent à la création des dépôts anarchiques et
l’agrandissement de l’insalubrité dans la zone d’étude. Cet article ambitionne de faire
une analyse cartographique des dépôts de transit et des dépôts des tas des déchets
dans le cercle de Macina pour comprendre les déterminants de l’insalubrité. La
démarche méthodologique mixte est mobilisée pour le terrain. Le questionnaire, le
guide d’entretien, la recherche documentaire, l’observation directe, le géo
référencement des dépôts des déchets et les entretiens ont permis de collecter les
données. La technique d’échantillonnage s’est reposée sur le tirage aléatoire simple.
Un échantillon de 335 ménages, reparti entre les sites choisis, a été retenu. Le
traitement de données a consisté, à l’utilisation des logiciels SPSS, QGIS et à l’analyse
des discours. Il ressort des résultats de cette étude que 97,3 % des ménages ont ignoré
l’existence des dépôts d’ordures aux villages. Quant à l’existence de dépôt de transit,
63,1% des ménages ont apprécié la construction d’un seul dépotoir dans la ville de
Macina. Les résultats de l’étude ont montré une insuffisance et une absence des dépôts
de transit et de décharge finale dans le cercle de Macina. Il ressort des résultats de
l’enquête que l’insalubrité est corolaire au manque d’équipement. Le déficit et le
manque des dépôts des déchets expliquent à la prolifération des dépôts anarchiques
et le déversement des déchets dans le désordre à travers les lieux non indiqués.
Mots clés : cartographie, dépôts, déchets solides, cercle de Macina, Mali
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Auteur(s):
DIARRA Yah Malick, YOUKOU Néande Odile, ASSOU Arthur Oscar, TRA Fulbert.
N° Page : 207-220
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LOGIQUES DE PRODUCTION HÉVÉICOLE ET CONSCIENCE ENVIRONNEMENTALE : UNE ANALYSE SOCIO-PÉDAGOGIQUE À YOUWASSO (GRAND-BÉRÉBY, SUD-OUEST DE LA CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
L’hévéaculture s’est imposée au fil des années comme le principal moteur de
développement socio-économique des populations rurales du Sud-ouest ivoirien.
Cependant, cette expansion entraîne une transformation profonde des paysages et une
pression anthropique croissante sur les ressources naturelles. La présente étude analyse
les logiques de production et les manifestations de la conscience environnementale des
hévéaculteurs de Youwasso face aux impacts de leurs pratiques sur l’écosystème.
S’appuyant sur une méthodologie mixte (quantitative et qualitative), la recherche
mobilise les concepts d’habitus paysan et de capital culturel pour interpréter les
comportements des acteurs. Les résultats révèlent un paradoxe majeur : en dépit de
l’élévation du niveau d’instruction, la conscience écologique demeure fragmentée et
subordonnée aux impératifs de rentabilité immédiate. L'étude montre que l'hévéaculture
est perçue par 85 % des producteurs comme une forme de « reforestation », occultant
ainsi les risques d’épuisement des sols et de rupture des équilibres précaires. Ce hiatus
entre savoir théorique et pratique culturale traduit un habitus centré sur la sécurisation
foncière, où le gain monétaire prime sur la préservation du capital naturel à long terme.
Cette étude souligne l'urgence de passer d'une approche purement technique à une
véritable socio-pédagogie environnementale pour une gestion durable des terroirs.
Mots-clés : Logiques de production, Conscience environnementale, Habitus paysan,
Socio-pédagogie, Sud-Ouest ivoirien, Youwasso.
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Auteur(s):
Yaya DOGONI, Diakaridia SIDIBE.
N° Page : 221-333
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ANALYSE DE LA DEGRADATION ET DE LA RESTAURATION DES SOLS DANS LA ZONE DE L’OFFICE DE LA HAUTE VALLEE DU NIGER AU MALI
Résumé de l'article
Dans les milieux scientifiques, il est admis que les sols sont une ressource naturelle
non renouvelable, d’où des discours pessimistes sur l’avenir de la planète et de
nombreux travaux sur la dégradation des sols. L'objectif principal de cette recherche
est d’analyser le mécanisme de la dégradation des sols et de l’adoption des stratégies
de leur restauration dans l’Office de la Haute Vallée du Niger. L’approche
méthodologique s’est focalisée d’une part sur la recherche documentaire dans les
bibliothèques, les sites web, la revue de la littérature des thèses de Doctorat, des articles
scientifiques ainsi que dans les archives et les rapports des différentes structures
concernées. D’autre part, des enquêtes de terrain ont été réalisées grâce à deux
instruments de recherche qui sont : le questionnaire et le guide d’entretien. Le
questionnaire a été adressé à 100 exploitants agricoles selon les techniques du choix
raisonné pour avoir des données quantitatives descriptives. Quant au guide
d’entretien, il a été adressé aux personnes ressources dans les structures spécialisées.
Il ressort de cette étude que l’érosion hydrique et éolienne, l’exploitation agricole
inappropriée, le déboisement, le surpâturage, les travaux routiers et miniers, la
contamination chimique ainsi que l’affaissement pluviométrique sont les facteurs de
la dégradation des sols dans la zone d’étude. Le labour est une technique culturale
pratiquée par bon nombre de paysans contribuant à la diminution de la stabilité
structurale du sol. Pour lutter contre l’érosion, les paysans de l’OHVN ont adopté la
technique de non labour qui permet sur les terrains limoneux de conserver la matière
organique en surface et d’améliorer la stabilité structurale du sol. Les paysans
produisent aussi du compost à travers des fosses compostières, ces ouvrages
permettent d’optimaliser l’utilisation des déchets animaux, des ordures ménagères et
des débris végétaux pour augmenter le rendement de la production agricole. La
jachère est une technique pratiquée par les exploitants agricoles pour restaurer les
champs devenus improductifs. Elle permettra la réinstallation d’un couvert végétal
capable de régénérer le sol et lui donner une certaine résistance à l’érosion.
Mots clés : dégradation, sols, restauration, Haute Vallée, Office du Niger, Mali.
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Auteur(s):
FALIGBENE Likfière, NANOINI Damitonou, HETCHELI Follygan.
N° Page : 234-256
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TRANSPORT ROUTIER ET PROBLÉMATIQUE DU DÉVELOPPEMENT LOCAL DANS LA PRÉFECTURE DE TANDJOUARE AU NORD TOGO
Résumé de l'article
Le réseau routier de la préfecture de Tandjouaré est peu diversifié, insuffisant et
confronté à un certain nombre de problèmes entraînant son retard économique. Dans
cette préfecture, l’essentiel des routes est non revêtu et difficilement praticable surtout
en saison pluvieuse. L’objectif de cette étude est d’analyser le système de transport qui
assure la mobilité des personnes, des biens et des marchandises, en vue d’appréhender
les difficultés rencontrées par la population en matière d’accès aux services essentiels.
Concernant les investigations, la technique d’échantillonnage raisonné a été utilisée,
ce qui a permis de collecter de façon simultanée les données qualitatives et les données
quantitatives grâce à l’administration d’un questionnaire et d’un guide d’entretien à
la population cible. Un appareil photographique a servi à capturer les images
illustratives et les logiciels QGIS 3.20 et ArcGIS 10.5 à concevoir la cartographie. Au
total, l’enquête a concerné un échantillon aléatoire de 210 individus. Les résultats
obtenus montrent que la préfecture de Tandjouaré est caractérisée par un mauvais état
de son réseau routier reliant les différents cantons et villages entre eux et un déficit de
structures organisées en ce qui concerne le transport en commun. Suivant cette même
logique, 11% des paysans producteurs de vivriers affirment qu’en raison de l’état
délabré de certaines voies secondaires, le coût du transport agit de manière négative
sur leurs revenus, car généralement les transporteurs fixent les tarifs en fonction de
l’état des voies. Une amélioration des infrastructures de transport permettrait de
réduire les problèmes d’accessibilité aux services sociaux de base.
Mots clés : transport routier, accessibilité, services sociaux de base, préfecture de
Tandjouaré, Togo.
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Auteur(s):
Ababacar Sadikh GUEYE, Awa FALL.
N° Page : 257-277
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EFFETS DÉSTRUCTURANTS DES GRANDS PROJETS D’AMÉNAGEMENT SUR LA MOBILITÉ À RUFISQUE (SÉNÉGAL) : ANALYSE DES CONTRAINTES LIÉES AU TER ET À L’AUTOROUTE À PEAGE A1
Résumé de l'article
L’autoroute à péage A1 Dakar-Diamniadio et le Train express régional (TER) ont été
aménagés de Dakar vers l’intérieur du pays. Ces deux grandes infrastructures
traversent la ville de Rufisque sur 7 km d’Ouest en Est. L’étude porte sur les
contraintes de mobilité générées par ces deux grands projets d’aménagement à
Rufisque, ville historique intégrée à la région métropolitaine de Dakar. Malgré que ces
infrastructures visent à améliorer la fluidité des déplacements à l’échelle de
l’agglomération dakaroise, elles produisent localement des effets déstructurants sur le
tissu urbain et les pratiques de mobilité. Cet article se propose d’analyser les
contraintes spécifiques de ces grands projets d’aménagement dans la ville de Rufisque.
L’analyse part du postulat selon lequel ces grandes infrastructures, malgré leurs
apports, déséquilibrent la mobilité locale. La méthodologie adoptée repose sur une
enquête par questionnaire auprès des usagers, complétée par des observations de
terrain et des entretiens. Il ressort de l’étude que les grands projets d’aménagement
ont modernisé l’axe Dakar-Diamniadio, mais sans toujours répondre aux réalités
locales de Rufisque.
Mots clés : mobilité urbaine, infrastructures de transport, déséquilibres spatiaux,
accessibilité urbaine, Rufisque
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Auteur(s):
Demba GAYE.
N° Page : 278-290
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TYPOLOGIE DES LITHOMÉTÉORES AU NORD-SÉNÉGAL : ANALYSE SPATIO TEMPORELLE DES CAS DE SUSPENSION ET DE DÉFLATION
Résumé de l'article
Le Nord-Sénégal est la première région sahélienne du pays fortement soumise aux
influences des flux d’alizé continental communément appelée Harmattan. Du point de vue
de types de temps, elle est caractérisée depuis plus d’un demi-siècle par une fréquence
importante de poussières désertiques avec un accroissement très remarquable depuis les
premières années de la grande sécheresse climatique. Ces évènements de lithométéores s’y
manifestent avec des épisodes dégradant fortement la qualité de l’air. S’ils font allusion à
l’ensemble des particules solides en suspension dans l’air, les lithométéores se distinguent
les uns des autres selon qu’ils résultent d’une suspension dans l’atmosphère (cas de
suspension) ou qu’ils soient directement mobilisés par le vent (cas de déflation). L’objectif
de ce travail est justement d’identifier et d’analyser les principaux types lithométéoriques
caractérises du Nord-Sénégal suivant les stations de la région. La démarche
méthodologique consiste à cet effet à une analyse cartographique et statistique. La
première a permis de faire une spatialisation évolutive des épisodes suivant les différentes
phases climatiques de la série mais aussi une évaluation des fréquences à la période
actuelle comparativement à la période précédente. La seconde a conduit à travers la
répartition moyenne journalière, mensuelle et saisonnière à l’identification des principaux
types de lithométéores caractéristiques de chaque stations de la zone mais aussi à l’analyse
des maxima et minima des manifestations de ces poussières désertiques.
Mots-clés : Nord-Sénégal, Analyse spatio-temporelle, Lithométéore, Suspension,
Déflation.
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Auteur(s):
KOLANI Lamitou-Dramani, OUEDRAOGO Joachim, AWADE Essodina.
N° Page : 291-304
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ANALYSE DES IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIO-ECONOMIQUES DE L’EXPLOITATION DES ALLUVIONS DANS LE COURS SUPERIEUR DE LA RIVIERE KARA AU NORD DU TOGO
Résumé de l'article
Le cours supérieur de la rivière Kara au Nord du Togo regorge d’importants matériaux
alluvionnaires essentiellement constitués de sable. Ces alluvions font l’objet d’une
intense exploitation par les populations locales défavorisées à de diverses fins. Cette
exploitation artisanale, incontrôlée des alluvions génère d’importants effets souvent
méconnus, a suscité l’intérêt de la présente recherche. L’étude vise à évaluer l’impact
de l’extraction des alluvions sur l’évolution des caractéristiques morphologiques de la
Kara et leur importance socio-économique. Les approches méthodologiques ont
consisté au parcours transects à travers des linéaires dans le chenal pour observer et
localiser les sites d’exploitation de sable et évaluer l’impact sur l’évolution
morphodynamique de la rivière. Il a été aussi question d’administrer un questionnaire
d’enquête auprès des exploitants de ces ressources. Les résultats ont montré que
l’exploitation des alluvions déclenche une nouvelle dynamique du cours d’eau
provoquant la modification de la forme du lit, la fragilisation des berges et
l’élargissement du lit. De nombreux ménages tirent leurs moyens de survie dans
l’exploitation et la vente de ces alluvions qui sont des matières premières dans la
construction. Des propositions sont faites pour une exploitation rationnelle de ces
ressources fluviatiles.
Mots clés : Alluvions, Cours supérieur, Impacts, Rivière Kara, Togo.
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Auteur(s):
Frédéric BATIONO, Abdoul Rasmané ZONGO, Dieudonné ZERBO.
N° Page : 305-325
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RESSOURCES EN EAU, BILAN HYDRIQUE ET FAISABILITE D’UN BARRAGE MULTIUSAGES EN MILIEU URBAIN SOUDANIEN : LE CAS DU BASSIN VERSANT DE BANFORA (BURKINA FASO)
Résumé de l'article
La gestion des ressources en eau en milieu urbain constitue l'un des défis majeurs du
développement durable en Afrique subsaharienne, particulièrement dans les villes
soudaniennes à croissance démographique rapide. Cet article analyse les conditions de
faisabilité hydrologique d'un barrage multiusages projeté dans la zone péri-urbaine des
secteurs 3 et 5 de la commune de Banfora, chef-lieu de la région des Cascades au
Burkina Faso. L'étude s'appuie sur une série pluviométrique de trente et un ans (1994
2024) et mobilise une approche combinant les méthodes ORSTOM et EIER/CIEH. Elle
caractérise le régime hydroclimatique du bassin versant (38,13 km²) et estime les crues
décennales (Q₁₀ = 38,90 m³/s) et centennales (Q₁₀₀ = 90,51 m³/s). Elle évalue également
les apports annuels (5 967 345 m³ en année moyenne) et établit un bilan hydrique
mensuel intégrant les besoins agricoles, humains et pastoraux estimés à 780 945 m³/an.
Les résultats montrent qu'un réservoir d'une capacité de 1 947 308 m³ permet d'assurer
l'irrigation de 18 hectares tout en maintenant un stock résiduel de 925 655 m³ en fin de
saison sèche. Cependant, la forte demande évaporatoire (ETP annuelle ≈ 2 112 mm) et
les contraintes topographiques ainsi que foncières du milieu urbain limitent
sensiblement le potentiel de la retenue. L'article conclut à la nécessité d'un recours
complémentaire aux eaux souterraines par forages solaires, et discute des implications de la variabilité climatique observée pour la conception d'ouvrages hydrauliques
résilients en zone intertropicale.
Mots-clés : Ressources en eau, bilan hydrique, barrage multiusages, variabilité
pluviométrique, Banfora, Burkina Faso.
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Auteur(s):
Kouakou Toussaint KRA, Kouassi Guillaume N’GUESSAN.
N° Page : 326-347
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ANALYSE PROSPECTIVE DE LA RESTAURATION D’UN ESPACE PROTÉGÉ IVOIRIEN : QUELS FUTURS POUR LE PARC NATIONAL DE LA MARAHOUE
Résumé de l'article
Le Parc national de la Marahoué est passé d’une aire protégée à une zone
d’exploitation agricole. Ce phénomène a été possible sous l’effet des crises militaro
politiques qu’a connu le pays. Le degré de la dégradation de cette aire protégée
pousse les décideurs à mettre en œuvre un programme de restauration. Á cet effet,
cette étude vise à travers une approche prospective d’exposer le futur de cet espace
protégé. L’atteinte de cet objectif passe par une méthode purement prospective
notamment la rétrospective et l’analyse de la construction de la base ainsi que des
enquêtes de terrain. Le questionnaire a été adressé à 188 individus à l’intérieur de
l’aire protégée. L’utilisation du logiciel MicMac a participé à la construction de la
base qui a permis d’élaborer les scenarios futurs. Cette étude expose trois futurs
possibles pour la restauration de l’aire protégée. Le premier scenario explique un
tâtonnement dans le processus et le deuxième expose la fragilisation des mécanismes
de réhabilitation, quant au troisième, il éclaire sur une restauration durable de l’aire
protégée.
Mots-clés : Analyse prospective, Espace protégé, Parc national de la Marahoué,
Restauration
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Auteur(s):
One Enoc GUEDE, Adou Jean Marc Le Thoi ADJI, Joseph Pierre ASSI-KAUDJHIS.
N° Page : 348-360
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DELOCALISATION DES COURS COMME STRATEGIE DE RESILIENCE DANS UN CONTEXTE D’EXIGUÏTE DES INFRASTRUCTURES D’ENSEIGNEMENT A L’UNIVERSITÉ ALASSANE OUATTARA DANS LA VILLE DE BOUAKÉ (CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
En Côte d’Ivoire, les programmes de cours sont parfois déportés à l’extérieur du cadre
universitaire. Cette initiative a pour but de poursuivre correctement les cours malgré
certaines contraintes dans l’espace enseignement. Ainsi, à l’Université Alassane
Ouattara de Bouaké, les cours sont délocalisés dans les établissements privés pour le
suivi normal des programmes de CM et TD. Cet article vise donc à analyser la
dynamique de la délocalisation des cours à l’extérieur de l’Université Alassane
Ouattara. Les résultats de l’étude montrent que 25 334 étudiants suivent des
programmes de cours dans un espace enseignement de 8 240 places à l’Université.
Suite à l’insuffisance et à la réhabilitation des infrastructures universitaires, les
programmes de cours sont délocalisés dans 5 établissements privés de Bouaké dans
lesquels 89% des étudiants se retrouvent nombreux dans des salles restreintes sans
omettre le coût élevé de la déportation pour l’Université.
Mots-clés : Délocalisation, cours, université Alassane Ouattara, Bouaké, Côte d’Ivoire
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Auteur(s):
Eveline MAHOUNGOU, Hilarion Bagel MIZHAIRE, Marina Lyonel MALOUONO-LIVANGOU.
N° Page : 361-379
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LES ESPACES PUBLICS BRAZZAVILOIS À L’ÉPREUVE DE LA PRODUCTION DES FLEURS ET PLANTES ORNEMENTALES
Résumé de l'article
L’étude présente une partie des résultats de l’enquête menée auprès de 50 producteurs
de fleurs et plantes ornementales entre décembre 2024 et mai 2025. Elle se propose
d’examiner les enjeux, les défis et les perspectives de la production des fleurs et plantes
ornementales à Brazzaville. La méthodologie adoptée a consisté à exploiter les
données existantes et les enquêtes de terrain. Les résultats obtenus montrent que les
sites d’exploitation identifiés à Brazzaville sont situés le long des trottoirs et abords
des artères principales. Leur occupation est illégale, malgré l’existence d’une
règlementation en la matière. En effet, la croissance urbaine démesurée de Brazzaville pose de nombreux défis, malgré l’ambition des pouvoirs publics de vouloir « mieux
maîtriser l’occupation de l’espace ». Celle-ci entraîne la conversion des zones de
production horticole en terrains constructibles, accueillant des infrastructures sociales
et économiques. Cette réalité marginalise, les producteurs en quête d’espaces. Pour
répondre à leur besoin d’espaces, les producteurs se proposent de squatter à travers
les occupations illégales, les espaces publics interdits. A Brazzaville, l’effectif de
fleuristes est en pleine progression, passant de 390 fleuristes en 2015 à environ 500
actifs en 2024.L’activité est tenue par les hommes (98%), ils sont instruits (95%) et assez
jeunes dont l’âge moyen est de 35 ans. Ils réalisent des marges bénéficiaires
satisfaisants et sont pluriactifs. Le manque de protection foncière et l’ambiguïté des
droits fonciers constituent le plus grand challenge.
Mots-clés : Croissance urbaine, pression foncière, espaces publics, Brazzaville,
République du Congo
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Auteur(s):
BONSA Issouf.
N° Page : 380-395
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STRATEGIES DE VISIBILITE RELIGIEUSE A OUAGADOUGOU (BURKINA FASO) : UNE ANALYSE A PARTIR DE LA MONUMENTALITE ET DE L’ARCHITECTURE DES LIEUX DE CULTE
Résumé de l'article
Dans la ville de Ouagadougou, l’offre religieuse est caractérisée par la présence des
lieux de culte nombreux et diversifiés. Cependant, depuis quelques années, on assiste
à l’affirmation architecturale des groupes confessionnels qui se matérialise par la
construction d’édifices religieux imposants. L’objectif de cet article est d’analyser les
logiques qui entourent la construction des lieux de culte monumentaux. La
méthodologie de l’étude repose sur 23 entretiens semi-directifs réalisés auprès des
responsables religieux, l’observation directe et la géolocalisation des édifices religieux
à l’échelle de la ville. Les résultats de l’étude montrent que les constructions des
édifices religieux monumentaux ne répondent pas uniquement à la croissance du
nombre de fidèles. Elles s’inscrivent dans des logiques de visibilité et de concurrence
interreligieuse. L’étude met également en évidence des stratégies d’implantation qui
privilégient les quartiers centraux, de hauts standings et le long des grands axes de
circulation bitumés.
Mots clés : monumentalité, édifices religieux, visibilité, Ouagadougou.
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Auteur(s):
ESSENGUE NKODO Pierre Eloi, MEBENGA ARIEL.
N° Page : 396-417
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NOUVELLE DYNAMIQUE SPATIALE DE LA CACAOCULTURE ET VULNERABILITE SOCIO-ECONOMIQUE DES PAYSANNERIES, CAS DE MINTA DANS LE CENTRE-EST DU CAMEROUN FORESTIER
Résumé de l'article
Les paysans africains de la zone forestière en général et ceux du Cameroun en
particulier ont adopté la cacaoculture comme principale activité. Après la crise sans
précédent des années 1990, la filière est relancée en 2011. Elle connait un nouvel essor
à la faveur du maintien à la hausse pendant plus d’une décennie, des prix du
kilogramme de cacao, proposés aux planteurs. Cette étude vise à analyser le rapport
entre la nouvelle dynamique spatiale de la cacaoculture et la vulnérabilité socio
économique des paysanneries à Minta. Pour y parvenir, elle met en exergue la théorie
de la « vulnérabilité » ou de la « précarité permanente ». La méthodologie exploite
essentiellement les données de l’enquête par questionnaire, les entretiens et les
rapports d’archives. La méthode d’analyse s’appuie sur la statistique descriptive, axée
sur l’analyse diachronique et la comparaison. Les principaux résultats démontrent que
la nouvelle dynamique actuelle de la cacaoculture est amorcée depuis 2011. Elle se
traduit par la création de nouvelles plantations, l’extension ou la densification des
plants dans celles plus anciennes. Le maintien à la hausse des prix du kilogramme de
cacao sur le marché de Minta en est la principale cause. Malgré ce maintien à la hausse
des prix, les planteurs vivent dans la précarité en permanence. Les revenus dérisoires
qu’ils en tirent liés pour l’essentiel à une faible rentabilité des exploitations ne leur
permettent pas de subvenir à leurs besoins sociaux comme la scolarisation,
l’alimentation ou d’acquérir les commodités essentielles comme l’adduction d’eau et
les branchements aux réseaux électriques conventionnels. Pour réduire cette précarité,
les planteurs proposent majoritairement la diversification des cultures et des activités
génératrices de revenus.
Mots-clés : cacaoculture, nouvelle dynamique, hausse des prix, faibles revenus, Minta.
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Auteur(s):
Romaric Iralè EHINNOU KOUTCHIKA, Gwladys Gertrude Mèdéssè ZANNOU, Jules ODJOUBERE, Jacques Boco ADJAKPA.
N° Page : 440-456
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ETUDE DE LA DIVERSITE FLORISTIQUE DES ESPACES VERTS DE LA VILLE DE COTONOU AU SUD BENIN (AFRIQUE DE L’OUEST)
Résumé de l'article
La politique d’aménagement urbain s’inscrit dans le contexte de développement
durable, avec pour ambition l’amélioration du cadre de vie des populations, le
développement économique et l’intégration d’élément de qualité à l’environnement.
Afin d’évaluer la contribution des aménagements paysagers en milieu urbain, cette
étude a été effectué au sur les espaces verts du le projet 60 ans d’indépendance du
Bénin. Les activités ont visé la valorisation du patrimoine naturel et culturel à la mise
en place des infrastructures publiques vertes dans la ville de Cotonou. L’étude a pour
objectif d’évaluer la contribution de l’aménagement paysager dans la protection de
l’environnement dans le 12eme arrondissement de la ville de Cotonou. Pour y
parvenir des observations directes ont été faites sur le terrain, des échanges auprès
de 38 pépiniéristes et des entrevus avec 07 acteurs impliqués dans l’aménagement
paysager ont été effectués. Les travaux de terrain ont permis de recenser 33 espèces
floristiques réparties dans 16 familles. Malgré, ces efforts, le taux de recouvrement en
espaces verts du milieu d’étude demeure très faible, 0,011 % au même titre que le
ratio d’espaces verts par habitant, 2,11 m2 comparativement aux normes de l’OMS en
la matière. Au vue des énormes avantages des aménagements paysagers du projet 60
ans d’indépendance face aux enjeux du développement durable de la ville de
Cotonou, il urge de les entretenir afin de favoriser leur pérennité. Pour remédier à ce taux insuffisant des espaces verts dans la ville, il a été suggéré de renforcer la
politique nationale en matière d’aménagement paysager.
Mots clés : Aménagement Paysager, Environnement, Milieu Urbain, Espaces verts,
Projet 60 ans d’Indépendance
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Auteur(s):
ALI Salé, AGAISSA Assagaye.
N° Page : 457-478
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ACCAPAREMENT DES ESPACES PASTORAUX EN ZONE PASTORALE, REGION DE ZINDER AU NIGER
Résumé de l'article
La Région de Zinder, avec plus de 25% du cheptel national (RGAC/2007), abrite
d’importantes communautés pastorales. Malgré des dispositions, cette zone connaît
un sérieux problème d’accaparement des espaces pastoraux. Plusieurs champs de
culture s’y trouvent et la tendance ne fait que se renforcer. Cette étude vise à analyser
le phénomène d’accaparement des espaces pastoraux dans la Zone Pastorale de la
Région de Zinder. La démarche méthodologique a porté sur la recherche
documentaire et le travail de terrain. Plusieurs étapes ont été mises à contribution,
privilégiant les échanges avec les acteurs. Il s’agit, des rencontres du niveau régional
aux réunions de travail dans les Chefs-Lieux des Départements concernés, notamment
ceux de Belbédji, Gouré et Tanout. Des images Landsat 2022 ont été utilisées pour
l’établissement des cartes d’accaparement selon les échelles considérées. Les résultats
ont montré que, d’une superficie initiale de 6 486 981 ha, 725 526 ha, soit 11,18%, ont
été occupés par les champs de culture pluviale en 2016. En 2022, 250 039,197 ha ont été
accaparés. Au total, 975 565,197 ha ont été occupés, soit 15,03% de la superficie totale.
La remontée du Front Agricole était de 27,40 km en 2016. Elle est passée à 35 à 40 km
en 2023. Les différentes formes d’accaparement sont les ouvertures des champs de
culture, les autorisations de fonçage de puits traditionnels, la construction
d’infrastructures socioéconomiques, pour ne citer que ceux-là. A l’origine, la perte du
cheptel par les pasteurs, la pression foncière née de la pression démographique au
Sud, le contrôle de l’espace, la bonne productivité supposée de la Zone Pastorale, le
fonçage des puits traditionnels, la reconversion agricole des éleveurs au-delà de la
culture de subsistance, etc. L’accaparement des espaces pastoraux en Zone Pastorale
de Zinder remonterait à la sécheresse de 1984. Et depuis, le phénomène s’est accentué.
Les perspectives sont liées à la mise en œuvre du Schéma d’Aménagement Foncier,
qui consacre aussi la Limite, l’Ordonnance 2010, mais aussi la prise de conscience de
l’ensemble des acteurs. Mots clés : Région de Zinder, Zone Pastorale, accaparement, espace pastoral, Limite
Nord
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Auteur(s):
MBAYE Ibrahima.
N° Page : 479-495
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CONTEXTE CLIMATIQUE DE PROPAGATION DE LA COVID-19 A DAKAR AU SENEGAL
Résumé de l'article
En Afrique, l’articulation entre le climat et la santé est séculaire. Les interactions
entre les éléments météorologiques (température, humidité de l’air et pluviométrie,
entre autres), se traduisent souvent par des crises sanitaires. L’objectif de cette étude
est de présenter le contexte climatique dans lequel s’insère la propagation de la
Covid-19 à Dakar au Sénégal. Pour cela, des données climatologiques (température,
humidité relative de l’air et pluviométrie) ont été collectées aux échelles annuelle et
mensuelle à l’Agence Nationale de la Météorologie et de l’Aviation Civile (ANACIM)
de Dakar. Une analyse comparative est établie entre le contexte climatique qui
prévalait au mois de mars 2020 auquel le premier cas de Covid-19 s’est déclaré à
Dakar et ceux des 02 mois précédents que sont janvier et février 2020, afin d’identifier
un seuil climatique pouvant servir à la prise de décision. L’analyse des valeurs de
l’humidité relative de l’air centrées et réduites à Dakar montre que le mois de mars
2020 a enregistré une légère hausse de 0,5% par rapport à la moyenne hygrométrique
de l’année 2020. En revanche, si on considère les valeurs absolues de l’humidité de
l’air, on constate que le mois de mars 2020 (74% d’humidité) enregistre une hausse de
15% d’humidité de l’air comparativement au mois de janvier 2020 (59% d’humidité).
Par ailleurs, comparativement au mois de février 2020 (76% d’humidité), on constate
plutôt une baisse de 2 %.
Mots clés : Climat, Ville, Covid-19, Dakar, Sénégal
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Auteur(s):
TAPE ACHILLE ROGER, KAMELAN Hermance-Starlin Kouacou, KAKOU Geoffroy André, ASSI-KAUDJHIS Joseph P..
N° Page : 497-514
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MICRO LOGISTIQUE ET MOBILITE DES PERSONNES ET MARCHANDISES : UN MOYEN DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETE DANS LA SOUS PREFECTURE D’ABONGOUA (SUD-EST DE LA COTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
Le transport des micros logistiques qui se développe depuis des années dans de
nombreuses régions de la Côte d’Ivoire est aujourd’hui une réalité dans la sous
préfecture d’Abongoua. Ce type de transport dessert les populations et les
marchandises dans toute la sous-préfecture. Cet article a pour objectif de montrer
que les micros logistiques, bien qu’elles ne soient pas des moyens de transport
conventionnels, elles contribuent à la mobilité des personnes et marchandises. Pour
la réalisation de cette étude, les données mobilisées sont issues des consultations des
sources écrites et des enquêtes de terrain. Pour les sources écrites, les documents
consultés sont relatifs aux recherches ayant portées sur les micros logistiques et la
mobilité des personnes et marchandises. Il s’agit de documents généraux et
spécifiques, des thèses, des articles scientifiques et des mémoires. Ensuite des
enquêtes de terrain ont été réalisées dans les trois villages que compte la sous
préfecture d’Abongoua. Quant aux personnes à enquêter, le choix s’est fait sur
deux principaux groupes : 150 conducteurs par la méthode du choix raisonné et
100 usagers par la méthode du choix accidentel. Les résultats montres que 31%
de la population utilisent les micros logistiques pour le transport des
marchandises. Les conducteurs dont l’âge est compris entre 15 et 35 ans
représentent 88 %. (80%) des conducteurs sont des ivoiriens. Le bénéfice journalier oscille entre 4000 et 18 000 FCFA selon le type de micro logistique.
Enfin, 86% des usagers sont satisfaits des services des micros logistiques.
Mots clés : Micro logistique, Mobilité, Personnes et Marchandise, Pauvreté, Sous
préfecture d’Abongoua
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Auteur(s):
NIAMIEN Kadjo Henri Joël, SEKONGO Largarthon Guénolé, OBOUMOU Abah Marie-Josée, N’CHO Cho Ingrid, BLE Melecony Celestin.
N° Page : 516-533
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FEMMES ET DURABILITE DANS LA CHAÎNE DE VALEUR DE LA PECHE ARTISANALE A ABIDJAN (CÔTE D’IVOIRE) : CENTRALITE ECONOMIQUE ET FRAGILITE INSTITUTIONNELLE
Résumé de l'article
La pêche artisanale contribue fortement à l’approvisionnement en poisson et à
l’économie urbaine en Côte d’Ivoire. A Abidjan, cette filière repose largement sur les
femmes, surtout dans les activités post-capture. Pourtant, leur contribution reste peu
reconnue dans les dispositifs de gouvernance, d’aménagement et de modernisation.
Cet article vise à analyser la place des femmes dans la chaîne de valeur de la pêche
artisanale à Abidjan au regard de leur centralité économique et de leur fragilité
institutionnelle. L’étude s’appuie sur une enquête conduite en juin 2025 auprès de 50
femmes actives sur deux sites voisins : le Point de Débarquement Aménagé de
Locodjro et le débarcadère coutumier d’Abobo-Doumé. Les données proviennent
d’entretiens structurés administrés via KoboCollect, d’observations directes et de
l’analyse des statistiques de débarquement de Locodjro entre 2018 et 2025. Les
résultats montrent que les femmes structurent quatre fonctions essentielles : le
préfinancement des sorties en mer à travers l’institution de la maminou, la
transformation, la commercialisation et l’épargne solidaire par les tontines et
coopératives. Ces fonctions assurent l’approvisionnement, la valorisation des captures
et une forme de protection économique informelle. Cependant, cette centralité
demeure fragile. En 2024, Locodjro ne représente que 1,24 % des débarquements artisanaux nationaux, tandis que les sorties débarquées passent de 354 en 2022 à 68 au
premier semestre 2025. A l’inverse, Abobo-Doumé conserve une forte intensité
commerciale. Ce paradoxe tient à la faible intégration de la chefferie coutumière, à
l’inadéquation des équipements aux pratiques féminines et à la non-reconnaissance
des institutions informelles portées par les femmes.
Mots-clés : pêche artisanale ; femmes ; chaîne de valeur ; institutions informelles ;
modernisation halieutique.
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Auteur(s):
KOUASSI Yao Dieudonné, BEDA Abazé Henri Joël, BARRY Aye.
N° Page : 534-552
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L’HARMATTAN, UN FACTEUR DE LA RECRUDESCENCE DES INFECTIONS RESPIRATOIRES AIGUËS (IRA) DANS LA VILLE DE BOUAKE (COTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
En Côte d’Ivoire, la grande saison sèche est particulièrement marquée par l’harmattan.
C’est un phénomène météorologique qui est caractérisé par une hausse des
températures, une absence de pluies et des vents chauds et secs, chargés de fines
particules de poussières en suspension. L’harmattan provoque généralement des
lésions pulmonaires et respiratoires. La pathologie respiratoire occupe une place
importante au niveau primaire et secondaire de la pyramide sanitaire. Face à ces
maladies des mesures ont été prises par le gouvernement ivoirien. Malgré les efforts
consentis par les autorités de Côte d’Ivoire subsiste la fréquence des maladies
respiratoires à l’échelle de la ville de Bouaké. Ce travail a permis de mettre en exergue
le rapport entre l’harmattan et les cas d’IRA dans la ville de Bouaké. Pour atteindre
l’objectif visé, les méthodes utilisées sont, la collecte des données climatologiques et
sanitaires, les enquêtes de terrain et des traitements statistiques dont le test de Pearson,
qui ont permis d’appréhender les impacts de l’harmattan sur les IRA. Les résultats ont
montré que le vent de l’harmattan à Bouaké est caractérisé par une direction
dominante qui est S-O et une vitesse qui oscille entre 0,50 et 1,50 m/s. Par ailleurs, il
est ressorti de l’étude que les IRA sont inégalement réparties selon les saisons. Enfin,
l’étude abouti à la conclusion que le nombre de cas d’IRA augmente pendant la saison
de l’harmattant. Cette forte coïncidence saisonnière suggère une influence directe des
conditions atmosphériques spécifiques à ce vent. Mots-Clés : Bouaké, harmattan, IRA, température, humidité, THI
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Auteur(s):
SYLLA Yaya.
N° Page : 553-568
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INSALUBRITÉ ET RISQUES SANITAIRES : ANALYSE CRITIQUE DES SITES DE PRESSAGE ET DE TRANSFORMATION DU MANIOC DANS LE QUARTIER ANOUMABO, COMMUNE DE MARCORY (CÔTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
Dans le quartier Anoumabo, l’activité de pressage et de transformation du manioc
s’inscrit dans un cadre marqué par une insalubrité notable, avec 53,12 % des unités
jugées insalubres, et une gestion défaillante des déchets, illustrée par le rejet de 33 %
des effluents dans les regards. Cette situation environnementale critique, caractérisée
par la stagnation des eaux et la pollution diffuse, accentue les risques sanitaires tant
pour les travailleurs que pour les consommateurs. Cette étude a pour objectif
d’analyser de manière critique les conditions d’insalubrité et les risques sanitaires
associés aux sites de pressage et de transformation du manioc dans le quartier
Anoumabo (commune de Marcory). La méthodologie utilisée est l’enquête de terrain
auprès d’un échantillon de 64 Acteurs ainsi que la recherche documentaire, les
entretiens et l’observation sur le terrain. Les résultats de l'analyse des lieux de pressage
de transformation du manioc à Anoumabo révèlent une situation préoccupante en
termes de salubrité. Sur les 32 unités de pressage évaluées, 15 sont classées comme
bien nettoyées, tandis que 17 sont jugées insalubres. Cette répartition indique qu'une
majorité, soit 53,12 %, des unités ne respectent pas les normes de propreté essentielles
pour un environnement de travail sain. Enfin, les acteurs de l’activité de pressage et
de transformation du manioc souffrent de douleurs musculosquelettiques (56%), du
paludisme (17%), d'infections cutanées (4%), d’asthénie (13 %), de troubles
dermatologiques (8 %), et de maladies respiratoires (8 %).
Mots clés : Marcory, Anoumabo, Lieux de pressage du manioc, Risques Sanitaires,
Côte d’Ivoire.
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Auteur(s):
AKA Assalé Félix.
N° Page : 569-587
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IMPACT DES PARKINGS INFORMELS SUR LA GESTION DES SERVITUDES PUBLIQUES DANS LA COMMUNE DU PLATEAU (COTE D’IVOIRE)
Résumé de l'article
Les villes africaines connaissent une urbanisation rapide, marquée par une forte
croissance démographique et une concentration des activités économiques dans les
grandes métropoles. Abidjan, et plus particulièrement la commune du Plateau, illustre
cette dynamique. Centre administratif et financier, elle accueille quotidiennement près
de deux millions de personnes malgré une faible population résidente, ce qui engendre
une forte pression sur la mobilité et le stationnement. L’objectif général de cette étude est
d’analyser l’organisation des parkings informels et d’évaluer leurs impacts sur la
gouvernance spatiale, la gestion des servitudes publiques et la mobilité urbaine au
Plateau. L’étude repose sur une approche mixte combinant observations de terrain,
entretiens semi-directifs auprès des autorités municipales, gestionnaires de parkings,
automobilistes et riverains, ainsi que des relevés géoréférencés réalisés à l’aide d’un GPS
Garmin eTrex. Les données ont été traitées par analyse qualitative, quantitative et spatiale
sous QGIS. Les résultats montrent que l’occupation informelle des servitudes publiques
par les parkings constitue une réponse aux déficits de planification urbaine, mais
engendre des conflits d’usage, une dégradation de l’espace public et des perturbations
de la mobilité. Une régulation plus efficace s’impose pour une gouvernance urbaine
durable.
Mots clés : Gestion spatiale, parkings informels, servitudes publiques, mobilité, Plateau
(Côte d’Ivoire)